• En 1903, un incendie détruisait en partie l'usine Gaillard

    CALAIS. Un chauffeur chargé de l'entretien de la machinerie à vapeur apercevait des lueurs suspectes à la fenêtre d’un atelier du 3e étage d‘un des trois bâtiments.

    Le feu avait pris dans un tas de coton et, à proximité, il n‘y avait pas d’eau pour contenir les flammes. Il faudra une heure pour que les pompiers parviennent à amener les pompes à bras. Les jets d’eau se révélaient trop faibles pour atteindre le foyer car, la nuit, la Société des eaux de Guînes réduisait la pression.

    Une puissante pompe à vapeur (voir ci—dessous) arrivait enn. Il avait fallu trouver des chevaux pour la tracter. Un papillon de réglage du débit était, par malheur, fendu et la pression insuffisante pour atteindre le 3e étage. Le plancher s’effondrait sous le poids des métiers. Tout le bâtiment était en feu. L'incendie ne sera maîtrisé que quatre jours plus tard avec, à la clef, le chômage pour les 300 ouvriers de cette partie de l’usine. J.—P. P. (CLP)

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  • Des terrasses de café à l'étage avec vue panoramique

    CALAIS. Le café Edmond, photographié ici dans les années 1920, était aussi un restaurant spécialisé dans la dégustation des fruits de mer. Propriété de M. Tarlier, il se situait à l'angle de la rue de la Mer et du boulevard des Alliés précisément au n° 32. Car, avant—guerre, le boulevard des Alliés traversait la rue Royale pour se poursuivre le long du bassin ouest et de la citadelle.

    Cette partie du boulevard deviendra le boulevard de la Résistance en 1955. Il y avait, au premier étage, une terrasse panoramique appréciée des clients. Ils avaient ainsi une vue sur les bassins de l'avant-port. Ci-dessous le Petit Continental, photographié dans les années 1930. Lui aussi disposait d'une terrasse au premier étage, nettement moins vaste que la précédente. Propriété de M. Mimet, qui présidait le Calais Vélo-club, le café donnait sur la place d'Armes à l'emplacement de l'actuel hôtel Belazur. J.-P. P. (CLP)

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  • En 1951, la rue de Louvain devenait rue du Seigneur-de-Gourdan

    CALAIS. La rue étroite, à droite de cette gravure, s‘appelait alors la rue de la Rivière. En 1919, les élus l’ont baptisée rue de Louvain, ville martyre belge lors de la Grande Guerre.

    Le quartier et l'église étaient ravagés par les bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale. Des maisons bordant cette rue, il ne restait rien (photo ci-dessous en 1945).

    Lors de la reconstruction les élus décidaient le Pr décembre 19 5 1 de la baptiser rue du Seigneur-de—Gourdan, un nom qu‘aucune rue ne portait avant-guerre. De son vrai nom Girault de _ Mauléon seigneur de Gourdan, surnommé la jambe de bois, la gauche emportée par un boulet de canon le 2 janvier 1558 au cours de l'attaque du Fort-Nieulay, lors de la reprise de Calais aux Anglais. En 1559, il était nommé gouverneur de la ville.

    Il l’est resté pendant trente-cinq ans. On lui doit la construction de la citadelle. J.-P. P. (CLP)

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  • La place Richelieu, les Sis Bourgeois et l'Hôtel des Postes

    CALAIS. La place Richelieu a été débaptisée en 1929 pour devenir la place du Maréchal—Foch. La voici lorsque Les Bourgeois de Calais y étaient encore présents. En 1924, le bronze de Rodin a été transféré sur la place d’Armes, remplacé par le monument dédié aux morts de la Première Guerre mondiale, inauguré le 26juin 1926. De l'autre côté de la place, à l‘angle de la rue Edison, se trouvait l'Hôtel des postes. Il avait ouvert ses portes en 1885.

    Dès 1886, l’administration des postes louait à la ville une partie de l’étage, l'aile gauche, pour faire fonction de bibliothèque communale. En 1935, les livres étaient déménagés, leur poids faisait dangereusement fléchir les parquets. La photo de la place (ci-dessous) a été prise d‘une des fenêtres du Grand-Hôtel Continental, construit en 1894, situé à l’angle de la rue Edison et du boulevard Richelieu, baptisé en 1951 boulevard Clemenceau.                J.—P. P. (CLP)

    La place Richelieu, les Sis Bourgeois et l'Hôtel des Postes

     

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  • Il y a 170 ans, le phare s'allumait pour la première fois

    CALAIS. Le premier coup de pelle pour sa construction date du 4 septembre 1845, la mise en service de 170 ans. En 1839, le préfet lançait une enquête publique pour la construction d’un nouveau phare an de remplacer la tour du Guet. Le choix de l'emplacement était l’objet de controverses. Les propositions de le construire à l’intérieur de la citadelle ou sur les vestiges de la tour Caligula, au fort Risban, essuyaient le refus des militaires. Le Blanc-Nez était proposé par M. Pigault-Maubaillarcq, l’extrémité de la jetée est par M. Isaac. L’emplacement choisi était finalement le bastion de la Couleuvrine, un des retranchements de l'enceinte fortifiée du vieux Calais. Ce choix en fait un phare en ville, entouré d’habitations et face à une église, particularité rare en France. Il a résisté aux guerres.

    Seul son couronnement a été touché par un obus allié lors de la Seconde Guerre mondiale. J-. P. P. (CLP)

    Il y a 170 ans, le phare s'allumait pour la première fois

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  • Les sauveteurs calaisiens et leur canot "L'Edmée-René"

    CALAIS. Les sauveteurs calaisiens, bardés de leurs nombreuses médailles, étaient à l’honneur ici en 1925 montés dans leur ancien canot de sauvetage à rames L’Edmée-René transporté face au jardin Richelieu. Le patron, Maurice Delannoy, et le futur patron, Léon Avron étaient aussi présents. On peut imaginer les difficultés pour ces sauveteurs d’accomplir leur mission, souquant ferme sur les rames dans une mer déchaînée an de secourir les marins en détresse. Heureusement L’Edmée—René a été remplacé deux ans auparavant par un canot à moteur, le Compagnie-Général-Transatlantique, acheté grâce aux dons recueillis à bord des navires de cette compagnie. Au premier plan au centre Léon Vincent, tout juste élu maire, pose avec ses amis sauveteurs. Il est assis à gauche au premier plan lors d’une promenade dominicale sur L'Edmée-René face au Risban. J.-P. P. (CLP)

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  • En 1836, le sieur Crèvecoeur léguait une prairie pour en faire un marché

    CALAIS. Jean-Louis Crèvecœur, fabricant de tulles et conseiller municipal, léguait à la ville une vaste prairie. Les conditions imposées étaient d’en faire une place publique où se dérouleraient marchés et foires et de l’appeler pour l'éternité place Crève—cœur. A sa mort, en 1836, une ordonnance royale conrmait ce nom.

    Pourtant, foires aux grains et aux bestiaux continuaient à se tenir près du pont de Saint-Pierre. Il faudra attendre un second legs de son ls pour que la construction d'une mairie soit possible, inaugurée en 1864, et d’une église, ouverte au culte 1870. La place était pavée en 1878.

    Les marchés pouvaient désormais s’y tenir. Des étals bâchés servaient d'abris aux marchands ambulants dans la partie nord. La partie située près de l'église était réservée aux jardiniers et paysans. Leurs épouses venaient y vendre les légumes dans ces paniers d’osiers tressé. J.-P.P. (CLP)

    En 1836, le sieur Crèvecoeur léguait une prairie pour en faire un marché

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  • En octobre 1908, on restreint les sonneries des cloches des églises

    CALAIS. Il y a cent dix ans, le sonneur de cloche de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, comme ceux des autres églises, a eu l’obligation de respecter un arrêté municipal datant du 30 octobre 1908. Emile Salembier, maire, décidait de restreindre les sonneries. Il les a limitées à deux chaque dimanche, les jours fériés et les veilles de fête, et à une seule pour les enterrements. Les sonneries ont été interdites pour les mariages et les baptêmes.

    Le motif invoqué : les ouvriers travaillant de nuit avaient besoin de calme pour dormir le jour. Quelques exceptions ont été faites : pour annoncer le passage ofciel du président de la République, les jours de fêtes nationales ou locales. pour alerter en cas d'incendie, d'inondation, d'invasion de l'ennemi, d’émeute. Les cloches de l’église Notre-Dame (ci-dessous), encore à terre en 1963 lors du tournage du film Week-end à Zuydcoote, sonneront un temps à partir des années 1970. J.-P.P. (CLP)

    En octobre 1908, on restreint les sonneries des cloches des églises

     

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  • La rue des Fontinettes et sa fameuse tradition festive

    CALAIS. Dans les années 1930, la rue des Fontinettes était la plus commerçante du centre-ville. A l‘époque. une ligne de tramways la traversait.

    On n‘y comptait pas moins de soixante—dix pas-de-portes qui accueillaient une activité commerciale, des cafés, des épiceries, des coiffeurs, des droguistes, des magasins de vêtements entre autres. Le comité des fêtes y était très actif. Il organisait à l’occasion de sa grande fête de juillet un concours de miss Fontinettes.

    Voici l’heureuse élue en 1930 entourée de ses dauphines. Leurs noms ne sont pas indiqués sur cette carte postale, un lecteur, une lectrice pourront peut-être les identier. Le café de M. Roussel était le lieu de rendez-vous des accordéonistes et de leur orchestre l'Idéal Jazz. Ils se préparaient à un délé dans la rue. Lucien Vadez, le maire, était présent (ci-dessous au premier rang au centre avec son nœud papillon). J.-P. P. (CLP)

    La rue des Fontinettes et sa fameuse tradition festive

     

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  • Le théâtre, entouré de jardinets, dans les années cinquante

    CALAIS. Face au théâtre, le nouveau bronze de Jacquard avait été installé en 1954 pour remplacer celui enlevé en 1942 et envoyé à la fonte. Derrière lui, la station de taxis était encore présente et le casino municipal occupait le sous—sol. Le boulevard Léon-Gambetta était encore pavé, les rails de tramways enlevés. Les pourtours du théâtre étaient alors agrémentés de massifs fleuris avec un bassin garni de poissons rouges.

    Les premiers massifs à disparaître pour laisser place à une station de bus étaient ceux bordant la rue Antoine-Bénard. En 1975, priorité était faite au stationnement des voitures.

    Bassin et massifs de fleurs étaient sacrifiés du côté boulevard Pasteur. La surface a été goudronnée pour servir de parking, qui a laissé place à son tour à des couloirs de circulation pour les autobus lors des travaux de rénovation du centre ville au début des années 2000. J.-P.P. (CLP)

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