• La société calaisienne des pâtes à papier fermait en 1973

    CALAIS. La Société calaisienne des pâtes à papier se situait quai de la Loire, face au bassin Carnot, où venaient s’amarrer les cargos en provenance des pays nordiques. Détruite pendant la guerre, elle a été reconstruite. Elle employait à son apogée 400 salariés, dont quelques—uns posaient ici en 1953. Les rondins d’épicéa étaient hachés en copeaux, chauffés dans des autoclaves, lessivés, mélangés à de la pierre à chaux pour donner à la sortie de la pâte. Celle-ci était mise en feuilles, massicotées, pour devenir les ballots que l’on voit ci—dessous, chargés sur des wagons SNCF qui stationnaient dans l’usine. Ils étaient ensuite expédiés vers les fabricants de papier. En difficulté financière, l’usine a fermé en 1973. Rachetée en 1974, elle a été en grande partie détruite par Vieille Montagne, une société de mines et de fonderies du zinc, intéressée par la surface libérée. J.-P. P. (CLP)

    La société calaisienne des pâtes à papier fermait en 1973

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  • Les tapissières du casino pour rallier la plage et les baraques

    CALAIS. On nommait tapissière cette voiture hippomobile munie d'un toit, ouverte sur les côtés qui servait à l'origine au transport des meubles et tapis. Transformées pour le transport des touristes, elles circulaient du terminus de la place d’Armes vers la plage et les baraques. Engin lourd, la tapissière était tractée par deux chevaux. Avant la construction du pont Henri-Hénon, elles empruntaient le Long-pont sur lequel les voitures ne pouvaient pas se croiser. Par contre, elles ne pouvaient pas circuler sur la passerelle du casino enjambant le fossé. Les ouvertures du pont Henri—Hénon et du pont du casino changeaient la donne. Un service estival de tramways ralliait désormais la plage, reléguant les tapissières au seul usage des touristes et noctambules. Ci-dessous, la voici empruntant l’ancienne route du casino qui se trouvait dans le prolongement du Long-pont. J.—P. P. (CLP)

    Les tapissières du casino pour rallier la plage et les baraques

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  • Une minuscule rue de Calais dans le Calais-Nord d'avant-guerre

    CALAIS. Plusieurs villes ont baptisé une de leurs rues du nom de Calais. C’était le cas avant-guerre pour Calais-Nord. Cette rue était si courte qu'il est difficile de la retrouver sur les plans. Elle n’est pas mentionnée dans les Ravet-Anceau car aucun immeuble n'ouvrait sur cette rue. Elle séparait l’arrière du musée de la Tour du Guet, de l’angle de la rue de la Paix à la place d'Armes dans le prolongement de la rue de Guise. La Tour du Guet était alors entourée d'immeubles, dont l’épicerie Faillie-Bonvarlet, ici dans les années 1930, située à l'angle de la place d’Armes et de la rue de Calais. Sur le mur du magasin. un panneau indiquait la direction de l'Hôtel Meurice et du garage du Nord, situés dans la rue de Guise, prolongeant cette rue de Calais. Ci-dessous à la fin du XIX° siècle, les Bourgeois de Calais n'avaient pas encore été installés sur le parvis du musée. J.-P. P. (CLP)

    Une minuscule rue de Calais dans le Calais-Nord d'avant-guerre

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  • La crèche municipale de Calais-Nord, rue du Presbytère

    CALAIS. Ces photos, prêtées par Anne-Marie Marti, datent du début des années 1930. Sa grand-mère s‘appelait Elise Vasseur, née Gaffet. Elle était ici assise au centre, donnant le biberon. Les parents de Mme Vasseur étaient alors bien connus dans le quartier du Courgain—Maritime, où ils avaient tenu une boulangerie au 7, rue Constant-Dupont. La crèche se situait rue du Presbytère, une toute petite rue située à l’arrière de l'église Notre-Dame. Le passage allait de la rue Notre-Dame à la caserne d’artillerie. Il n'y avait que deux adresses: au n°1, celle de M Vincent, directeur de l’école primaire de la rue Léon—Jacques—Lesage, et au n° 2, celle de la crèche où habitait la concierge Mme Taillardat. Ci-dessous, la pouponnière avec les bébés bien assis pour la photo. alignés dans ces berceaux en osier que l'on trouve encore chez les antiquaires ou dans les greniers. J.-P. P. (CLP)

    La crèche municipale de Calais-Nord, rue du Presbytère

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  • Une seule voie pour les tramways dans une rue Royale étroite

    CALAIS. La rue Royale d’avant-guerre était très étroite. Les magasins étant nombreux, on voyait déjà, pour l’époque. des embouteillages le matin, causés par les charrettes stationnées pour livrer la marchandise. Voici l‘entrée de la rue Royale photographiée de la place Richelieu. Sur la droite, à l’angle où se trouvait le Café du Commerce, s’ouvrait la rue de Guise qui faisait un coude pour se terminer au pied de la tour du Guet. Il y avait une seule voie ferrée pour les tramways qui circulaient paisiblement à 6km/h. En 1908, l’écartement des rails était porté de 0.76 à 1 mètre car les motrices électrifiées avaient un empiétement plus important. Ci-dessous, la rue Royale photographiée dans l'autre sens, à l'endroit où un élargissement providentiel permettait le croisement des tramways. Celui venant de Saint-Pierre avait la priorité, l'autre stationnait en attente. J.-P. P. (CLP)

    Une seule voie pour les tramways dans une rue Royale étroite

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  • Le président et madame Charles de Gaulle à Calais en 1966

    CALAIS. Le 6 avril 1921, le capitaine Charles de Gaulle, né à Lille, épousait une Calaisienne, Yvonne Vendroux. La cérémonie religieuse avait lieu le lendemain à l‘église Notre-Dame. En 1966, Charles de Gaulle, président de la République, accompagné de Madame. Visitait « leur » église en pleine reconstruction. Les voici franchissant l‘entrée principale, rue du Seigneur-de—Gourdan. Les travaux avaient débuté en 1963. L‘église n’était pas encore à l'abri des pluies. Le clocher ne se dressait pas encore. Il faudra attendre 1973 pour que Notre-Dame retrouve sa silhouette d’avant—guerre. Le couple présidentiel visitait ensuite la citadelle et le stade du Souvenir, un site militaire détruit durant la guerre, rénové et dédié aux sportifs depuis 1965. Ci-dessous, le président de la République discutant avec le maire de l'époque, Jacques Vendroux, frère d’Yvonne de Gaulle.

    Le président et madame Charles de Gaulle à Calais en 1966

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  • Le boulevard Pasteur en double sens de circulation

    CALAIS. Voici le boulevard Pasteur dans les années 1950. Les rails des tramways d’avant-guerre étaient encore en place. La pendule de l’hôtel de ville indiquait 13 h 30. Les Calaisiens se rendaient à leur travail à pied et, pour beaucoup, à bicyclette, qui était le moyen de transport le plus courant. Des cyclistes qui ne semblaient d’ailleurs pas très disciplinés. La tête de station des taxis se situait alors près du bassin du théâtre. La photo ci-dessous date de 1991. L‘eau du bassin avait été remplacée par de l‘herbe. Un des massifs fleuris avait été sacrifié pour des places de parking, avec un stationnement devenant anarchique. En 2005 lors de la rénovation du centre ville, cette zone était goudronnée, transformée en couloir de circulation pour les autobus et en parking. Le boulevard Pasteur était mis en sens unique avec le théâtre servant de giratoire. J.—P. P. (CLP)

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  • En 1940 la gare maritime était quasiment intacte

    CALAIS. Samedi 25 et dimanche 26 mai 1940 l’aviation allemande bombarde la Citadelle, le fort Risban, le port et les zones habitées de Calais-Nord et du Courgain-Maritime. Ce cauchemar est vécu par la population civile, les troupes alliées, 3000 Britanniques de la 309 brigade et 800 soldats français coincés là un peu par hasard. Cette photo aérienne prise en juin 1940 montre les dégâts occasionnés aux habitations de Calais-Nord effondrées sous les bombes et ravagées par les incendies.                   La gare maritime est quasiment intacte. L‘armée allemande a pour objectif de préserver au maximum les infrastructures portuaires et ferroviaires afin de les utiliser au plus vite. La gare maritime ne résistera pas aux nombreux raids nocturnes de l‘aviation alliée et lors de la libération de Calais il n‘en reste que des ruines. J.-P. P. (CLP)

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  • Les étals de primeurs débordaient sur les trottoirs

    CALAIS. Voici les époux De Conceiçao et leur employée en 1982. L'épicerie a eu pour point fort les fruits et légumes avec cet étal multicolore. Elle se situait au n"72 boulevard La Fayette. Avant—guerre le magasin, spécialisé dans la vente de volailles et de gibiers. a appartenu à M. Delahaye. L'immeuble a été détruit par des bombardements canadiens lors de la libération de la ville. Après-guerre la fille de M. Delahaye et son époux Michel De Conceiçao ont repris le flambeau, dans un magasin reconstruit. Le magasin a fermé en 1988 lors de leur départ en retraite. Ci-dessous un autre emblématique étal de primeurs a lui aussi cessé son activité lors du décès de M. Lasuen. Le voici en 2005 alors que le Prisunic n’avait pas encore été rasé, remplacé depuis par l’école d‘art du Calaisis. Fruits et légumes vont être remplacés par une boucherie. J.—P. P. (CLP)

    Les étals de primeurs débordaient sur les trottoirs

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  • En 1957 "le Courageux" coulait à la sortie du chenal

    CALAIS. Le samedi le 27 juillet 1957 en début d'après—midi le remorqueur “Le Courageux”, ici à quai lors d'un baptême de mer, a été victime d'une fausse manœuvre lors de la sortie du Verdon. Le liberty-ship a pris trop de vitesse sans détacher le lien avec lequel le remorqueur le tirait. Il a rattrapé le remorqueur et l'a éperonné par bâbord. Le Courageux s’est couché sur tribord, deux marins ont été projetés à la mer. Il s'est relevé puis a Sombré par l’arrière à l’extrémité de la jetée Ouest à l'endroit où était photographié cet autre remorqueur. Le Verdon a poursuivi sa route. Quatre des six marins ont été secourus, le capitaine Rebillard, le mécanicien Houet, les matelots Galler et Jennés. Le matelot René Beaugrand et son cousin le graisseur Emile Beaugrand ont perdu la vie. Le remorqueur renfloué a repris du service l’année suivante.     J.-P. P. (CLP)

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