• L'embarquement des troupes françaises pour la Crimée

    CALAIS. Voici l'embarquement du corps expéditionnaire français de la Baltique le 15 juillet 1854.

    En 1853, le tsar Nicolas 1er envahissait la presqu’île de Crimée afin de prendre le contrôle des détroits des Dardanelles et du Bosphore. Inquiets, Napoléon III et le Premier ministre britannique, George Hamilton Gordon, déclaraient la guerre à la Russie, aux côtés du sultan ottoman Abdul—Medjid 1er. La flotte anglaise ralliait Calais afin d’embarquer les troupes françaises. Les navires anglais s’amarraient le long des quais.

    Chaque régiment français montait à bord du navire qui lui était affecté sous les yeux des Calaisiens, venus acclamer les soldats. A l'époque, le chenal était plus étroit.

    Ci-dessous, la jetée Est en 1890, qui sera remplacée en 1895 par une nouvelle jetée, située encore plus à l'est. Le conflit s'est terminé par la défaite de la Russie, entérinée par le traité de Paris de 1856. J.—P. P (CLP)

    L'embarquement des troupes françaises pour la Crimée

     

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  • Un rallye international de mini-hovercrafts en 1974

    CALAIS. Le 23 septembre 1974, vingt-cinq mini-hovercrafts participaient face à l'hoverport et sur la plage, dite des « pauvres », au premier championnat organisé en France, rallye dénommé « Hovercraft Championship ». Le 25 juillet 1959, la première traversée d'un hovercraft expérimental conçu par Christopher Cockerell avait créé des vocations.

    Des bricoleurs s’étaient lancés dans la construction de mini-engins, certains propulsés par des moteurs de mobylettes. Une firme anglaise proposait même de petits aéroglisseurs en kit. Voici quelques-uns de ces engins rassemblés à Calais, certains de fabrication artisanale, d’autres sortis d’usines. Des épreuves de vitesses et de maniabilité étaient au programme du rallye. En arrière-plan, l’hovercraft Sir Christopher de la compagnie Hoverlloyd permet la comparaison avec les mini—hovercrafts. Ce sera le seul rallye de ce type organisé à Calais. J.-P. P. (CLP)

    Un rallye international de mini-hovercrafts en 1974

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  • Le vapeur du roi Louis-Philippe en détresse en 1840

    CALAIS. Le 16 août 1840, le roi Louis-Philippe embarque au Tréport sur le vapeur “Véloce” direction Boulogne-sur—Mer. Il est accompagné de sa famille et de proches. Mme Adélaïde, M. et Mme la Duchesse de Nemours. MM. les Ducs d'Aumale et de Montpensier. Au large de Boulogne, “le Véloce” pris dans une tempête ne parvient pas à entrer dans le port. Le capitaine Grandin se dirige alors vers Calais, d'un accès plus facile. Le “Véloce” se heurte à la jetée Est où il reste enfoncé dans l‘estacade. Sauve qui peut, le roi embarque sur la jetée et gagne à pied l'hôtel Dessin. Le “Véloce” a évité le naufrage et le capitaine a même reçu la légion d‘honneur pour avoir sauvé le roi. A l'époque, le débarquement n'était pas évident. Les quais n'étant pas à flot en permanence, une barque devait alors se détacher du navire pour déposer les passagers au pied des quais (Ci—dessous en 1819). J.-P.P. (CLP)

    Le vapeur du roi Louis-Philippe en détresse en 1840

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  • L'engouement des calaisiens pour les chalets de la palge

    CALAIS. Les premiers réflexes des Calaisiens dès l’après—guerre étaient d’acheter ou de louer un chalet sur la plage pour y passer les vacances. Avec le percement de la digue Gaston—Berthe en 1952. ils s'installaient dans le prolongement des chalets commerciaux, des constructions plus grandes sur pilotis, qui n’étaient pas démontés l'hiver. Plus de 500 chalets étaient présents sur cette photo de la fin des années 1950. Sur la plage, la première rangée était complète, la seconde s’arrêtait à mi—plage. L‘hiver, ils étaient transportés dans le camp Jules—Ferry.

    L'engouement pour ces petites résidences était tel que leur nombre s’élèvera à plus de 700.

     L’urbanisation du front entraînait la disparition progressive de ceux implantés sur la digue. Les premiers disparaissaient dès 1966, ci—dessous les derniers étaient en sursis sur cette photo de la fin des années 1970. J.—P.P. (CLP)

    L'engouement des calaisiens pour les chalets de la palge

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  • Le couvent des dames du Sacré-Coeur ouvert en 1856

    CALAIS. Le couvent du Sacré-Cœur avait été construit de 1854 à 1856 dans un style normand. Les cours y étaient assurés par des religieuses qui y accueillaient des jeunes filles de la bourgeoisie locale et régionale et des Anglaises venues apprendre le français. La chapelle du couvent servait de paroisse aux habitants du quartier. Suite à la loi du 7 juillet 1904 interdisant l’enseignement aux congrégations, les dames de la Sainte—Union quittaient Calais. Le couvent était mis en vente en 1907 au tribunal civil de Boulogne, racheté par la municipalité d’Edmond Basset afin de le transformer en hospice, projet abandonné. Emile Salembier, le nouveau maire, décidait de transformer le couvent en collège pour filles doté d’un internat. Ainsi naissait en 1909 le collège Sophie-Berthelot, aménagé sur les plans de l'architecte Louis Debrouwer.         J.-P.P.(CLP)

    Le couvent des dames du Sacré-Coeur ouvert en 1856

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  • La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Sachant que certains touristes étrangers ne pouvaient se déplacer jusqu‘à Paris. Mlle Joelle Catoire décida de mettre sur pied une troupe de French Cancan. Une bien heureuse initiative !

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Les benjamins du spectacle! Mais même avec une moyenne d'âge de six ans. ils prennent sur scène des poses de grand acteur. Sans doute une carrière à suivre...

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    C’est sur un classique qu'évoluèrent les danseuses et danseurs de rock de Mlle Brodel: « Rock around the Clock », la musique du film « Graine de violence » !

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    La Hongrie ne fut pas le seul pays à venir présenter son folklore puisque l’on compta des danses venues de sept autres nations: le Canada, le Brésil, les USA.. Tahiti, l’Espagne, la Bretagne et l'Ecosse. Une véritable fête internationale.

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Les «squaws» préparent la soupe tandis que le chef indien fume le calumet de la paix en arriere-plan.

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    La danse orientale apportait son parfum de mystère avec les visages voilés.

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Le papier crépon fut largement utilisé par les enfants pour confectionner leurs vêtements. Pantalons, vestes, chapeaux …ou les robes de « Kisses for me ».

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Quand il faut mettre les costumes, les enfants s‘appliquent dans un joyeux tohu—bohu.

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Ces jeunes demoiselles se firent applaudir dans une danse moderne fort endiablée, la « Dady Cool ».

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Parents, amis, amateurs de musique ou de danse, ils furent plus de 2 000 à assister à la fête enfantine du Centre Jules Ferry !

    La fête de clôture du centre aéré Jules Ferry août 1977

    Il ne s‘agit nullement des poupées chantées jadis par Michel Polnareff. Celles—ci, dès qu‘il s'agit de se dépenser sur podium, sentant plutôt tentées de dire «oui» !

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  • La petite route qui menait à Blériot-Plage

    CALAIS. Cette carte postale montre la route menant aux Baraques au début du XX°siècle. Les ponts Henri-Hénon n’étaient pas encore construits. Pour franchir le bassin des Chasses, il fallait emprunter ce pont de bois que les Calaisiens appelaient le Long-Pont. Il débouchait sur l’ancienne route du casino.

    Lorsque les ponts Hénon ont permis de joindre la plage en ligne droite par l'avenue de la Plage, cette route a été moins fréquentée. Longeant le bassin des Chasses, cette route pittoresque permettait de rallier le village des Baraques, à une époque où la digue n'était pas carrossable.

    Ci-dessous, cette même route a été photographiée en 1966 du haut du fort Risban. Elle s’appelait alors la nationale 40 et serpentait entre le bassin des Chasses et les dunes. Une large avenue rectiligne, rapidement bordée de maisons, la remplaçait. Elle a été baptisée boulevard du Général—de-Gaulle en 1969. J.-P.P. (CLP)

    La petite route qui menait à Blériot-Plage

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  • Quand les animaux étaient encore tolérés sur le sable

    CALAIS. Pour des raisons d’hygiène, les animaux sont désormais interdits sur la majeure partie des plages de France. A Calais, cette décision date d'une trentaine d'années. Après-guerre, les promenades à dos d’âne faisaient encore partie du folklore local. Cette carte postale date d’avant la Première Guerre mondiale. Ce groupe posait face aux chalets, plus grands que ceux actuels et montés sur pilotis pour résister aux grandes marées. En bordure de mer, les abris sur roues existaient encore. Une flotte de chevaux était louée pour la saison estivale afin de les tirer dans la mer.

    Ramasser les crottins faisait partie de la routine quotidienne. Ce Chariot tiré par un mouton est plus anecdotique. Une bonne occasion de revoir le casino et son immense terrasse. Il se trouvait en début de plage, installé sur le perré qui est devenu l‘actuelle digue Gaston-Berthe. J.—P.P. (CLP)

    Quand les animaux étaient encore tolérés sur le sable

     

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  • Une messe face à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul en ruine

    CALAIS. Cette photo a été prise le 15 août 1950. Autour de la petite église du Courgain—Maritime, la reconstruction battait son plein. C'était l’occasion pour le chanoine Costenoble de célébrer une messe en plein air. Quartier des pêcheurs oblige, une barque surmontée de filets de pêche servait d’autel devant l'église. Sur la droite, parmi les ruines, la vie avait rapidement repris ses droits, un café avait été ouvert dans un bâtiment provisoire. On pourrait penser l’église sauvée tant sa façade quasiment intacte cachait les dégâts infligés par les bombardements. Et pourtant, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul était condamnée à la destruction. L‘arrière était en piteux état, éventré par une bombe alliée lors de la Libération. A l’intérieur, douze obus piégés posés par les Allemands n’avaient pas explosé. Elle était rasée en 1953. Une nouvelle église ouvrait au culte en 1964. J.—P.P.(CLP)

    Une messe face à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul en ruine

     

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  • En 1914, les chalets sur roues disparaissaient

    CALAIS. « Des voitures—baignoires stationnent à l'est du port durant la belle saison et, moyennant un prix très modique. On peut prendre des bains de mer agréablement », écrivait M. Collet dans un ouvrage publié en 1833. La construction d'un établissement des bains de mer en 1837 était imposée à l'ouest des jetées, les militaires ayant refusé son installation à l’est, terrains réservés à leurs manœuvres. Sur cette gravure voici cet établissement en 1869. Les chalets fixes n’existaient pas. C'était alors la vogue des chalets sur roues qui permettaient aux dames de se baigner sans avoir à traverser la plage en maillot de bain. Il y en avait près de cinquante. L’implantation du nouveau casino en 1893 s‘accompagnait de celle de chalets fixes. Les chalets sur roues les côtoyaient un temps. La rareté des chevaux réquisitionnés pour la Grande Guerre les a fait disparaître. J.-P.P. (CLP)

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