• 29 septembre 1944, les Calaisiens fuient

    Les combats font rage à l’ouest, route de Boulogne. Les Allemands semblent décidés à résister. Place Crèvecœur, le commandant Mengin exhorte les Calaisiens présents à quitter la ville. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Les alliés risquent de bombarder la ville pour écraser l'ennemi. Il est 15 heures, l’exode a débuté il y a une heure, photographié ici place Emile-Salembier, avec son cortège de piétons, de cyclistes. On sauve ce qui peut encore l'être et l'on emprunte le boulevard Victor-hugo pour se réfugier à la campagne. Le lendemain, le capitaine allemand Bôttcher décide enfin de capituler. Le pire a été évité. (VdN)

    Pin It

    votre commentaire
  • L'institution Jeanne d'Arc en feu en 1956

    Vers 11 h, le 6 mars 1956, un incendie se déclarait dans le pensionnat Jeanne-d'Arc, a l'angle des rues Champailler et Chantilly. M. Demay, un artisan électricien qui travaillait dans sa cour dans la rue d’Alençon, venait d'apercevoir de la fumée sortant des combles du bâtiment principal de l'Institution. Avant l'arrivée des pompiers, les élèves étaient évacués. Artisé par le vent violent, le feu se propageait rapidement. La toiture était éventrée et l‘incendie gagnait les étages inférieurs détruisant les dortoirs des pensionnaires et des religieuses. Les pompiers ont maîtrisé le feu vers 13 h 30. Les flammes n'avaient épargné que la chapelle et le réfectoire des élèves... (VdN)

    Pin It

    votre commentaire
  • La coopérative socialiste du Pont de Saint-Pierre

     

    Les socialistes, Emile Salembier et Alfred Delcluze fondent en 1888 une société coopérative ouvrière qui comprend, boulangerie, boucherie et épicerie. Devenu maire en 1896, Salembier relance cette coopérative. Le siège est transféré du boulevard Victor-Hugo à l'entrée du boulevard de l’Egalité. Les adhérents qui ont souscrit une part de 25 francs, deviennent coopérateurs et peuvent acheter dans ces magasins (visibles sur cette photo du début du XXe siècle) qui leur sont réservés, des denrées à meilleure prix du style, pain, sucre, charbon, café, viande, vin, bière... Le bâtiment rénové existe toujours et abrite une agence Manpower. (article de la VdN mai 2003)

    Pin It

    votre commentaire
  • Le collège Sophie-Berthelot et la rue Edgar-Quinet

    En 1902-1903, lors du vote des lois anticléricales, le couvent du Sacré-Cœur voit les dames de la Sainte-Union, gui y enseignaient, quitter Calais. Le bâtiment construit en 1856 est mis en vente aux enchères en 1905. La Ville rachète l'immeuble et les vastes terrains qui l'entourent. Ainsi naît en 1909 le collège Sophie-Berthelot qui sera aménagé sur les plans de l'architecte Louis Debrouwer. Les vastes terrains contigus permettent de prolonger les rues du Bout-des-Digues, Vauxhall et Edgar-Quinet. Cette dernière, appelée successivement rue de l’Abyme, rue des Amants, rue du Sacré—Cœur, prendra le nom de Quinet le 23 mars 1903. (VdN)

    Pin It

    votre commentaire
  • Un square et le marché à la place du lavoir

    Touché par une torpille en 1918, le lavoir de la place Crèvecœur ne sera totalement rasé que six ans plus tard. Entre-temps, le bâtiment coupé en deux jusqu'au balcon central sera consolidé, mais il sera inutilisable. En 1924, les ruines laisseront la place à un square encadré d'arbustes. En 1937, la bourse du travail sera construite sur ce square. Sur cette photo de Paul Villy datée de 1927, des commerçants du marché, des fripiers, s'y sont installés. Au premier plan, on aperçoit l'angle de la rue Réaumur, à droite la rue Néhou. Tout au fond, au centre, une partie de la chapelle du pensionnat Saint-Pierre est visible. (VdN)

    Pin It

    votre commentaire
  • La gare de Saint-Pierre-Halte date de 1876

    Lors de l’ouverture de la ligne de chemin de fer Calais-Dunkerque en 1876, s'ouvrait à 'extrémité du boulevard Victor—Hugo la petite gare de Saint-Pierre-Halte. Elle resta fonctionnelle jusqu’à la Seconde guerre mondiale. Cette photo montre cette petite gare avant la Première guerre mondiale. Le bâtiment rénové existe toujours même si plusieurs portes et fenêtres sont désormais murées. La pendule est encore en place, sans les aiguilles. Jusqu'en 1970, un garde-barrière assurait encore la fermeture manuelle des barrières devenues depuis automatiques. Sur le fronton de la petite gare, la mention « Saint-Pierre-Halte » reste visible. (article de la VdN de mai 2003)

    Pin It

    votre commentaire
  • Promenade à bord du camion-amphibie

    Jules Sense, le fermier de la plage, avait acquis ce camion-amphibie, surplus de l'armée américaine. Le « Pingouin » pouvait emmener en mer une vingtaine de passagers par beau temps. Le départ se situait face au petit casino. Le véhicule roulait d'abord sur des plaques de fer installées sur le sable sec, puis sur le sable humide, et franchissait la barre de vagues, moment le plus palpitant. En mer, il longeait la jetée ouest puis faisait un grand arc de cercle vers Blériot avant de prendre en charge une nouvelle fournée d'amateurs de promenade en mer. Il servait aussi de canot de sauvetage assurant la surveillance des baignades. (VdN)

    Promenade à bord du camion-amphibie

    Pin It

    votre commentaire
  • L'église Saint-Pierre sans maisons contiguës

    L'église Saint-Pierre sera ouverte au culte en 1870. La zone sur laquelle elle a été construite est la partie sud d’un grand terrain légué à la ville en 1836 par un riche propriétaire du nom de Crèvecoeur. Il y avait mis deux conditions, que la place porte pour l'éternité son nom, et que des marchés y soient organisés. Cette photo du début du XX° siècle montre l'église telle qu'il est devenu impossible de la voir. Sur une carte postale légèrement antérieure, des jardins clôturés existent encore. La légende est pour le moins ambiguë : « vue prise avant la construction des nouveaux quartiers populeux qui l'entourent aujourd'hui ». (VdN)

    Pin It

    votre commentaire
  • L’hôtel de ville place Crèvecoeur

    L’inauguration d'un hôtel de ville central entre Calais (l'actuel Calais-Nord) et Saint-Pierre ne s’est faite qu'en 1925, soit quarante ans après la réunion des deux villes. Durant cette période, le conseil municipal du Grand Calais siégera dans la mairie de Saint-Pierre construite entre 1858 et 1864 place Crèvecœur. Voici cet hôtel de ville, devenu Palais de Justice, photographié au début du XXème siècle, un jeudi seul jour de marché à cette époque. A la gauche du bâtiment, à l'extrémité de la rue Raffeneau, l'usine Bacquet est visible. A droite, la rue Mongolfier s'était d’abord appelée rue de la Mairie, puis rue de l'Hôtel-de-ville entre 1868 et 1873. (VdN)

    Pin It

    votre commentaire
  • Un service de tramways renforcé l'été

    Dès 1907 avec la construction du pont Henri-Hénon, puis celle du pont du casino, la plage était parfaitement desservie. Les lignes de tramways 1 à 6 poursuivaient leur chemin en partant de la place d’Armes vers le bord de mer par la rue du Havre, et au retour, par la rue de la Mer, alors très étroite. Une gare de tramways se développa ensuite sur le morceau de digue construit vers la jetée ouest. Sur cette photo, une rame de tramway presque vide regagne la place d’Armes. Dans l'avant-port, la «baleine », la digue qui balisait l'entrée du bassin ouest, existait encore. Sur le quai de la Colonne, le Minck est visible dans l’axe du phare. (VdN)

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique
snow