• Des courses hippiques jusqu'en 1968

    CALAIS. Beau—Marais Le premier hippodrome calaisien avait été inauguré en 1893 au Beau-Marais. Il cessera son activité lors de la Grande guerre. Il était réputé avec deux réunions par saison début juin et fin juillet, entre 50 et 70 chevaux engagés dont les meilleurs trotteurs français, cinq ou six courses composant la réunion: trot monté ou attelé, plat, steeple-chase militaire. Un nouvel hippodrome était construit en 1924 sur l’emplacement du terrain d'aviation. Après—guerre l’hippodrome reprenait son activité pour le bonheur des touristes nombreux à assister aux courses de plat, de trot attelé et de courses d'obstacles. L'extension de la zone industrielle du Beau-Marais signait son arrêt de mort. Les dernières réunions hippiques auront lieu en 1968. Sa tribune couverte abritera un temps les quelques footballeurs qui jouaient sur les pelouses transformées en terrains de jeu. J.-P. P (CLP)

    Des courses hippiques jusqu'en 1968

     

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  • L'église Saint-Pierre ouverte au culte en 1870

    CALAIS. Jean—Louis Crèvecœur, fabricant de tulles et conseiller municipal au milieu du XIX° siècle, léguait à la Ville une vaste prairie. Les conditions imposées pour cette donation étaient d’en faire une place publique où se dérouleraient marchés et foires et de l’appeler pour l’éternité place Crèvecœur. En 1854, une deuxième donation, cette fois du fils, l’abbé François Crèvecœur, allait permettre la construction d’une église et d’une mairie achevée en 1 864. Le début de la construction de l’église Saint-Pierre datait de 1863 (ci-dessous) en construction en 1867). Elle était ouverte au culte en 1870. Elle avait été en partie financée par une loterie organisée par le maire de Saint—Pierre-lès—Calais, Henry-Ernest Leblond. Eugène Boeswillwald, l’architecte de cette église en forme de croix latine imposait un style néo-gothique austère. Les cinq cloches provenaient de l’église de Pétresse désaffectée. J.-P. P. (CLP)

    L'église Saint-Pierre ouverte au culte en 1870

     

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  • Le bronze de Jacquard inauguré le 15 août 1910

    CALAIS. Joseph—Marie Jacquard, né à Lyon en 1752, mort à Oullins en 1834, a mis au point en 1801 le métier à tisser, dit métier Jacquard. Ce n‘est que 40 ans après sa mort que ces métiers se développèrent vraiment, en particulier à Lyon et à Calais, dont ils assureront la prospérité. Le projet de lui élever un monument date de 1883. L’emplacement choisi fut le centre du carrefour des quatre boulevards. Son aménagement a débuté en 1908. Emile Salembier protesta, trouvant l’emplacement inadéquat, gênant la visibilité pour la circulation. La municipalité Basset s’incline, et Salembier, devenu maire, trancha pour l'emplacement actuel, face au théâtre. L’inauguration se déroula le 1 5 août 1910 en présence de M. Jean Dupuy, ministre du commerce, au centre lors de son allocution, des maires de Lyon et de Nottingham, avec, sur la gauche au premier plan, le maire Salembier. J.-P P. (CLP)

    Le bronze de Jacquard inauguré le 15 août 1910

     

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  • Les roues à aubes détrônées par la malle à hélice

    CALAIS. Les malles propulsées par des roues à aubes, qui faisaient penser à des ailes de papillon (photo ci—dessus), avaient été surnommées par les Anglais « butterfly boat ». Celles de la dernière génération pouvaient transporter de 700 à 800 passagers à une vitesse de 12 nœuds, effectuant la traversée Calais-Douvres en moyenne en 1 h 45. Les navires équipés d’une hélice, mise au point en 1839, étaient nettement plus lents (7 à 8 nœuds). Il faudra attendre 1897 et des hélices alimentées par des turbines à vapeur pour que la traversée de la Manche soit révolutionnée. Le Queen, la première malle de ce type mise en service en 1903, pouvait transporter 1 200 passagers et atteindre plus de 21 nœuds en vitesse de pointe. D'autres malles à hélice entreront rapidement en service. Seuls les paquebots Nord et Pas—de-Calais, à aubes—continuèrent à naviguer dans le détroit jusqu'en 1923. J.-P. P. (CLP)

    Les roues à aubes détrônées par la malle à hélice

     

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  • La citadelle, plus d'un demi-millénaire d'histoire

    Au premier plan, le chemin de halage, puis la porte Neptune et, derrière les remparts, la caserne Vauban, photo archive "la Voix" 

    CALAIS. La citadelle de Calais est une forteresse construite quelques années après la reprise de la ville aux Anglais, en 1558. L’objectif du roi de l’époque, François II, et de ses successeurs, était de maintenir Calais dans le giron français. La citadelle fut érigée sur les ruines de l'ancien château médiéval datant du XIII° siècle. L'ouvrage défensif tomba sous le feu des canons en 1596, lors d’un conflit opposant la France à l’Espagne. A partir de 1598, fin de toute occupation étrangère à Calais. la ville et sa citadelle constituaient le lieu de résidence officiel des gouverneurs de la place. Au XVII° siècle. une petite église (Saint—Nicolas) fut même construite à l’intérieur des remparts. Dans le premier tiers de ce siècle, le cardinal Richelieu, fit ériger des bâtiments de stockage d'armes et de blé, et creuser des souterrains pour protéger les soldats d'éventuels bombardements. Par la suite, Louis XIV confia à Vauban des travaux de restauration des fortifications de la citadelle. Au XIX: siècle, cette dernière fut le siège d’une caserne pouvant abriter mille hommes de troupe. L’histoire militaire de la citadelle s’est achevée durant la Seconde Guerre mondiale: en mai 1940, elle est tombée face aux Allemands après un siège de 36 heures. Durant tout le conflit, de nombreux résistants du Calaisis y furent fusillés. Ses bâtiments, tous endommagés, ont été rasés après 1945. N. L. J.

     

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  • L'aviron pratiqué dans les bassins Carnot et la Batellerie

    CALAIS. Cyclisme, gynmastique, course à pied, escrime et aviron étaient les sports les plus en vogue à Calais à la fin du XIXe siècle. Deux clubs d’aviron cohabitaient: l’Union nautique de Saint-Pierre-lès-Calais fondée en 1863 et l’Emulation nautique de Calais de 1883. Les deux ont fusionné en 1926 sous le nom de Cercle de l‘aviron. qui possédait deux hangars à bateaux. L’un près du pont Faidherbe, l'autre près du pont Freycinet. L'entraînement avait lieu dans les bassins de la Batellerie entre ces deux ponts. Le jeune homme au centre, René Lebas. tiendra après—guerre un commerce au 68 boulevard La-Fayette où il vendra les premiers postes de télévision et de radio à transistor. A l’époque, les régates avaient lieu dans le bassin Carnot avec, ci—dessous. la course des quatre avec barreur. Celle de 1938 avait réuni 18 sociétés. J.-P. P. (CLP)

    L'aviron pratiqué dans les bassins Carnot et la Batellerie

     

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  • Chez Bonneau, la presse était la reine de l'info

    CALAIS. Dans les années 1930, la façade de la librairie Bonneau au n°1 place d’Armes sur l’angle de la rue de la Citadelle (devenue après-guerre la rue André-Gerschel) était ornée de multiples réclames pour la presse nationale et régionale: Le journal, Le Matin, Le Petit Parisien, l’Echo du Nord. Preuve qu’à cette époque où la télévision et Internet n'étaient pas encore nés. la lecture des journaux était un rituel incontournable. A côté, le Royal bar était tenu par M. Delrocques. Sur l’autre angle, au n° 2 de la rue Royale, se trouvait un magasin qui faisait le bonheur des campeurs: la maison Cauvin-Yvose. Ci—dessous, au début du XX” siècle, cette même maison de la presse était plus modeste. Elle s'était agrandie en rachetant le magasin situé sur l’angle, l'épicerie Felix-Potin tenue par M. Lemoine. Après-guerre, une maison de la presse s’ouvrait quasiment au même endroit. J.-P. P. (CLP)

    Chez Bonneau, la presse était la reine de l'info

     

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  • Le café-restaurant la Taverne de l'Alhambra

    CALAIS Cette photo de Paul Villy date de 1924. Les horloges du beffroi de l’hôtel de ville étaient en cours de réfection. Le beffroi avait été troué par une torpille allemande en septembre 191 7. Sur l’angle du boulevard Jacquard et de la rue Jean—Jaurès, ce grand immeuble avait été inauguré en 1920. De style néo-mauresque, l’Alhambra était une salle de spectacle de 1 500 places où étaient projetés des films, où se jouaient opérettes et pièces de théâtre. qui accueillait combats de boxe et réunions politiques. La Taverne de l’Alhambra occupait le rez—de—chaussée de la tour crénelée surmontée d’un dôme arrondi. Le café possédait une terrasse ouvrant sur le boulevard Jacquard avec à l’étage un salon particulier et un restaurant. Ci-dessous vue de la rue Paul—Bert, la blanche Alhambra et sa taverne apparaissaient dans tout leur exotisme. : J.—P. P. (CLP)

    Le café-restaurant la Taverne de l'Alhambra

     

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  • Lorsque les têtes couronnées transitaient par Calais

    CALAIS. Il n‘était pas rare de rencontrer des célébrités dans les locaux de la gare maritime : rois, reines, présidents, ministres, vedettes du grand écran. Cette gare maritime était encore un passage obligé. En 1950, la reine Ingrid du Danemark et ses enfants venaient de descendre de la malle pour poursuivre leur voyage en train. Les policiers municipaux lui faisaient une haie d’honneur. Ci-dessous en 1954 le jeune roi Hussein de Jordanie, vêtu à l’européenne, venait de débarquer du pont du paquebot mixte Halladale au volant de cette somptueuse voiture américaine, une Skylark beige clair, qu'il avait tenu a conduire lui même. Peu de protocole, le souverain avait souhaité l'incognito. Il passait lui même les contrôles de douane, escorté par des tractions-avant de la police spéciale. Avant de gagner Paris, le roi, intronisé deux ans plus tôt, déjeunait à l'hôtel Maupin. : J.-P. P. (CLP)

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  • Les studieux cours de dessin avant guerre

    CALAIS. Ici en 1907 à l‘École Normale Supérieure de la place de la République. on ne plaisantait pas avec la discipline. Le cours était traditionnel et le restera pendant plus d'un demi—siècle. Apprendre la perspective, bien répartir les ombres : les bases du dessin au crayon de bois étaient encore le b-a ba des cours jusque dans les années 1960. Ici, les élèves dessinaient une amphore. L’heure de dessin était la bienvenue car la semaine était longue. Les cours débutaient à 8 h pour se terminer à 19 h 30 après les études surveillées (excepté le samedi avec une fin des cours à 1 7 h ). La seule après-midi de congé était le jeudi avec huit jours de vacances à Noël et à Pâques. Ci—dessous à l‘institution Jeanne d’Arc, les jeunes filles étaient tout aussi studieuses devant leur chevalet ou leur table de dessin pour ,une leçon de peinture. J.—P. P. (CLP)

    Les studieux cours de dessin avant guerre

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