• Calais était une ville de garnison jusqu'en 1940

    CALAIS. Ces militaires, défilant rue Royale après la Première Guerre mondiale, étaient alors le quotidien des Calaisiens. Une garnison dans la ville créait de l’animation. Ravitaillement des troupes, délés et fanfares, soldats dans les cafés et les cinémas étaient bénéfiques pour le commerce.

    Le 8e Régiment d’infanterie, 700 hommes, logeait à l’intérieur de la citadelle, dans la caserne Vauban.

    Ci—dessous, avant la Grande Guerre, ces fantassins traversaient la place d'Armes. Les chasseurs—mitrailleurs—voltigeurs du 110° Régiment d’infanterie logeaient dans la caserne du Duc-de—Guise, rue des Maréchaux.

    Ces régiments quittaient Calais pour n'y revenir qu’au tout début de la Seconde Guerre, an de rejoindre le front belge. En mai 1940, les casernes étaient détruites par les bombardements. A la Libération, l’autorité militaire cédait à la ville les terrains qu’elle avait occupés. J.-P.P. (CLP)

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  • Deux carillons ont égayé les rues de Calais-Nord

    CALAIS. Calais—Nord. Chaque heure, le carillon de la Tour du Guet égrainait automatiquement l’air de la Gentille Annette qui sera joué après-guerre par le carillon de l’Hôtel de Ville. Un autre carillon, celui du Beffroi du musée, a offert lui aussi un concert de cloches. Né dans la Tour du Guet comme son frère Auguste le guetteur, Léon Joan, le carillonneur, a suivi les cours de l’école de musique. Il a été bugle solo dans la musique militaire du 91e Régiment d’infanterie. Il a ouvert un commerce de vannerie puis est devenu crieur de la salle des ventes.

    Dans le même temps, de 1905 à 1930, il a été le carillonneur du Beffroi du musée chaque dimanche et jour férié. A 11 h 30 il a offert un concert (souvent de sa composition) joué sur le clavier à mancheron de bois faisant résonner harmonieusement le carillon composé de quatorze cloches. J.-P.P. (CLP)

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  • Les trains acheminaient les passagers jusqu'aux quais, de 1889 à 1995

    CALAIS La flaque à Guerlettes, l'actuel bassin Henri—Ravisse, était en cours d’assèchement ici en 1989.

    Le bassin était relié à la mer le 27 février 1990. Deux passerelles de débarquement étaient installées à l’est et, au premier plan, les trains étaient encore présents avec une gare maritime toujours en service. Depuis 1889, ces trains débarquaient les passagers sur le bord du quai face à la gare, leurs horaires coordonnés avec ceux des malles. Après—guerre, Calais-Maritime restait le terminus vers la Grande-Bretagne (ci-dessous en 1972). Les Calaisiens se souviennent des embouteillages créés au passage à niveau à l’angle de la rue Mollien et Descartes lors du passage de ces trains internationaux. La gare routière couverte disparaissait en 1980. Le 21 janvier 1995, le dernier train de voyageurs quittait la gare maritime dont les locaux étaient reconvertis en bureaux. J.-P. P. (CLP)

    Les trains acheminaient les passagers jusqu'aux quais, de 1889 à 1995

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  • Le boulevard Jacquard et ses nouveaux tramways en 1908

    CALAIS. Omer Lefebvre, photographe et éditeur calaisien, a signé ici deux superbes instantanés datés de 1908, l’année où, à calais, les tramways électriques remplaçaient les tramways tirés par des chevaux.

    Malgré l'accélération qu’allaient apporter ces tramways pour le déplacement des Calaisiens dans la ville, le boulevard Jacquard restait un havre de paix. On pourrait même penser qu’il était piétonnier. Les passages protégés n’existaient pas. Les piétons traversaient n'importe où. A partir des années 1920, des passages piétons, marqués par de gros clous, feront leur apparition. Si les automobiles commençaient à prendre possession de la chaussée, à Calais, en

    1908, elles restaient rares. Cela permettait aux tramways de laisser monter des clients en dehors des stations (photo ci-dessous). Dans les années 1930, des refuges piétons étaient installés au centre du boulevard an d’assurer leur sécurité. J.-P.P. (CLP)

    Le boulevard Jacquard et ses nouveaux tramways en 1908

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  • La gare maritime rénovée, inaugurée en le 17 juin 1939

    CALAIS. La gare maritime avait été l'objet d'un vaste programme d'amélioration et d'extension entrepris en 1930. Les travaux achevés, la gare avait été inaugurée le 17 juin 1939 avec la publication d’un livret (ci-dessous). Dans ce livret, l’importance de la gare avait été mise en évidence : 500 000 voyageurs transportés durant l'année 1938, point d’arrivée ou de départ de 6500 trains à destination ou en provenance de Paris, Bruxelles, Berlin, Varsovie, Bâle, Brindisi, Vintimille, Istanbul et des Indes. Parmi les améliorations figure le bâtiment des voyageurs, face à des quais élargis, qui avait été allongé de 30 mètres à chacune de ses extrémités. Des portiques couverts avaient été édifiés le long des voies an d’abriter les voyageurs ainsi qu’un abri fermé vers les quais pour les protéger du vent et des embruns. Moins d'un an plus tard, la gare était ravagée par les bombardements. J.—P.P. (CLP)

    La gare maritime rénovée, inaugurée en le 17 juin 1939

     

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  • En 1877, une tempête bousculait l'estacade du chemin de fer

    CALAIS. Le 30 janvier 1877, la tempête faisait goner la mer. Son niveau était tel qu’elle envahissait les quais du bassin du Paradis et venait lécher les remparts de l’enceinte. La jetée Ouest était coupée, la jetée Est subissait des avaries. Les rails de la ligne de chemin de fer reliant la gare, située au bassin Ouest, à la gare maritime de la jetée Est, passaient alors en partie sur une estacade de bois. Ses fondations ne résistaient pas aux vagues et s‘effondraient, emportant les rails à partir du café Deligny où les curieux étaient nombreux.

    Ci—dessous, cette gravure parue dans le journal L’Illustration, montre les dégâts vus des dunes vers le large. Un mois plus tard, le 28 février, une nouvelle tempête enlevait le musoir de la jetée Ouest. Le 28 février 1889, l’estacade était volontairement détruite an de laisser la mer s’engouffrer pour relier le bassin Carnot au chenal.

    En 1877, une tempête bousculait l'estacade du chemin de fer

     

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  • Les cartes postales légendées et datées d'Omer Lefebvre

    CALAIS. Omer Lefebvre, photographe et éditeur, possédait un magasin boulevard La—Fayette, La Photographie des Familles. Il est souvent difficile de dater les cartes postales le cachet de la poste étant parfois trompeur, la carte postale ayant pu traîner plusieurs années dans les tiroirs de l'expéditeur. Leurs légendes permettent de préciser qu’elles datent du 29 mai 1908, jour de la visite éclair du président Fallières. Il avait débarqué au port (ci—dessous), puis s’était rendu à l’hôtel de ville, place Crèvecœur. Le photographe, posté en attente, avait proté de l’occasion pour immortaliser le magasin de Thérèse

    Decroix situé au 39, boulevard La-Fayette, avenue décorée pour la visite du président. A la Gloire de Dijon était un commerce de fleurs naturelles.

    Ci-dessus, le magasin franco—belge de confection appartenait à Victor Bruttier. J.-P.P. (CLP) 

    Les cartes postales légendées et datées d'Omer Lefebvre

     

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  • " A la Mine d'Or " en 1921, une bijouterie pittoresque

    CALAIS. Émile Malherbe (le monsieur avec la casquette) pose avec sa famille sur le pas—de-porte de sa bijouterie en 1921. Le magasin se situait au n°73 boulevard La-Fayette.

    Il avait pour enseigne A La Mine D'Or. Ventes, réparations, transformations, achat d’or, d’argent et de pierres précieuses ont été le quotidien du bijoutier. La bijouterie fermera en 1927, remplacée par un magasin d'instruments de musique tenu par M. Verbecke. Emile Malherbe deviendra courtier en bijouterie rue Van—Grutten. Après-guerre son petit—ls Alphonse tiendra à son tour, et jusqu'à sa retraite, une bijouterie située au n"63 boulevard de l’Egalité à l'angle de la rue Francia (ci—dissous dans les années 1950). La bijouterie a laissé place de nos jours à un commerce spécialisé dans la vente de fenêtres, portes et volets. L'épicerie La Ruche sur l’autre angle est devenue une agence bancaire.        J.-P.P. (CLP)

    " A la Mine d'Or " en 1921, une bijouterie pittoresque

     

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  • Il y a 110 ans, un tramway électrique tiré par un cheval

    CALAIS. En l908, la foule était au rendez-vous boulevard La Fayette. Et Omer Lefebvre, le photographe, aussi, pour le premier essai du tramway électrique encore tiré par un cheval. Le convoi passait ici devant la boutique du photographe. Le projet datait de 1902, avec un cahier des charges précis : établissement à un mètre de largeur des voies de tramway et densification du réseau vers le cimetière sud, le Fort—Nieulay, la place Crèvecœur, la porte de Gravelines, la plage.

    Un homme d’affaires, M. Boulet, était sur les rangs pour réaliser le projet mais tout était remis en question avec son décès subit, en 1903. Le projet prenait du retard. Une société belge était finalement choisie et créait La Société tramways de Calais et extensions. Ci-dessous, M. Lefebvre avait photographié cette foule compacte boulevard La Fayette, en 1908, lors d'une fête. On voit bien le tramway fendre la foule. J.-P.P. (CLP)

    Il y a 110 ans, un tramway électrique tiré par un cheval

     

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  • L'immeuble abritant le Wind's club, incendié en septembre 1917

    CALAIS, Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1917, des escadrilles d’avions allemands survolaient Calais avec, pour objectif, la gare des Fontinettes. Le centre—ville était touché. Une bombe incendiait l’immeuble de M. Duquennoy, rue Charost, commissionnaire en tulle (ci-dessous). L’incendie se propageait aux immeubles voisins : à la Forte Toile, à l’angle du boulevard La-Fayette et de la rue Charest à la laiterie et au Bazar le côtoyant photographiée ; ici le lendemain. Le commerce À La Forte Toile qui proposait toiles, rideaux, stores, chemises et bonneterie, fut ensuite réhabilité et a poursuivi son activité jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Après—guerre, c'est un magasin de confection pour hommes, dames et enfants qui a ouvert ses portes : les Etablissements SOVEC. L’enseigne Wind’s Club lui succédera. L'immeuble a été évacué, le magasin ayant été victime de l'effondrement de ses faux plafonds. J—P.P. (CLP)

    L'immeuble abritant le Wind's club, incendié en septembre 1917

     

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