• Une minuscule rue de Calais dans le Calais-Nord d'avant-guerre

    CALAIS. Plusieurs villes ont baptisé une de leurs rues du nom de Calais. C’était le cas avant-guerre pour Calais-Nord. Cette rue était si courte qu'il est difficile de la retrouver sur les plans. Elle n’est pas mentionnée dans les Ravet-Anceau car aucun immeuble n'ouvrait sur cette rue. Elle séparait l’arrière du musée de la Tour du Guet, de l’angle de la rue de la Paix à la place d'Armes dans le prolongement de la rue de Guise. La Tour du Guet était alors entourée d'immeubles, dont l’épicerie Faillie-Bonvarlet, ici dans les années 1930, située à l'angle de la place d’Armes et de la rue de Calais. Sur le mur du magasin. un panneau indiquait la direction de l'Hôtel Meurice et du garage du Nord, situés dans la rue de Guise, prolongeant cette rue de Calais. Ci-dessous à la fin du XIX° siècle, les Bourgeois de Calais n'avaient pas encore été installés sur le parvis du musée. J.-P. P. (CLP)

    Une minuscule rue de Calais dans le Calais-Nord d'avant-guerre

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  • La crèche municipale de Calais-Nord, rue du Presbytère

    CALAIS. Ces photos, prêtées par Anne-Marie Marti, datent du début des années 1930. Sa grand-mère s‘appelait Elise Vasseur, née Gaffet. Elle était ici assise au centre, donnant le biberon. Les parents de Mme Vasseur étaient alors bien connus dans le quartier du Courgain—Maritime, où ils avaient tenu une boulangerie au 7, rue Constant-Dupont. La crèche se situait rue du Presbytère, une toute petite rue située à l’arrière de l'église Notre-Dame. Le passage allait de la rue Notre-Dame à la caserne d’artillerie. Il n'y avait que deux adresses: au n°1, celle de M Vincent, directeur de l’école primaire de la rue Léon—Jacques—Lesage, et au n° 2, celle de la crèche où habitait la concierge Mme Taillardat. Ci-dessous, la pouponnière avec les bébés bien assis pour la photo. alignés dans ces berceaux en osier que l'on trouve encore chez les antiquaires ou dans les greniers. J.-P. P. (CLP)

    La crèche municipale de Calais-Nord, rue du Presbytère

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  • Une seule voie pour les tramways dans une rue Royale étroite

    CALAIS. La rue Royale d’avant-guerre était très étroite. Les magasins étant nombreux, on voyait déjà, pour l’époque. des embouteillages le matin, causés par les charrettes stationnées pour livrer la marchandise. Voici l‘entrée de la rue Royale photographiée de la place Richelieu. Sur la droite, à l’angle où se trouvait le Café du Commerce, s’ouvrait la rue de Guise qui faisait un coude pour se terminer au pied de la tour du Guet. Il y avait une seule voie ferrée pour les tramways qui circulaient paisiblement à 6km/h. En 1908, l’écartement des rails était porté de 0.76 à 1 mètre car les motrices électrifiées avaient un empiétement plus important. Ci-dessous, la rue Royale photographiée dans l'autre sens, à l'endroit où un élargissement providentiel permettait le croisement des tramways. Celui venant de Saint-Pierre avait la priorité, l'autre stationnait en attente. J.-P. P. (CLP)

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  • Le président et madame Charles de Gaulle à Calais en 1966

    CALAIS. Le 6 avril 1921, le capitaine Charles de Gaulle, né à Lille, épousait une Calaisienne, Yvonne Vendroux. La cérémonie religieuse avait lieu le lendemain à l‘église Notre-Dame. En 1966, Charles de Gaulle, président de la République, accompagné de Madame. Visitait « leur » église en pleine reconstruction. Les voici franchissant l‘entrée principale, rue du Seigneur-de—Gourdan. Les travaux avaient débuté en 1963. L‘église n’était pas encore à l'abri des pluies. Le clocher ne se dressait pas encore. Il faudra attendre 1973 pour que Notre-Dame retrouve sa silhouette d’avant—guerre. Le couple présidentiel visitait ensuite la citadelle et le stade du Souvenir, un site militaire détruit durant la guerre, rénové et dédié aux sportifs depuis 1965. Ci-dessous, le président de la République discutant avec le maire de l'époque, Jacques Vendroux, frère d’Yvonne de Gaulle.

    Le président et madame Charles de Gaulle à Calais en 1966

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  • Le boulevard Pasteur en double sens de circulation

    CALAIS. Voici le boulevard Pasteur dans les années 1950. Les rails des tramways d’avant-guerre étaient encore en place. La pendule de l’hôtel de ville indiquait 13 h 30. Les Calaisiens se rendaient à leur travail à pied et, pour beaucoup, à bicyclette, qui était le moyen de transport le plus courant. Des cyclistes qui ne semblaient d’ailleurs pas très disciplinés. La tête de station des taxis se situait alors près du bassin du théâtre. La photo ci-dessous date de 1991. L‘eau du bassin avait été remplacée par de l‘herbe. Un des massifs fleuris avait été sacrifié pour des places de parking, avec un stationnement devenant anarchique. En 2005 lors de la rénovation du centre ville, cette zone était goudronnée, transformée en couloir de circulation pour les autobus et en parking. Le boulevard Pasteur était mis en sens unique avec le théâtre servant de giratoire. J.—P. P. (CLP)

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  • En 1940 la gare maritime était quasiment intacte

    CALAIS. Samedi 25 et dimanche 26 mai 1940 l’aviation allemande bombarde la Citadelle, le fort Risban, le port et les zones habitées de Calais-Nord et du Courgain-Maritime. Ce cauchemar est vécu par la population civile, les troupes alliées, 3000 Britanniques de la 309 brigade et 800 soldats français coincés là un peu par hasard. Cette photo aérienne prise en juin 1940 montre les dégâts occasionnés aux habitations de Calais-Nord effondrées sous les bombes et ravagées par les incendies.                   La gare maritime est quasiment intacte. L‘armée allemande a pour objectif de préserver au maximum les infrastructures portuaires et ferroviaires afin de les utiliser au plus vite. La gare maritime ne résistera pas aux nombreux raids nocturnes de l‘aviation alliée et lors de la libération de Calais il n‘en reste que des ruines. J.-P. P. (CLP)

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  • Les étals de primeurs débordaient sur les trottoirs

    CALAIS. Voici les époux De Conceiçao et leur employée en 1982. L'épicerie a eu pour point fort les fruits et légumes avec cet étal multicolore. Elle se situait au n"72 boulevard La Fayette. Avant—guerre le magasin, spécialisé dans la vente de volailles et de gibiers. a appartenu à M. Delahaye. L'immeuble a été détruit par des bombardements canadiens lors de la libération de la ville. Après-guerre la fille de M. Delahaye et son époux Michel De Conceiçao ont repris le flambeau, dans un magasin reconstruit. Le magasin a fermé en 1988 lors de leur départ en retraite. Ci-dessous un autre emblématique étal de primeurs a lui aussi cessé son activité lors du décès de M. Lasuen. Le voici en 2005 alors que le Prisunic n’avait pas encore été rasé, remplacé depuis par l’école d‘art du Calaisis. Fruits et légumes vont être remplacés par une boucherie. J.—P. P. (CLP)

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  • En 1957 "le Courageux" coulait à la sortie du chenal

    CALAIS. Le samedi le 27 juillet 1957 en début d'après—midi le remorqueur “Le Courageux”, ici à quai lors d'un baptême de mer, a été victime d'une fausse manœuvre lors de la sortie du Verdon. Le liberty-ship a pris trop de vitesse sans détacher le lien avec lequel le remorqueur le tirait. Il a rattrapé le remorqueur et l'a éperonné par bâbord. Le Courageux s’est couché sur tribord, deux marins ont été projetés à la mer. Il s'est relevé puis a Sombré par l’arrière à l’extrémité de la jetée Ouest à l'endroit où était photographié cet autre remorqueur. Le Verdon a poursuivi sa route. Quatre des six marins ont été secourus, le capitaine Rebillard, le mécanicien Houet, les matelots Galler et Jennés. Le matelot René Beaugrand et son cousin le graisseur Emile Beaugrand ont perdu la vie. Le remorqueur renfloué a repris du service l’année suivante.     J.-P. P. (CLP)

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  • La vie mouvementée de Jehan de Calais et Constance du Portugal

    CALAIS. Jehan, fils d’un riche négociant calaisien, devenait corsaire. Aux Palmades, il achetait deux belles esclaves, Cascades et Constance qu’il épousait et qui se révélera être la fille du roi de Palmadie enlevée par des pirates. Telle est le roman Jean de Calais écrit par Ch.C. Schmidt en 1901. Le géant Jehan de Calais de sept mètres de haut était fabriqué en 1901, Constance en 1902. Leur mariage était célébré le 29 juin 1902, place Crèvecœur. Lors de Grande guerre, des soldats iconoclastes s’en servaient pour faire du feu. Le comité des fêtes La Fayette ressuscitait le couple en 1933. Les nouveaux géants ne dépassaient pas cinq mètres afin de passer sous les câbles des tramways. Remis'en états après la guerre, ils réapparaissent en 1952, ci—dessous en 1962 gare des Fontinettes. Mis en retraite, le couple retrouvait en 1994 une nouvelle jeunesse et défile à nouveau. J.-P.P. (CLP)

    La vie mouvementée de Jehan de Calais et Constance du Portugal

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  • Le dépôt des tramways, boulevard Léon Gambetta

    CALAIS. Voici une des motrices à la sortie des hangars du dépôt des tramways, avec le conducteur, nommé wattman, aux manettes et les contrôleurs sur le marchepied. Elle était affectée à la ligne dont le terminus était le Fort-Nieulay, ligne abandonnée en 1937 suite à des difficultés financières. Seules les lignes place d’Armes - Théâtre - Cimetière Sud, Théâtre - Fontinettes — Guines et, l'été, Place d’Armes - Plage fonctionneront jusqu'en 1940. Le dépôt des tramways avait son entrée boulevard Gambetta. Trois voies permettaient à ces lourdes motrices d'entrer dans trois longs hangars derrière l’usine de tulles Brochot, située à l’angle du boulevard Gambetta et de la rue Caillette (ci-dessous), Elles y étaient garées après le service et entretenues dans les ateliers. Après-guerre. le dépôt devenait celui des autobus. Le dépôt était détruit et a laissé place en 2010 au Forum Gambetta. J.-P. P. (CLP)

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