• "L'Escopette" victime d'une explosion accidentelle

    CALAIS. Le contre-torpilleur L’Escopette était ici amarré quai de la Volga, avec son équipage au garde-à-vous, et au fond la base des sous—marins. Dans la soirée du 16 novembre 1915, une énorme déflagration secouait la ville. Des bombardements ? — Non, l’explosion était accidentelle, celle d'une torpille_chargée de cent kilos d’explosifs et entreposée sur le pont de L'Escopette, amarrée bassin Carnot. Deux marins étaient tués, plusieurs autres blessés. Le pont était défoncé avec un début d‘incendie. Des centaines de vitres étaient brisées dans Calais-Nord et le Petit-Courgain. L’accident était caché un temps, censure militaire oblige. Le torpilleur L'Escopette avait eu son heure de gloire en escortant la traversée de Louis Blériot le 2 5 juillet 1909. Ce contre-torpilleur. que l‘on nommerait actuellement destroyer, construit dans l'arsenal de Cherbourg, avait été lancé en 1901 Puis désarmé en 1921.         J.-P. P. (CLP)

    "L'Escopette" victime d'une explosion accidentelle

     

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  • Les établissements Thierry & Sigrand boulevard Jacquard

    CALAIS. Le magasin se situait au n°37 boulevard Jacquard. Avant-guerre, il s’appelait Thiéry Aîné et Compagnie, avec pour raison sociale tailleurs pour hommes. Devenu Armand Thiéry et Sigrand, le voici en 1972. Cette automobile de collection stationnée devant la vitrine provenait de la foire commerciale installée place d'Armes. Armand Thiéry fermera malgré sa notoriété, remplacé par un magasin de dentelle puis par un magasin d'optique. Le commerce de vêtement a succédé en 1924 au Crédit Lyonnais qui y avait son siège depuis 1886. L‘immeuble était cossu avec en façade motifs architecturaux et deux becs de gaz de part et d’autre de la porte cochère. Les employés étaient nombreux. La banque s’est implanté alors sur le même boulevard à l'angle de la rue Vic, immeuble qu‘elle quittait pour s‘installer à l'entrée du boulevard La-Fayette. J.-P.P. (CLP)

    Les établissements Thiéry & Sigrand boulevard Jacquard

     

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  • Les immeubles cossus de la rue Richelieu d'avant-guerre

    CALAIS. En 1895 le conseil municipal, avec à sa tête Van Grutten, décide de donner le nom de Richelieu à la rue du Cours-Sud qui longe le nouveau jardin public implanté en 1862 suite à la destruction de la porte intérieure Richelieu. Des immeubles bourgeois ont une vue imprenable sur cette oasis de verdure. Ils sont habités par des Calaisiens aisés. On voit ici un groom dépoussiérer une plante verte sur le trottoir. Chassée par un arrêté interdisant le bruit des ma- chines la nuit. la fabrique de tulles Dubout est vendue en 1883 et aménagée en appartements. En 1940. ces habitations n'étaient pas épargnées par les bombes. La rue Richelieu a gardé son tracé d'avant-guerre. Des immeubles de trois étages, d’un style plus dépouillé, remplaçaient les anciens. Ils étaient cette fois dotés de balcons donnant sur le jardin public. J.—P.P. (CLP)

    Les immeubles cossus de la rue Richelieu d'avant-guerre

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  • Des cuves à pétrole sur la place d'Armes

    CALAIS. La capitulation des Allemands occupant Calais datait du 30 septembre 1944. Calais-Nord et le port restaient inaccessibles aux Calaisiens, l’armée britannique en ayant pris possession. Les seuls civils admis dans cette zone sont ceux travaillant au déblaiement des rues. Le port est rendu aux Français le 2 août 1945. Les civils obtiennent de pénétrer dans Calais-Nord le 11 novembre 1945. La base britannique de Calais perdure jusqu'en octobre 1948. Cette photo du phare doit dater de 1946. Les cuves de pétrole anglaises sont encore présentes sur la place d’Armes. Sur la droite des civils circulent boulevard des Alliés avec, au premier plan, les ruines de la chambre de commerce. Au fond, les ruines du musée sont toujours présentes. La reconstruction n'a pas encore débuté. En 1944 Calais—Nord tel que l‘ont laissé les Allemands. J.-P.P. (CLP)

    Des cuves à pétrole sur la place d'Armes

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  • Les premiers bombardements, le 10 mai 1940

    CALAIS. Le 2 septembre 1939, l'ordre de mobilisation générale était lancé. Beaucoup de Calaisiens quittaient foyer et travail. Tout restait calme dans la ville jusqu’au 9 mai 1940. date à laquelle une attaque allemande était annoncée. Dans la nuit, un raid aérien prenait pour cible le port. Des maisons étaient touchées rues de Thermes, Courtenveau et Jean-Noël—Dubout. Le remorqueur “Le Calaisien” était coulé, le hangar Paul-Devot touché, des marins tués. Une bombe explosait dans la cour de l’hôtel consulaire, à 4h 25. Vingt civils y étaient blessés. Premier avertissement sérieux avant l'offensive destructrice de la fin mai. Ci-dessous, en 1944, l’hôtel consulaire était encore debout, ravagé par les bombes. Le phare et le Sauveteur avaient échappé à la destruction. L'hôtel consulaire était finalement rasé, les experts estimant sa restauration impossible. J.-P.P. (CLP)

    Les premiers bombardements, le 10 mai 1940

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  • La rue de Thermes, qui honore la mémoire d'un ancien gouverneur

    CALAIS. La rue de Thermes avant-guerre était une rue typique de l'ancien Calais, étroite et bordée de nombreux commerces. Les immeubles comportaient plusieurs étages. L'éditeur de cette carte postale avait fait une erreur en l‘appelant rue des Thermes, pensant certainement aux anciens bains publics. Pendant l‘occupation anglaise, elle s‘appelait Samport-Street que l’on pourrait traduire par la rue de la Porte-de-Sable, puis rue des Camionneurs, rue de la Poissonnerie, et enfin rue de Thermes depuis le XVIIe siècle. Paul de La Barthe, seigneur de Thermes, avait été le premier gouverneur de Calais après sa reconquête en 1558. Jusqu’en 1935, elle allait de la place d'Armes à la place de Suède. Bizarrement. à partir de la rue berthois. Elle devint alors la rue du Commandant-Bonningue. Ci—dessous. les commerces au fond de la place d'Armes Avec, à gauche l'entrée de la rue de Thermes. J.-P.P. (CLP)

    La rue de Thermes, qui honore la mémoire d'un ancien gouverneur

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  • Dix ans pour terminer la rue Royale

    CALAIS. Il avait fallu attendre pour que les urbanistes se mettent d’accord sur le nouveau tracé de la rue Royale. En 1947, elle était tracée et goudronnée passant cette fois au pied de la Tour du Guet. Restait à sceller le sort des ruines du musée et de son beffroi. Il était détruit. En 1949, le premier immeuble sortait de terre (celui qui abritera le cinéma Crystal Palace). Cette carte postale date de 1955 ouverture de ce cinéma. Par ce jour d'été, la circulation était dense vers la plage dans une rue Royale alors en double sens. Les commerces étaient ouverts. A l'angle de rue de la Paix le café de l'Agriculture avait retrouvé son emplacement d'avant-guerre. A côté le café de Paris n'existait pas : à sa place, il y avait Alban, un marchand de chaussures. La photo ci-dessous date de 1952. Peu de magasins étaient ouverts et l'immeuble sur l'angle de la rue de la Paix n‘était pas là. J.-P.P. (CLP)

    Dix ans pour terminer la rue Royale

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  • Le bal de la coiffure salle de l'Elysée en 1939

    CALAIS. L’Élysée était avant-guerre une salle de spectacle. Totalement rénové, il devenait le cinéma Colisée en 1960 jusqu‘à sa fermeture en 1973. La salle de l’Elysée d’avant-guerre était le rendez-vous festif de la jeunesse calaisienne. Un orchestre y animait des bals, comme ici le 5 février 1939 celui de la coiffure. Les cinémas à l'époque étaient au nombre de six: l'Alhambra, le Calaisiana, le Gymnase, le Familia, le Kursaal et le Théâtre des Arts. A l’Elysée se tenaient aussi des meetings politiques, parfois des combats de boxe. Le Véloce club, la société L’Etoile y avaient leur siège. Le grand immeuble à la façade austère (ci—dessous à droite de la photo) se situait Boulevard La-Fayette près du pont de Saint-Pierre. En 1988, l‘immeuble était détruit afin de laisser place au parking d’un supermarché qui sera édifié en retrait, dans les jardins des propriétés. J.—P. P. (CLP)

    Le bal de la coiffure salle de l'Elysée en 1939

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  • L'hôtel le plus ancien de la ville

    L’hôtel Meurice fondé en 1771 était installé, initialement, rue de Guise, parallèle à la rue Royale.

    CALAIS. « Hôtel le plus vaste et confortable de la région, le plus renommé et le moins cher »: légende inscrite sur cette carte postale des éditions Lefebvre. L’hôtel se situait rue de Guise, alors parallèle à la rue Royale, et débouchait au pied de la Tour du Guet. C'est l’hôtel le plus ancien de Calais, fondé en 1771 par Augustin Meurice.

     80 CHAMBRES, 600 COUVERTS

     Tenu jusqu’en 1895 par Julien Meurice, il comptait 80 chambres, une salle avec 600 couverts. En 1895, alors que l‘activité de l'hôtel s’essoufflait, un cuisinier de 19 ans — Jules Maupin — reprenait l’affaire. L'homme était ambitieux et imaginatif. Il sut créer les conditions pour attirer une clientèle internationale haut de gamme. Les affaires iront de mieux en mieux. Jules Maupin apparaît dans la photo du bas, celle du jardin de l’hôtel. Il en avait fait un établissement de renommée mondiale, où descendaient les plus éminents visiteurs. J-P.P. (CLP)

    L'hôtel le plus ancien de la ville

    L'hôtel connu pour son « grand escalier » l‘était également pour sa terrasse et son jardin.

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  • Le petit sas Carnot transformé en parking

    CALAIS. Sur cette photo, le deuxième sas avait été comblé et le pont l'enjambant démonté. A l’origine les deux écluses Carnot étaient fonctionnelles, une avec un sas de 14 mètres, l'autre de 21 mètres. Les ponts Vétillart, construits en 1889, ont été dynamités par les Allemands en 1944. Il faudra attendre 1959 et l‘inauguration de deux ponts basculants à crémaillère pour joindre directement la gare maritime sans faire le tour du bassin Carnot. Le plus petit sas à l’est, s‘avérant peu utile, était comblé pour répondre à l’afflux d'automobiles. Un terre-plein supplémentaire était ainsi récupéré pour une gare routière surchargée. Le pont inutile était démonté en 1979. Le second, victime de nombreuses pannes, était remplacé en 2002. Ci-dessous au début des années 1950, les deux sas étaient présents. Seules des passerelles à l’usage des piétons permettaient de les franchir. J.-P. P. (CLP)

    Le petit sas Carnot transformé en parking

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