• Les avions de chasse allemand mitraillaient Calais

    CALAIS. Comme illustré par le film Dunkerque, les chasseurs de la Luftwaffe semaient aussi terreur et destructions dans le ciel calaisien. La maigre garnison française. épaulée par un bataillon britannique, était insuffisamment équipée pour la défense anti-aérienne. L‘aviation allemande dégageait le terrain pour ses troupes au sol encerclant la ville. Les Stukas bombardaient les bastions et la Citadelle avec des dommages considérables Sur les habitations de Calais-Nord. Les Messerschmitt mitraillaient les points de résistance tout en préservant le plus possible les installations stratégiques du port en vue de leur réutilisation rapide. Ici des chaloupes chargées de soldats tentant de regagner l‘Angleterre étaient mitraillées par la chasse allemande. Ci-dessous, la verrière qui surplombait les voies de la gare centrale avait volé en éclats. J.-P. P. (CLP)

    Les avions de chasse allemand mitraillaient Calais

     

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  • Une cale de 21 mètres de large

    CALAIS. Le 3 juin 1889, Sadi Carnot, président de la République, inaugurait les installations du nouveau port. Parmi ces installations, la cale de radoub, ouvrant sur le bassin Carnot, n’était pas achevée. Elle le sera en 1891. Elle était contemporaine des grands voiliers qui faisaient alors escale au port. Au centre, le bâtiment, photographié près de la cale de radoub, existe toujours. Il abritait alors la machinerie qui servait à l’épuisement de l’eau de la cale. Cette grande cheminée, qui y était accolée, n’existe plus de nos jours depuis le passage aux pompes électriques. La cale de radoub était une installation rare. La cale sèche, longue de 155 m, était large de 2 1 m, une largeur exceptionnelle qui permettait d’accueillir les navires qui possédaient, accolés à leurs flancs, les encombrantes roues à aubes comme, ci-dessous, cette malle anglaise. ' J.-P. P. (CLP)

    Une cale de 21 mètres de large

     

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  • Le pensionnat Saint-Pierre et le sport en 1910

    CALAIS. Dans un livret illustré de photos donné aux familles en 1910, le pensionnat Saint-Pierre mettait en valeur le sport. Les avantages de l’exercice physiques avec les nécessités de l’étude comportent deux grandes promenades par semaine, quatre récréations d’une durée totale de deux heures et demie. Le jeu y est obligatoire. Deux fois par semaine ont lieu des exercices d'assouplissement. Bon nombre d’élèves prennent aussi des leçons d’escrime, de gymnastique française et de gymnastique suédoise. Une salle de bain est à la disposition des pensionnaires. Pendant la belle saison, les élèves, avec l’autorisation de leurs familles, sont conduits aux bains de mer. Ci—dessus, après la leçon de gymnastique suédoise, les élèves pouvaient profiter des agrès. Ci-dessous dans la cour l’équipe des verts faisait face à l’équipe des rouges pour un jeu du bouclier. J.-P. P. (CLP)

    Le pensionnat Saint-Pierre et le sport en 1910

     

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  • Le carnaval boulevard Jacquard dans les années 1960

    CALAIS. Quelques Calaisiens tentaient de faire vivre un carnaval digne de ce nom. Des sociétés des villes voisines étaient sollicitées. Difficile cependant de concurrencer Dunkerque. Actuellement, le défilé est relayé par les enfants des écoles qui chaque année défilent en ville. L‘intérêt de ces photos prises lors de ce carnaval de 1964 réside surtout dans le souvenir évoqué des enseignes des magasins, toutes aujourd’hui remplacées. Sur l’angle du boulevard Pasteur, ce qui aujourd’hui est devenu une agence bancaire, était la vitrine d’exposition du garage Fiat. A côté, la Maison de la presse est devenue elle aussi une agence bancaire. Sur l'autre angle. la chemiserie Legrand a été remplacée par une boulangerie.

     Ci-dessous, l‘agence des Pompes funèbres générales. les chaussures Bata et le supermarché Saveco ont été rasés, remplacés par le centre Calais cœur de vie. J.-P. P. (CLP)

    Le carnaval boulevard Jacquard dans les années 1960

     

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  • 8eme régiment d'infanterie basé à la Citadelle

    CALAIS. Avant-guerre, Calais était une ville de garnison forte de 600 à 700 hommes, avec en 1921 les 5e, 6e et 7e compagnies du 8e régiment d’infanterie, un détachement du 15“ régiment d'artillerie de forteresse, un détachement du génie, la territoriale et un corps de réservistes. Le 8“ régiment était caserné pour une partie à la citadelle de Calais, pour l’autre à Boulogne-sur-Mer. Les 500 hommes qui le composaient logeaient en majorité dans la caserne Vauban, à l'intérieur des remparts, entourée d‘un arsenal, d’une poudrière, d’une chapelle et d’écuries. Voici les sentinelles postées porte Neptune, qui doit son nom au bas-relief représentant le dieu gréco-romain tenant un trident. Comme dans toute caserne qui se respecte, les militaires y disposaient d'un bar attenant à la cantine. Un seul bataillon d'infanterie était encore présent en 1939. . J.-P. P. (CLP)

    8eme régiment d'infanterie basé à la Citadelle

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  • L' internat du pensionnat Saint-Pierre en 1910

    CALAIS. Le pensionnat Saint-Pierre rue du Four—à—Chaux comprenait le petit pensionnat pour les classes préparatoires, le grand pensionnat pour les classes primaires et secondaires. Les écoliers accueillis étaient externes, demi-pensionnaires ou pensionnaires. A l‘initiative de M. Destombes s’ouvrait en 1909 pour les petits externes de Calais-Nord l’externat Lencquesaing, du nom de l’archiprêtre de l'église Notre—Dame décédé en 1902. Cet externat était situé au n° 54 de la rue de l'Amiral—Courbet. L‘externat Lencquesaing sera éphémère. Après la Grande Guerre, la Congrégation des sœurs de la-miséricorde de Sées y installeront une école ménagère pour les jeunes filles pauvres.

     

    Ci-dessous dans la cour de récréation des grands du pensionnat Saint-Pierre voici la tête du cortège pour la bénédiction des nouvelles constructions. J.-P. P.(CLP)

    L' externat du pensionnat Saint-Pierre en 1910

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  • Le pont de Saint-Pierre aux XIX et XXIe siècle

    Le pont de Saint—Pierre ici représenté a été construit en 1855 pour remplacer son prédécesseur, trop étroit.

    Plus de cent années séparent ces deux photos du pont de Saint-Pierre. A gauche ce pont est celui qui fut construit en 1855 pour remplacer l’étroit premier pont construit en 1680 pour franchir le canal. Il se révéla lui aussi trop étroit car il n’autorisait le passage frontal que d‘une seule charrette dans une ville qui se développait rapidement. La construction d’un nouveau pont plus large fut donc décidé sous le majorat d ’Alfred Delcluze. Il sera réalisé à la fin du XIXe siècle et le pont actuel, photographié en 2003 (à droite) est toujours le même. Lors de sa construction, une passerelle entre la rue Watteau et l‘hôpital permettait d‘éviter le détour par le pont de Vic. On profita de cette nouvelle construction pour y adjoindre un passage inférieur permettant de haler les péniches. Ce passage permet de reconnaître le nouveau pont ainsi que son tablier droit qui contraste avec la voûte du précédent. Le pont de Saint-Pierre actuel fut inauguré le 15 octobre 1899. Après la Seconde Guerre se posa à nouveau la question de son élargissement, question qui se pose toujours mais qui nécessiterait des expropriations et de très gros travaux. La construction des rocades a permis quelque peu de diminuer la circulation sur cet axe.

    Le pont de Saint-Pierre aux XIX et XXIe siècle

    Sur cette photo prise en 2003, on peut apercevoir le pont de Saint—Pierre réalisé à la fin du XIXe siècle.

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  • Au XIXe siècle, un établissement de bain de mer était aménagé sur la plage de Calais

    Ah! se baigner à Sableville

    Malgré le temps quelque peu maussade de cet été 2000, la plage de Calais fourmille de vacanciers arborant un bronzage plus ou moins prononcé. Revêtus de tenues légères, ils sont tous avides de se baigner dans les flots rafraîchissants de la mer, avant de regagner, pour les plus chanceux d'entre eux, l'abri de leur chalet! Le paysage balnéaire de notre ville était bien différent au siècle dernier. Le phénomène touristique commence à prendre son essor, mais ne touche encore qu'une clientèle privilégiée, quand un Etablissement de bains de mer y est inauguré le 18 juillet 1837, à peu près à l'emplacement actuel de la résidence Les “Mouettes”. Le bâtiment, qui s’élève sur le plateau d'une dune, est en bois. Entouré d'un jardin anglais, il offre à l'intérieur tous les agréments possibles : chambres, salons, salles de jeux et de lecture, buffet, piano-bar... Les estivants peuvent y contempler la ville ou la mer depuis son toit aménagé en terrasse, ou s'installer dans le parc, à l’abri de tentes ou de chalets, qui les protègent de l'ardeur du soleil : le teint hâlé n'est pas à la mode à l’époque ! Très vite, le succès fut phénoménal. Les clients, notamment Anglais, affluent vers l'établissement que l'on ne tarde pas à surnommer Sableville, à tel point

    Ah! se baigner à Sableville

    que la municipalité publie un avis signifiant que «l'entrée dans les jardins et les salons sera désormais interdite aux personnes non abonnées ». Faire trempette est alors toute une affaire. Il faut d’abord prendre un ticket numéroté au guichet, puis louer un costume de bains. On avait ensuite accès à la plage où étaient rangées une soixantaine de cabines roulantes d'un blanc éclatant, au toit pointu, destinées à dispenser les baigneurs de fouler le sable pour arriver jusqu'à l'eau. Surtout ce système permettait à chacun de revêtir son costume en toute tranquillité, et c’était un moyen pour les femmes d’échapper aux regards indiscrets, que ne pouvait manquer de susciter leur tenue, bien enveloppante pourtant au regard des critères actuels ! La cabine'était tractée par un cheval, et le cocher attendait que celui-ci ait de l’eau jusqu’aux jarrets pour stopper son équipage. Le baigneuse sortant de son habitacle apparaissait mouillée jusqu'à la taille, préservant ainsi sa pudeur. Des nageuses professionnelles les accueillaient afin de leur apprendre les rudiments de la natation, tandis que des maîtres-nageurs officiaient auprès de la clientèle masculine. II convenait de bien retenir le numéro de sa cabine, qui était peint en noir sur le fronton : imaginez une demoiselle qui, par méprise, au sortir de l’eau, entrerait dans un compartiment pour « monsieur seul » ! Une fois la baignade terminée, la toilette accomplie et la tenue de ville revêtue, on faisait manœuvrer de l’intérieur de la cabine une tige en fer reliée à un petit drapeau : c’était le signal pour le conducteur qu'il était temps de ramener le ou la cliente vers la terre ferme. L’heureux estivant pouvait débarquer frais et dispos, le pied sec, sur un plancher aménagé pour son plus grand confort. L’Etablissement de bains de mer disparut vers la fin du XIXe siècle, remplacé par le Casino que les Calaisiens ont Connu jusque 1939.  Magali DOMAIN

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  • La laiterie Bellynck rue Copernic en 1914

    CALAIS. À cette époque. une partie de la rue Copernic était un coin de campagne. Au n°1 se trouvait la fonderie de cuivre de M. Maes, anéantie par un incendie en 1915. A l'autre extrémité de la rue. la famille Bellynck, ici devant sa laiterie, possédait cette ferme où paissaient encore des vaches dans les années 1960. Les pâtures, souvent inondées, ont laissé place en 1972 à un ensemble de 26 appartements. la résidence Eve—Curie. Ci-dessous, la laiterie, dont on voit la façade arrière, avait été photographiée du boulevard Curie. De 1883 à 1910, il s‘était appelé boulevard de la Calandrerie, du nom d’une fabrique de draps où l'on calandrait cette étoffe, située sur la rive d’un petit cours d'eau qui partait du canal pour se jeter dans le canal des Pierrettes. Suite aux inondations de 1881, le cours d'eau était enfoui. et recouvert par le boulevard. J.-P. P. (CLP)

    La laiterie Bellynck rue Copernic en 1914

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  • La confédération calaisienne des travailleurs chrétiens

    CALAIS. La Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC), fondée en 1919, regroupait 321 syndicats s’appuyant sur la doctrine sociale de l’Eglise. Elle avait pour objectif de contrer la toute puissance de la Confédération générale du travail (CGT) dans le milieu ouvrier. Son siège calaisien, la Famille artésienne, se situait dans les locaux jouxtant l‘épicerie de La Coopérative du travail, La Providence (ci-contre), au n° 14 rue Dampierre, à l’angle de la rue Gaillard. Ce magasin proposait aux adhérents des denrées à des prix compétitifs. La CFTC calaisienne regroupait les syndicats chrétiens des tullistes, des cheminots, des métallurgistes, des teinturiers, des apprêteurs, et les ouvrières de la dentelle absentes sur cette photo. La CFTC actuelle est issue de la scission d’une minorité des membres de l’ancienne CFTC lors de sa transformation en CFDT en 1964. J.-P. P. (CLP)

    La confédération calaisienne des travailleurs chrétiens

     

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