• Visite éclair du président De Gaulle le 29 avril 1966

    CALAIS. Fin avril 1966, la première étape du déplacement du président Charles de Gaulle de quatre jours dans le Nord était Calais. L’hélicoptère du président atterrissait sur le terre-plein du bassin Ouest, où il était accueilli par son beau-frère, Jacques Vendroux, maire de la ville.

    La visite se déroulait au pas de charge: visite du stade du Souvenir, de la piscine Ranson, de l’église Notre—Dame, repas en famille boulevard La—Fayette, du collège d’enseignement technique avenue Louis Blériot, balade en hovercraft. A 15 h 30, le président repartait en hélicoptère. Le voici serrant des mains lors de son départ. Ce sera sa dernière visite officielle à Calais. L’année suivante, les Calaisiens pouvaient voir à nouveau le président, cette fois sur d’immenses affiches (ci—dessous boulevard Pasteur) lors de la campagne des législatives de mars 1967 menée par le parti gaulliste.

    J.—P.P. (CLP)

    Visite éclair du président De Gaulle le 29 avril 1966

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  • Le retour de la République, célébré à Calais en 1848

    CALAIS. Le dimanche 14 mai 1848, l’arbre de la Liberté était planté place d’Armes pour célébrer le retour de la République, la seconde, qui aura une courte existence : de février 1848 à décembre 1851. Ce dessin détaillé de Victor Demotier illustre l'événement. On peut y voir à l’entrée de la rue de la Citadelle l’enseigne de la librairie de son frère Charles. L’arbre transporté sur un chariot tiré par quinze Chevaux avait été planté à l’emplacement exact de celui, planté le 25 avril 1792, pour célébrer l’avènement de la Première République. Le Second Empire restauré, il était scié le 21 janvier 1852.

    Le 22 octobre 1848, les Calaisiens renouaient avec les anciennes fêtes fédératives de la Révolution. Ci—dessous, la 118 légion de la garde nationale parisienne, entrant dans la ville par la porte Richelieu, pour participer à la fête et fraterniser avec la garde nationale calaisienne. J.—P. P. (CLP)

    Le retour de la République, célébré à Calais en 1848

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  • L'hôtel des ventes de la rue du Moulin-Brûlé

    CALAIS. L'hôtel des ventes, situé avant—guerre rue Royale, ouvrait au début des années 1950 dans le passage Peumery de cette même rue. Le commissaire-priseur était M. Joseph Jurain, remplacé par Maître Bernard Valembois en 1969. L'hôtel des ventes s’installait rue du Moulin-Brûlé dans une ancienne usine de dentelle. En mai 1977, la salle des ventes se déplaçait rue Delaroohe dans un ancien entrepôt d’un négociant en bois (photo ci—dessous). En 1984, Eric Fillon, commissaire-priseur, rachetait la charge de Maître Valembois. Le samedi était consacré aux petites ventes et le dimanche après—midi à celles de peintures et d’objets d’art, qui attiraient des acheteurs parisiens et, par téléphone, des acheteurs d’autres pays.

    La salle a fermé en 2004. En 2013, le groupe lillois Mercier et Cie ouvrait une nouvelle salle dans la zone Marcel—Doret, fermant en décembre 2017.        J.-P.P. (CLP)

    L'hôtel des ventes de la rue du Moulin-Brûlé

     

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  • La digue empierrée construite par les militaires

    CALAIS. La guerre de 1870 et les mauvaises relations avec les Anglais rendaient les militaires méfiants. Les plages est et ouest restaient leur domaine. Le génie civil décidait même de créer une nouvelle ligne de fortification. A la plage un talus avec un versant empierré vers la mer était construit de 1879 à 1882.Il bordait un fossé inondable, dit de la Courtine, devenu l’actuelle route de la digue Gaston—Berthe. Achille Bresson obtenait l’autorisation en 1893 d'édifier un casino sur le talus qui formait une ligne continue de la jetée ouest au village des Baraques. Le casino faisait face à la mer. Il reposait sur ce talus renforcé par le versant fait de pierres. Ce versant existe toujours tout comme la descente, visible à gauche de la photo qui conduit à l’actuel poste de secours. La digue n'a jamais été franchie par la mer même lors de l’ouragan de janvier 1978, ci—dessous. J.—P.P. (CLP)

    La digue empierrée construite par les militaires

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  • La digue Gaston-Berthe élargie en 1987

    CALAIS. Il ne reste quasiment plus de place pour la circulation des piétons. Le trottoir de la digue servait de parking afin de faire face aux problèmes de stationnement, une situation qui ne pouvait perdurer. En 1987, la municipalité a décidé d’élargir la digue face aux immeubles Jean—de—Vienne. La chaussée a été redessinée passant de 10 à 22 m avec la création d’un îlot central pour le stationnement en épi. Le but, permettre une circulation en double sens et réguler le stationnement anarchique. L'installation de fontaines, de bancs, de porte-vélos, de nouveaux escaliers, a amélioré le confort des plagistes.

    En 1989; entre la digue et les immeubles, une plaine de jeux complète l’aménagement du front de mer avec mini—golf, jeux pour les enfants.

    Des agencements qui se poursuivent avec piste de skate, boulodrome, terrain de basket et de football. J.-P. P. (CLP)

    La digue Gaston-Berthe élargie en 1987

     

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  • Les tentes en location, une tradition perdue te pourtant très appreciée

    CALAIS. Les tentes de location étaient déjà visibles sur les plus anciennes cartes postales datant de la fin du XIX°siècle, dressées devant le tout nouveau casino de la plage. Les tentes en lourd coton coloré étaient montées sur une armature de bois qui se dépliait comme un parasol.

    Les estivants pouvaient les louer à l‘heure, à la demi-journée ou à la journée. Les loueurs de tentes offraient aussi d‘autres services, comme la location de transats,de bouées, de maillots de bain. Ces petits commerces saisonniers reprendront de plus belle après la guerre.

    Les loueurs dans les années 1950 étaient nombreux et la concurrence était rude. Dans les années 1970, il n’en restera qu’un : Albert Sergeant, qui commençait à remplacer les tentes en toile par des tentes en bois démontables. La tempête de 1978 et le départ en retraite de M. Sergeant mettront fin à ce service apprécié des touristes. J.—P. P. (CLP)

    Les tentes en location, une tradition perdue te pourtant très appreciée

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  • Les chalets de plage "Sense" c'était du costaud

    CALAIS. La plage et ses accès déminés, les chalets venaient rapidement l’égayer. Dès 1947, l'entreprise Mon Chalet de la rue Descartes ne chômait pas. Jules Sense, entrepreneur en menuiserie, s’était spécialisé dans la construction de ces chalets.

    En 1948, la ville lui concédait un contrat d’affermage de la plage avec charge pour lui de relancer les activités estivales. La saison terminée, les chalets étaient acheminés près du camp ]ules-Ferry. Soixante—dix ans plus tard, il reste quelques-uns de ces premiers chalets. Seuls les incendies criminels et l’ouragan de 1978 ont réussi à en venir à bout.

    Leur longévité s'explique par la minutie avec laquelle ils étaient construits et par la qualité du bois alors utilisé. Au départ, ils étaient peints en vert foncé à l'extérieur, vert tendre à l’intérieur.

    Au fil du temps, ils devinrent plus colorés. En 1978, le blanc leur était imposé. J.-P. P. (CLP)

    Les chalets de plage "Sense" c'était du costaud

     

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  • L'avenue de la plage des années cinquante

    CALAIS. Percée en 1902 dans le glacis des fortifications du Fort Risban, l'avenue de la Plage changeait de nom en 1934 pour devenir l'avenue Raymond-Poincaré. Les Calaisiens continueront à l’appeler l’avenue de la Plage jusqu'à sa disparition, au début des années 1970.

    La voici au début des années 1950. Elle était bordée par les dunes et par les blockhaus allemands. Sur ce chemin menant à la plage les commerçants s’étaient tout de suite réinstallés. A l’entrée de l’avenue, une pause était possible au bar du golf miniature, puis aux restaurants La Potinière et Le Beau Séjour.

    Au pied du blockhaus, qui servira de refuge à la SPA, Robert Pouilly avait installé un chalet brasserie-friterie (ci-dessous). La Friterie Robert occupera cet emplacement de 1947 à 1951.

    Sur la gauche, les chalets commerciaux saisonniers qui faisaient face au nouveau parking, étaient aussi de retour. J.-P. P. (CLP)

    L'avenue de la plage des années cinquante

     

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  • L'église Notre-Dame des Armées aux Cailloux

    CALAIS. Cette église, photographiée en 1924, ont succédé à une première église Notre-Dame des Armées construite en bois et qui a failli brûler en 1916. Elle se situe dans le quartier des Cailloux, rue Cambronne, qui longe la voie ferrée. L‘abbé Peugnet, à l’origine du projet lancé en 1913, avec une souscription publique pour réunir les fonds. La Première Guerre mondiale a stoppé le projet. La première pierre a été bénie en 1921 sur un terrain offert par Madame Damann. La construction a débuté en 1921 avec des moyens dérisoires.

    Le Calaisien Roger Poyé en a été l’architecte. En 1924, il manquait encore l'argent nécessaire à la réalisation des voûtes, à l'achat des cloches et du mobilier. L’église a été bénie en juillet 1924 par Monseigneur Julien du diocèse d’Arras alors qu’elle n‘était pas totalement achevée. Le clocher n’a été terminé qu’en 1928. J-P.P. (CLP)

    L'église Notre-Dame des Armées aux Cailloux

     

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  • Le conservatoire national de musique rue Gustave Cuvelier

    CALAIS. Le conservatoire national de musique (ici en 1978) s’installait au début des années 1920 dans cet immeuble construit en 1874, au n° 12 de la rue Gustave-Cuvelier. Il partageait les locaux avec l'annexe de l'école primaire Gustave-Cuvelier.

    L'école de musique de Saint-Pierre avait été créée en 1883 et occupait la halle de la place de la République. Il existait, à Calais—Nord, une autre école municipale de musique qui était devenue nationale en 1913, avec laquelle elle avait fusionné. Situé en 1913 au n° 18 rue du Petit—Paris, qui deviendra la rue du Onze-Novembre, le conservatoire déménageait en 1922 rue Saint-Miohel, à Calais-Nord, et enfin rue Gustave-Cuvelier.

    Voici, ci-dessous, en 1921, l’immeuble au centre de cette photo aérienne. Après un ultime déménagement en 1978. le conservatoire s’installait au n° 43 rue du Onze-Novembre à l’emplacement de la salle paroissiale du Sacré-Cœur.        J.-P.P. (CLP)

    Le conservatoire national de musique rue Gustave-Cuvelier

     

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