• Un temple évangéliste suédois rue de Moscou

    CALAIS. Les cargos chargés de bois en provenance des pays nordiques étaient nombreux à venir décharger leur cargaison à Calais. Elle était destinée à étayer les galeries de mines du Pas-de—Calais et à approvisionner l‘usine des pâtes à papier. Ci-dessous, les rondins s’empilaient sur les quais du bassin Carnot, où était amarré l’Hernodia, en provenance du petit port suédois d'Helsingborg, située sur la côte du détroit de l‘0resund, au niveau de son point le plus étroit. Près du port, au n° 28 rue de Moscou, une petite église luthérienne et son pasteur suédois accueillaient les marins “scandinaves. qu'ils soient Suédois, Danois ou Norvégiens.

    Dans l‘annuaire, sa dénomination en suédois Svenska—Sjomanskyrkan (église suédoise) y était accolée. Un foyer avait été construit à côté de l’église avec salles de repos, de lecture et de dégustation. C’était aussi la résidence du pasteur suédois. J.-P.P. (CLP)

    Un temple évangéliste suédois rue de Moscou

     

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  • Une première en 1935, la traversée du détroit en auto amphibie

    CALAIS. Le 31 mai 1935, Jakob Bauling, un mécanicien de Coblence, innovait en tentant la traversée à bord d'une auto amphibie de sa conception avec les roues arrière munies de palettes. Il avait attendu une météo favorable durant trois semaines avant de s'élancer. Au milieu du détroit, la mer commençait à moutonner. M. Agneray, patron du bateau-pilote calaisien qui l'escortait. montait à bord et l'aidait à écoper à l’aide d'une pompe à main. Efforts récompensés, l'auto amphibie rejoignait la plage de Douvres. Durée de la traversée : six heures. Record battu en 1962 par deux Parisiens en 5h50, record pulvérisé du plus de 4 heures en 2004 dans le sens Douvres—Calais.

    Le milliardaire britannique Richard Branson, patron de Virgin, traversait le détroit en 1 h 40 à bord de l'Aquada. Les essais avortés seront nombreux, comme ci—dessous en 1985 pour cette Toyota équipée d'énormes roues.     J.—P.P. (CLP)

    Une première en 1935, la traversée du détroit en auto amphibie

     

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  • La société des aciéries de Sambre et Meuse, quai de la Loire

    Avec la construction du bassin Carnot, des industries lourdes pouvaient s'installer quai de la Loire, profitant des facilités d'approvisionnement. Une usine de fabrication de pâtes à papier, deux entrepôts d'huiles lourdes en provenance des USA et de Russie voyaient le jour. A l'entrée du quai de la Loire près de la rue Mollien, la toute nouvelle aciérie de Sambre et Meuse, créée en 1900 et basée à Stenay, y ouvrait en 1909 des hauts fourneaux ainsi qu'a Jeumont dans département du Nord. L'aciérie de Calais était alors de loin la plus importante du groupe. Elle sera très active durant la guerre 14-18. Les cargos chargé en minerai et en charbon, venaient s'amarrer près de l'usine proche des quais au fond du bassin Carnot. Les hauts fourneaux seront éteints en 1922. Sur le site s'installait la Société industrielles des téléphones. J-P.P. (CLV)

    La société des aciéries de Sambre et Meuse, quai de la Loire

     

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  • Deux blockhaus gênants sur la plage et la digue

    Calais: Les blockhaus allemands feront longtemps partie du paysage en front de mer. La majorité d’entre eux bordaient l’avenue de la Plage.

    Deux autres en bord de plage étaient particulièrement gênants. Ces deux photos sorties des albums des familles Sagniez et Canonne les montrent. Le premier se trouvait sur le sable près de la jetée Ouest, le second en milieu de digue (Ci—dessous). Il était énorme: 17m de large, 10 de long, 5 de haut. Durant la guerre, des barres de béton permettaient aux

    camions allemands d’acheminer les munitions vers un gros canon braqué sur le détroit. La construction de la digue Gaston—Berthe nécessitait sa destruction. Elle dura six semaines.

    Au printemps 1952, des équipes d’ouvriers y pratiquaient des perforations pour placer des bâtons de dynamite. Tôt le matin, tard le soir, quand la plage était déserte, retentissaient les explosions. J.-P.P. (CLP)

    Deux blockhaus gênants sur la plage et la digue

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  • Une seconde vie pour l'usine de dentelle Gaillard

    CALAIS. L’usine Gaillard rénovée abrite désormais le collège les Dentelliers et des bureaux du conseil départemental. Elle a conservé ses trois tourelles vestiges de son passé industriel, un patrimoine préservé.

    Située entre les rues du Four—à-Chaux et Gaillard, la voici au début du XX° siècle avec, à gauche, les bâtiments d’origine; à droite la nouvelle aile construite après un incendie qui ravagea l’usine durant quatre jours en 1903. Autre exemple de réhabilitation, l’usine Boulart quai du commerce qui abrite la cité internationale de la mode et de la dentelle ; ou l’usine de la rue Auber transformée en 70 appartements. Beaucoup d‘autres ont été détruites: par les bombes canadiennes en 1944 pour les usines Debray boulevard La-Fayette et Tourneur rue du Temple ; par les coups de pioches des démolisseurs pour la majeure partie d’entre elles, remplacées par des habitations. J.-P.P. (CLP)

    Une seconde vie pour l'usine de dentelle Gaillard

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  • Un moulin à vent en centre ville à la fin du XIXe siècle

    CALAIS. Le peintre Edouard Frère a immortalisé le moulin Tourneur en 1872. Il se trouve sensiblement à l‘angle des rues de Valenciennes et du Moulin-Brûlé. Dans ce quartier, cinq moulins apparaissent sur des plans de la fin du XVIIIe siècle. Deux sont abattus par un ouragan en 1807. Un autre est détruit par un incendie, de là semble-t—il l’appellation de la rue du Moulin—Brûlé. Celui-ci, le dernier, ne sera détruit qu'en 1873.

    Sur la gauche se trouve le cimetière de la ville, utilisé jusqu’en 1871. Les derniers monuments sont enlevés en 1880. L’endroit est appelé par les Saint-Pierrois plaine Brochot, en référence à l‘usine de tulle proche.

    Cette plaine restée déserte une vingtaine d'années puis accueillera le théâtre. Un autre moulin perdure dans l‘ancien Calais dessiné ci-dessous par Victor Demotier. Le moulin Renard est détruit par un incendie en 1853. J.-P.P. (CLP)

    Un moulin à vent en centre ville à la fin du XIXe siècle

     

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  • Début 1900, la dentelle donnait du travail à 28 700 personnes

    CALAIS. Comme dans beaucoup de rues, la sortie des ouvriers des usines de tulle était impressionnante. Plusieurs étaient installées rue du Temple. Ici la sortie des ateliers de l'une d’entre elles située à l'angle de la rue Charest. Elle avait attiré l'œil du photographe et était le sujet de cette carte postale dont le cachet indique 1906. L'industrie dentellière était prospère. En 1906. on dénombrait 546 fabricants.

    2 740 métiers pour un chiffre d'affaires de 115 millions de francs de l'époque, dont 40 % à l’exportation vers les Etats-Unis. Fernand Lennel, dont l'ouvrage Calais par l’image reste une référence incontournable, estimait que le tulle calaisien donnait du travail à 28 700 personnes: 7 500 hommes,     21 000 femmes. 200 enfants. Ci-dessous quelques—unes de ces dames réparaient les fils cassés dans l‘usine. Beaucoup travaillaient à domicile.              J.—P.P. (CLP)

    Début 1900, la dentelle donnait du travail à 28 700 personnes

     

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  • Rue Charost coupée, rue de la Villa et Nationale disparues

    CALAIS. Le 30 septembre 1944, les Canadiens bombardaient le centre-ville afin d’obtenir la reddition de l'armée allemande. L'usine Debray, boulevard LaFayette, les magasins en face, et des maisons et usines des rues du Temple et Charost étaient en flamme. En 1946, sur le quadrilatère formé par les rues Neuve, Charost, Temple et Nationale était construite une cité provisoire pour les commerçants sinistrés : la Cité Charost. Elle n‘a pas inspiré les éditeurs de cartes postales. La Cité Charost était rasée au début des années 1970. Le quadrilatère devenait un parking sur lequel jouaient ces enfants un jour neigeux de janvier 1977. Si le café sur l‘angle existe toujours, à l'aube des années 2000 un centre commercial y était construit à cheval sur la rue Charost, coupée en deux. Ci-dessous les rues Nationale et de la Villa (où se trouvait le cinéma Calaisiana) qui ont disparu plus tard. J.-P.P.( (CLP)

    Rue Charost coupée, rue de la Villa et Nationale disparues

     

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  • La clinique Richelieu de la Mutualité place d'Angleterre

    CALAIS. La clinique chirurgicale était fondée en 1906 par les docteurs Leplat, Yardin et Cazeneuve. Elle venait compléter le dispositif médical dont le fleuron était l'hôpital municipal, quai du Commerce. Le docteur Jean—Louis Vinay succédait au docteur Leplat au début des années vingt.

    La clinique possédait une antenne rue des Communes dirigée par le docteur Regner. Dans les années 1930, La clinique devenait la propriété de la Fédération mutualiste. La façade donnant rue de Madrid est photographiée ici. L’antenne de la rue des Communes était fermée. Le docteur Regner ouvrait sa clinique au 1O7, boulevard Gambetta. Deux autres cliniques accueillaient les patients : la clinique Deladrière, 15, rue Jean—Noël-Dubout, et la clinique Saint-Dominique, 22 quai de l'Yser. Le confort de la clinique Richelieu était apprécié avec des chambres individuelles rares à l'époque(ci-dessous).           J.-P.P. (CLP)

    La clinique Richelieu de la Mutualité place d'Angleterre

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  • L'arrivée au port du président Poincaré en 1919

    CALAIS. Le président Poincaré et son épouse, invités par le roi d'Angleterre George V pour fêter le premier anniversaire de l’armistice, arrivent en gare maritime le 10 novembre 1919 pour embarquer pour Londres. Cinq jours plus tard, le Pas—de-Calais entre au port avec à son bord le président de retour. De nombreux Calaisiens sont venus le saluer, massés sur le perré du Risban et sur la jetée Ouest alors dans son prolongement. Les canons du fort Risban lancent plusieurs salves bruyantes.

    Le président monte rapidement dans le train pour regagner Paris : « je suis content de retrouver le soleil en rentrant en France et je regrette de ne pouvoir m’arrêter plus longtemps à Calais». En 1962 alors que le chemin du Risban est encore accessible, les Calaisiens y sont à nouveau massés cette fois pour saluer le départ du Bounty. J.-P.P. (CLP)

    L'arrivée au port du président Poincaré en 1919

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