• La rue Royale retrouve son nom en 1852 grâce à Napoléon III

    CALAIS, Les Anglais avaient nommé la rue centrale de Calais Great-Friars-Street, rue des Grands-Frères. Elle devint rue des Cannes et en 1680, rue Diane. Elle était baptisée en 1700 rue Royale en hommage à Louis XIII qui avait œuvré avec Richelieu au développement de la ville. Avec l’ère révolutionnaire, les changements de nom se succédaient. Elle devenait rue Nationale en 1790, rue de l’Egalité en 1792, avec le Consulat rue Napoléon en 1800, après les Cent jours, rue Impériale. En 1814, avec le retour des Bourbons, elle redevenait rue Royale jusqu‘en 1830 puis à nouveau rue Nationale jusqu‘en 1852.

    Le 15 janvier 1852, Napoléon décidait par ordonnance de rendre leurs anciens noms aux rues débaptisées par ses prédécesseurs, juste retour aux souhaits des Calaisiens. En 1918, elle faillit se nommer rue du Président—Wilson, et en 1949 rue du Général—Leclere. Tentatives avortées. J.-P.P. (CLP) 

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  • Calais-Nord, du style néo-flamand au style cubique

    CALAIS Le premier architecte choisi pour la reconstruction de Calais-Nord, Georges Labro, choisissait le style néo—flamand avec des briques rouges évoquant le style de l'hôtel de ville. Les immeubles du trottoir ouest de la rue Royale et— ceux du quartier de l'Esplanade sortaient de terre. Cela n'allait pas assez vite pour Claudius Petit, ministre de la Reconstruction. Il imposait un nouvel architecte : Clément Taboulé. En 1951, les projets calaisiens étaient stoppés, en particulier celui de la place d‘Armes.

    Accélérer la reconstruction par l’utilisation du béton, généraliser les toitures—terrasses, les formes cubiques allaient caractériser la nouvelle place d'Armes et aussi le bouleva1d des Alliés le quai de la Tamise les abords de l’église Notre-Dame. Ci-dessous en novembre 1954, l’entreprise boulonnaise Corbec achevait la couverture des immeubles ceinturant la place d’Armes.     J.P.P. (CLP)

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  • Le nom du maréchal Pétain refusé pour la rue du Four-à-Chaux

    CALAIS. Cette carte postale de la rue du Four-à-Chaux date des années 1950. En février 1919, le conseil municipal la baptisait rue du Maréchal Pétain, décision invalidée par le ministère de l’Intérieur qui refusait l’hommage à des personnalités encore en vie.

    Cette décision n’était pas appréciée par M. Peumery, directeur du journal Le Phare de Calais.

    Si dans l’annuaire l’adresse du journal était bien 3-5, rue du Four-à-Chaux, les encarts publicitaires édités indiquaient 3-5, rue du Marechal Pétain (ci-dessous 1939). Durant l’occupation. Le Phare a continué de paraître. En janvier 1942, la délégation spéciale municipale rétablissait le nom de rue du Maréchal Pétain.

    Le 7 septembre 1944, Le Phare ne paraissait plus. En novembre, la rue redevenait rue du Four—à-Chaux. Le 21 décembre 1946, la dissolution du journal Le Phare était prononcée avec interdiction de reparaître. J.-P.P. (CLP)

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  • Le poste de garde du Risban, club-house du club de voile de 1952 à 2009

    CALAIS. Le bâtiment en pierre à l’entrée du perré Risban, photographié ici à la n des années 1940, était en ruine. Il abritait avant—guerre le poste de garde et le logis du commandant du fort. Ce local avait été réhabilité pour en faire le club—house du Yacht—Club du Nord de la France qui s’y installait en 1952. Le toit à quatre pentes avait été transformé en un toit à une seule pente. Le voici en 1966 lors d’une remise de récompense.

    En 1986, le club se scindait en deux, un club orienté vers la plaisance et un autre, le Yacht—Club de Calais, vers la voile légère. L'YCC continuera à utiliser ce local jusqu’en 2009, date de son départ vers la gravière de Sangatte. La ville avait commencé sa réhabilitation dans le cadre de l’opération dragon. Le toit devait être surélevé pour l’abriter. Véto de la DRAC (direction régionale des affaires culturelles), la surélévation de ce local dénaturerait ce site classé, selon elle. J.-P.P. (CLP)

    Le poste de garde du Risban, club-house du club de voile de 1952 à 2009

     

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  • Une course aux canards dans le canal près du pont de Saint-Pierre

    CALAIS. La foule était massée sur la berge du canal, quai de l’Yser. Il se nommait alors quai de l’Est mais été souvent appelé « quai des Orphelins », en raison de l’orphelinat de garçons Saint—Joseph.

    Les compétiteurs en maillot de bain, dans l'eau et sur la berge, étaient tous de jeunes garçons. Cette course aux canards avait été organisée pour les orphelins du chanoine.

    Le pont de Saint- Pierre est le même pont que celui que nous connaissons aujourd'hui. Cet édifice plus que centenaire avait été inauguré le 15 octobre

    1899. Les curieux étaient accoudés aux barrières du chemin de halage qui permettait au marinier de tracter sa péniche, corde à l’épaule. Ci-dessous, cette péniche dunkerquoise, La Jeune Marie appartenait à jules Hatse. Elle était amarrée en 1910 au quai Gustave—Lamarle tout juste percé et jusque-là occupé par des maisons. J—P.P. (CLP)

    Une course aux canards dans le canal près du pont de Saint-Pierre

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  • En 1900, le ballon Météore s'envolait de la plaine Brochot

    CALAIS Le 1er mai 1900, le ballon Météore prenait son envol, avec à son bord l’aéronaute Tiberghen et plusieurs passagers. Sur cette place allait être construit le théâtre, inauguré le 1er octobre 1905. En 1816, un cimetière y avait été ouvert. Il fut utilisé jusqu’en 1871, puis déplacé vers la route de Dunkerque. Les derniers monuments étaient enlevés en 1880. Le terrain était racheté par la ville de Saint—Pierre-lès-Calais et nommé place de l'Egalité.

    Il restait désert plus de vingt ans. Les Calaisiens l'appelaient plaine Brochot, du nom de l'usine toute proche.

    Sur cette photo, derrière le kiosque monté pour l'événement, se trouvent la rue Darnel et, sur la gauche, le boulevard Pasteur. Ci-dessous le ballon Artois, avec à son bord l’aéronaute Roger Dupuis, s'envolait le 13 juin 1909 d’une autre plaine alors déserte, celle dite du Sahara où allait être construit l’hôtel de ville. J.-P.P. (CLP)

    En 1900, le ballon Météore s'envolait de la plaine Brochot

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  • En 1907, le vélodrome de la plaine du Sahara est détruit

    CALAIS. Le vélodrome est situé entre le quai du Canal, la rue du Petit-Courguin (rue Mollien), du Pont-Lottin et des Moulins (rue Jean—Jaurès). La rue Dutertre n’existe pas, ni les maisons situées entre—elle et la rue Mollien. Les installations sont d’excellentes qualités avec buvette, restaurant, vestiaires pour les coureurs, douches, salles de massage, garages, conciergerie. Plus d’un millier de spectateurs y ont été accueillis dont sept cents dans les tribunes. Ces installations sont prévues pour les courses cyclistes sur piste. Y sont organisés meeting d’athlétisme, de tauromachie, compétition de football, foires commerciales. En 1907, la location de dix ans touche à son terme, le vélodrome est détruit, les pistes attaquées à la pioche et les bâtiments en bois démontés. Le terrain libéré, les édiles décident d’y construire un groupe scolaire.     J.—P.P. (CLP)

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  • Une nouvelle rue Royale élargie lors de la reconstruction

    CALAIS. Lors de la reconstruction, la rue Royale a vu son tracé modifié pour être aligné sur celui de la rue de la Mer. Elle a été élargie pour répondre aux problèmes d'embouteillage due à son extrême étroitesse.

    Elle a emprunté désormais le tracé de la rue De—Guise l'avant-guerre, n'a plus débouché sur le beffroi du musée mais face à la Tour du Guet. La voici en 1947 lors de son goudronnage. On aperçoit sur la gauche les restes du beffroi du musée, sur la droite la Chambre de commerce qui n'a pas encore été rasée. Ci—dessus voici la rue Royale dans les années 1930 avec sur la droite l’entrée de la rue De—Guise à l’angle de la Brasserie Universelle. La rue De-Guise était alors perpendiculaire à la rue Royale, a changé de direction au niveau de la Porte—de-Guise, a abouti au pied de la Tour du Guet dans un tracé parallèle à celui de la rue Royale d’avant—guerre. J.-P. P. (CLP)

    Une nouvelle rue Royale élargie lors de la reconstruction

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  • Lady Hamilton décède à Calais, rue Française, en 1815

    CALAIS. Arrivée très jeune à Londres en 1780, Emma s'y fait remarquer par sa beauté. Elle devient modèle de plusieurs peintres, dont George Romney (médaillon). En 1791, elle épouse Sir Hamilton, ambassadeur à Naples. Lady Hamilton rencontre en 1793 Lord Horacio Nelson, devient son amante en 1798 et donne naissance à une fille, Horacia, en 1801. La mort de son mari en 1803, de Nelson en 1805 lors de la bataille de Trafalgar, précipitent sa déchéance. Criblée de dettes, elle est un temps emprisonnée. Alcoolique, bouffie, harcelée par ses créanciers, elle se réfugie à Calais en juin 1814.

    Elle y décède à 51 ans le 15 janvier 1815 dans une modeste demeure de la rue Française (ci-dessus), photographiée ici par l’éditeur Thiriat—Deguines. Sa vie tumultueuse inspira plusieurs romanciers et cinéastes. Les Anglais ne l’ont pas oubliée, lui dédiant en 1994 un monument dans le jardin Richelieu. J.—P.P. (CLP)

    Lady Hamilton décède à Calais, rue Française, en 1815

     Peinture de George Romney

    Lady Hamilton décède à Calais, rue Française, en 1815

     

     

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