• Avant les meubles Leman, l'hôtel des ventes

    Calais centre dans les années soixante

    L’hôtel des ventes occupait l’ancienne usine de dentelles, partie en fumée mercredi dernier. En mai 1977, la nouvelle salle des ventes s'ouvrait au n° 24 de la rue Delaroche, dans un ancien entrepôt d'un négociant en bois. Auparavant, l’hôtel des ventes se situait à l’angle de la rue du Four-à-Chaux et de la rue du Moulin-Brûlé dans l'usine de dentelle qui vient de s’effondrer suite au terrible incendie de mercredi dernier. L'entrée de cet hôtel des ventes se situait rue du Moulin-Brûlé. Il fallait d’abord entrer dans la cour pour accéder à ce lieu bien connu des Calaisiens, où le marteau de maître Valembois ponctuait les ventes au rez-de-chaussée. Le magasin de meubles Leman prenait donc la suite à la fin des années soixante-dix. L'usine était rachetée à la fin des années quatre-vingt—dix par Saint-Pierre qui y installait, en attendant une rénovation des lieux, une salle de tennis de table et le secrétariat du Lis. En 1807, un ouragan renversait les deux moulins qui bordaient la rue du Moulin. Vers 1830, un des moulins pris feu. La rue du Moulin devint la rue du Moulin—Brûlé. L’urbanisation du secteur est postérieure car au début du XX° siècle, l'espace délimité par les rues du Four-à-Chaux, Pearson, des Fleurs et Martyn était encore un terrain vague avec des jardins.(article de la VdN du 20 mai 2003) 

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  • Le 8 mai 1945 dans la lisse

    Quelques mois après la libération de Calais, le 29 septembre 1944.

     Une lectrice nous précise que Calais fut libéré en septembre 1944 et non en mai, comme nous l’indiquions dans une précédente chronique. Le mois de mai correspond à un très mauvais souvenir : celui de l'attaque de Calais en 1940 par les troupes allemandes. Le 29 septembre 1944, les Calaisiens sont exhortés par le commandant Mengin à quitter la ville pour éviter les bombardements. La population fuit la ville par les boulevards de l'Egalité et Victor-Hugo. Le lendemain,le 30 septembre 1944, Calais est libéré par les Canadiens qui arrivent par le nord, les ponts Jourdan et Gambetta ayant été détruits. « Des souvenirs douloureux et dramatiques» écrit notre lectrice. (VdN)

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  • Le boulevard Jacquard avait cent ans de moins

    Cette photo du boulevard Jacquard date de 1904. Les tramways étaient encore tirés par un cheval. Un piéton pose pour le photographe sur les rails alors qu’un tramway circule vers lui et qu’une dame court pour monter en marche. Il faut en effet s'imaginer la lenteur de ce lourd engin tracté par un seul animal. Dans l'axe du boulevard, le beffroi de l'hôtel de ville brille par son absence. Il ne sera construit qu'une dizaine d’années plus tard. Le Prisunic n'existait pas encore. Il sera ouvert en 1936. Les réverbéres plus bas que ceux actuels (le lampiste devait monter sur une échelle pour les allumer) fonctionnaient encore au gaz.(article de la VdN du 27 septembre 2003)

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  • Boulevard Lafayette, le premier garage calaisien

    Le magasin de Paul Villy, ce photographe à qui l'on doit de nombreux clichés de notre ville, se situait aux numéros 86 et 88 du boulevard Lafayette. Sur cette photo datée de 1927, on peut remarquer la publicité "Villy" peinte sur le pignon ouest de son immeuble au deuxième étage. A l‘angle de la rue du Four-à-Chaux, au n° 80, les enseignes d'un garage sont encore visibles. Ce garage, le premier à Calais, appartenait à Gustave Cordier, un fabricant de tulle. Il fut en 1896 le premier Calaisien à posséder une automobile. Il devint le concessionnaire de la marque De Dion. (VdN)

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  • Le café-tabac de la Nation inchangé depuis cent ans

    Le début du boulevard de l’Egalité, photographié durant l’entre-deux guerres a très peu changé. A l'époque la grande bâtisse au n°3 abritait le cinéma le "Familia" rebaptisé le "Pax" après la seconde guerre. Sur l'angle de la rue Delaroche, prospérait un commerce de jouets et de vanneries. Elle était complètement détruite le 4 février 1902 lors d'un incendie. Un immeuble de trois étages était alors construit avec en rez—de-chaussée un café tabac. Le "Tabac-Nation" existe toujours. La torpille meurtrière qui explosait face au Familia le 31 mai 1917, laissait les bâtiments du secteur quasiment intacts. (article de la VdN de 2003)

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  • Un kiosque mobile de publicité boulevard Lafayette

    En 1899, la Ville de Calais loue pour 2000 F ses becs de gaz à une société pour y accrocher des écussons publicitaires. Publicité sur les bancs publics, sur le rideau du théâtre municipal, les propositions deviennent nombreuses car à partir de 1900, la publicité se diversifie et s'intensifie. Un kiosque mobile de publicité est traîné ici boulevard La-Fayette. Il est certainement arrêté face au n°86-88, le magasin de Paul Villy, au « Comptoir moderne de photographie », pour une petite photo souvenir. Derrière, on peut reconnaître, à l'angle de la rue Chanzy, le jardin du château Pagniez aujourd’ hui occupé par Majuscule.(article de la VdN du 3 octobre 2003), aujourd'hui par Texti.

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  • Une ligne de tramways boulevard Victor-Hugo

    Place de la Nation, la ligne de tramways se divisait, l’une vers le boulevard de l'Egalité, l'autre vers le boulevard Victor-Hugo. Nous sommes ici en 1914. Les chevaux ne tiraient plus les voitures de tramways devenues électriques. Ils étaient encore très présents pour tout ce qui concernait le transport de marchandises. Cette traction hippomobile perdurera jusque dans les années soixante à l'exemple des tombereaux des éboueurs. Les piétons sont ici nombreux sur le boulevard, à priori des ouvrières et ouvriers de la biscuiterie Vendroux qui, comme l'usine Brampton du boulevard Lafayette, contribuait à l'animation du quartier. (VdN)

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  • Publicité pour l'arôme Maggi en 1905

    Le pont de Saint-Pierre avait 99 ans (article de presse de 2003) de moins sur cette carte postale. Nous sommes en 1905. Un tombereau tiré par un cheval noir et un tramway tiré par un cheval blanc se croisent sur le pont. Les recettes des tramways n'étaient pas mirifiques et ceci explique les publicités qui en ornaient les voitures comme ici l'« arôme Maggi ». Sur l'angle du boulevard La Fayette avec le quai du Commerce, on reconnaît l'épicerie Muchery du temps du père. Le café du Luxembourg mitoyen a disparu depuis bien longtemps. Les deux bâtiments imposants sont les deux ailes de l'hôpital qui sera détruit en 1971 pour laisser place à l’hôpital moderne lui même détruit en 2017. (VdN)

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  • Le cinéma Pax avait succédé au Familia

    Voici photographié à gauche la devanture du cinema Pax au début des années soixante. Le cinéma faisait face au gallodrome avec une façade de même style. Avant la guerre, ce cinéma se nommait le Familia et avait été le premier cinéma calaisien à se doter en 1930 d'un projecteur sonore de bonne qualité. En 1966, les cinémas de quartier disparaissent un à un, d'abord le Kursaal, le Gymnase. Puis c'est au tour du Pax qui se transformera en dancing, le Paryland, avant de devenir un garage. Il aura plus de chance que le Théâtre des Arts, rue de la Pomme-d’Or, détruit pour faire un parking, ou le Calaisiana, rue de la Villa, qui a été rasé cet été.(article de la VdN de 2003)

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  • Calais libéré le 30 septembre 1944

    Les véhicules de l'armée canadienne empruntent un boulevard Jacquard complètement désert. Les combats ont été rudes à l'ouest de Calais. Les Canadiens se sont heurtés aux Allemands au Fort—Nieulay puis ont investi le Fort-Lapin à Blériot. Les ponts Jourdan et Gambetta ont été détruits par l'armée d'occupation. Les camions Bedford arrivent donc par le nord. Un photoraphe militaire canadien, dont la Jeep est stationnée à l'angle du boulevard et de la rue du Temple, immortalise l‘arrivée des convois libérateurs. Les immeubles du boulevard Jacquard semblent intacts. En réalité la majorité des vitres ont été pulvérisées lors des ultimes bombardements. (VdN)

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