• Des cordonniers présents à chaque coin de rue

    CALAIS. Les cordonniers se comptent de nos jours sur les doigts d’une seule main. Avant-guerre, ils étaient présents à chaque coin de rue. En 1958 il y en avait encore 58 puis 25 en 1969. Les chaussures se jettent désormais plutôt que d’être réparées. Elles étaient alors précieuses, une paire pour la semaine, une pour le dimanche, une pour l’été, sans compter les galoches de bois des écoliers. En 1939, on comptait 104 cordonneries, souvent installées dans une petite échoppe, parfois même dans le salon de la maison familiale. Voici deux cordonniers de la fin du XIX() siècle. La cordonnerie de M. Lapôtre au n° 27 rue Heathcoat, qui employait alors deux ouvriers. Cette rue, nommée ainsi de 1883 à 1896, est devenue la rue Hermant, un nom plus facile à prononcer. Ci-dessous, en 1898, la famille Bridet posait au grand complet devant sa cordonnerie au n° 2 2 8 boulevard Léon-Gambetta. J.-P.-P. (CLP)

    Des cordonniers présents à chaque coin de rue

     

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  • Le déchargement du cargo "Maidstone" quai Paul Devot

    CALAIS. Si le trafic de voyageurs était la principale activité du port, il vivait aussi du fret. Les cargos marchands déchargeaient leur cargaison sur les quais Paul—Devot et sur ceux du bassin Carnot et du bassin Ouest. En ce début de XXe siècle, la chambre de commerce s’était dotée de grues hydrauliques, pouvant soulever quarante tonnes. Elles serviront dans les années 1930 à treuiller les véhicules sur les premiers car-ferries. Elles se déplaçaient sur rails et le grutier manœuvrait à partir d’une cabine surélevée. Le cargo Maidstone, ici en cours de déchargement quai Paul-Devot, assurait une liaison marchande régulière avec Calais. Les dockers, coiffés de casquettes plates et protégés par un tablier en toile bleue, étaient à l‘œuvre transportant les petites marchandises à la main. Ci-dessous, sur les quais du bassin Ouest, les grues étaient quant à elles électriques. J.-P. P. (CLP)

    Le déchargement du cargo "Maidstone" quai Paul Devot

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  • Le fort Risban a perdu le mur qui l'entourait

    CALAIS. Le fort Risban à la plage, délaissé par l’armée en 1908, était le théâtre de violents combats en mai 1940 alors qu’il servait de refuge aux troupes encerclées durant l’invasion allemande. Cette photo date de l’occupation. Le mur de gorge entourant le fort existait encore. A droite, le corps de garde endommagé était debout. La poudrière, ce dôme rond. était bien visible. A la Libération le mur avait disparu. un blockhaus avait été construit par les Allemands face au corps de garde en ruine. Le bâtiment, remis en état, servait de base au Yacht-club du Nord de la France puis au Yacht-club de Calais jusqu’à son déménagement à Blériot-Plage. Corps de garde et blockhaus existent toujours. Sur ce plan large, le mur qui entourait le fort Risban est visible. Vers le front de mer, les terrains étaient encore une emprise militaire avec tentes et fortin. J.-P. P. (CLP)

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  • La résidence l’Écureuil remplaçait le garage Peugeot

    CALAIS. Les Nouvelles galeries, à l’entrée du boulevard La-Fayette, laissaient place après—guerre au garage Peugeot qui possédait un parking sur deux étages. Dans les années 70, période où les concessionnaires automobiles migraient vers la périphérie de la ville, un énorme projet immobilier voyait le jour. Le garage Peugeot et les maisons qui jouxtaient la Maison de la presse étaient abattus. Un grand immeuble de cinq étages voyait le jour, la résidence l’Ecureuil avec de nombreux appartements et des parkings privés à l’arrière. Au rez-de-chaussée s’installait une agence de la Caisse d‘épargne l’Ecureuil. La photo ci-dessous date de 1964, lors du carnaval qui avait été relancé, manifestation qui a fait long feu à Calais. A côté du garage Peugeot, on aperçoit la maison qui avait appartenu au docteur Vielle et la Maison de la presse transformée en agence bancaire. J.—P. P. (CLP)

    La résidence l’Écureuil remplaçait le garage Peugeot

     

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  • Lorsque la livraison du pain se faisait en cabriolet

    CALAIS. Si les boulangeries sont restées implantées dans les quartiers, le mode de livraison du pain a bien évolué. Fini les livraisons au rythme lent du pas du cheval comme ici pour ces deux boulangeries d‘avant-guerre. Celle—ci se situait au n°79 rue du Château—d'Eau. Elle était tenue par la famille Ebrard-Lorthioir qui posait avec enfants, commis, livreur et cabriolet. Le magasin restera une boulangerie jusqu’en 1939, tenue entre autres par les familles Deconninck puis Van Ballemghem. Après guerre s’y installera un artisan peintre—vitrier. M. Lenseele. Ci-dessous, M. Callens assurait lui-même la livraison avec son cabriolet. Sa boulangerie se situait n°72 rue de la Tannerie. Elle était installée dans une maison et les pains étaient fabriqués dans la maison attenante au n° 74. Il s’installera au n°2 rue du Château—d’Eau dans les années 1930. J.-P. P. (CLP)

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  • Une épicerie et un café rue de l'Hospice

    CALAIS. À l'angle du boulevard Jacquard, se trouvait l’hospice, d'où le nom donné à cette rue qui longeait le parc Saint-Pierre. Elle deviendra rue Aristide-Briand en 1932, à la mort de ce militant socialiste, prix Nobel de la paix. La présence de l’hospice, avec ses nombreux visiteurs, avait permis l’installation de plusieurs commerces, dont cette grande épicerie. Les établissements Fournier étaient spécialisés dans les vins et spiritueux. Le patron, sa famille, les employés posaient sur cette photo qui date de la fin des années 1920. Le magasin se situait aux n° 85 et 87 et avait remplacé un commerce d‘huiles et graisses végétales, tenu par les fils d'Ernest Dewevre. Un peu plus loin. ce café photographié à la fin du XIX" siècle avait pour nom Café Modeste du nom de sa propriétaire. Il se trouvait à l'angle de la rue du Petit—Paris qui sera baptisée rue du Onze-Novembre en 1919. J.-P. P. (CLP)

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  • L'éducation physique déjà au menu des écoliers

    CALAIS. Il faudra attendre l’après-guerre pour que les activités physiques intègrent les sports de ballon et la natation. La gymnastique. Les cours de maintien et la course étaient alors l’éducation physique pratiquée par les écoliers. Le short, les baskets. les survêtements étaient inconnus. Le pensionnat Jeanne-d’Arc avait l‘avantage de posséder en ses murs une salle couverte. Ici, les petits participaient à une séance de gymnastique. Le professeur, au fond, se nommait M. Laborderie. Il était maître d'armes et possédait une salle d‘escrime rue Leveux. Ci-dessous l'Ecole primaire supérieure, place de la République, les élèves en uniforme participaient à une séance de gymnastique dans cette cour située derrière le bâtiment principal. La halle construite à l’origine pour servir de marché couvert avait été transformée en salles de dessin et de travaux manuels. J.-P. P. (CLP)

    L'éducation physique déjà au menu des écoliers

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  • Un ministre au banquet des tullistes en 1908

    CALAIS. En 1908, le socialiste Emile Salembier devenait maire de Calais. Pas étonnant donc qu'un ministre socialiste vienne présider le banquet de l’Union des tullistes, syndicat qui avait soutenu la candidature d’Emile Salembier, ancien ouvrier tulliste. Ce ministre, René Viviani était descendu du train à la gare maritime et gagnait le centre—ville en fiacre, escorté par la police municipale. M. Viviani était entré en 1906 dans le premier cabinet Clemenceau comme ministre du Travail et de la Prévoyance sociale. Il est l’inventeur de l’impôt sur le revenu. A cette époque, la dentelle comptait 550 fabricants pour 2500 métiers. Les fabriques faisaient partie du paysage comme ci-dessous sur la gauche l'usine Debray boulevard La-Fayette. Ces énormes bâtiments, bombardés en septembre 1944, regroupaient de nombreux fabricants. J.-P. P. (CLP)

    Un ministre au banquet des tullistes en 1908

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  • Une course automobile durant la fête des fleurs

    CALAIS. En 1899 le journal Le Matin en association avec l’Automobile-club de France organisait Le premier tour de France automobile. Le succès populaire de cette épreuve entraînait la création d'épreuves régionales comme ici la Coupe du matin qui traversait la ville à une époque où les tramways étaient encore tirés par des chevaux. Boulevard La-Fayette. Les spectateurs étaient nombreux, d’autant que la course se déroulait lors de la Fête des fleurs. Les chars fleuris s’étaient rangés le long du trottoir pour laisser place à ce concurrent. Sur la droite la voiture passait face à ce grand immeuble (ci-dessous) construit en 1852. Il hébergeait l'asile de Saint-Pierre—lès—Calais. Une école maternelle, l'académie de musique et la bibliothèque populaire avaient ensuite remplacé l’asile. L'immeuble, dont la façade a été préservée, a été transformé depuis peu en salle de sport. J.-P. P. (CLP)

    Une course automobile durant la fête des fleurs

     

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  • L'institution Jeanne d'Arc ouvrait ses portes en 1888

    CALAIS. Sous l’impulsion des sœurs dominicaines s’ouvrait en 1888 l’institution Jeanne d’Arc. Les bâtiments étaient construits rue Champailler sur les 4200 m2 d’une fabrique de filets qui venait de faire faillite. Le pensionnat accueillait les jeunes filles de bonne famille. La ville comptait alors cinq pensionnats religieux pour jeunes filles. Jeanne d'Arc parvenait à maintenir son enseignement malgré le climat profondément anticlérical suite au vote en 1905 de la loi de séparation de l'église et de l'état. Sur cette photo, si les filles étaient majoritaires dans les années 1920, quelques garçons étaient aussi accueillis. L’enseignement tournait autour des qualités que l’on souhaitait trouver chez une bonne maîtresse de maison, pouvant faire bonne figure lors des réceptions, avec des cours de peinture, de musique, de danse ou, comme ci—dessous, des cours de coupe. J.-P. P. (CLP)

    L'institution Jeanne d'Arc ouvrait ses portes en 1888

     

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