• Une messe face à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul en ruine

    CALAIS. Cette photo a été prise le 15 août 1950. Autour de la petite église du Courgain—Maritime, la reconstruction battait son plein. C'était l’occasion pour le chanoine Costenoble de célébrer une messe en plein air. Quartier des pêcheurs oblige, une barque surmontée de filets de pêche servait d’autel devant l'église. Sur la droite, parmi les ruines, la vie avait rapidement repris ses droits, un café avait été ouvert dans un bâtiment provisoire. On pourrait penser l’église sauvée tant sa façade quasiment intacte cachait les dégâts infligés par les bombardements. Et pourtant, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul était condamnée à la destruction. L‘arrière était en piteux état, éventré par une bombe alliée lors de la Libération. A l’intérieur, douze obus piégés posés par les Allemands n’avaient pas explosé. Elle était rasée en 1953. Une nouvelle église ouvrait au culte en 1964. J.—P.P.(CLP)

    Une messe face à l'église Saint-Pierre-Saint-Paul en ruine

     

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  • En 1914, les chalets sur roues disparaissaient

    CALAIS. « Des voitures—baignoires stationnent à l'est du port durant la belle saison et, moyennant un prix très modique. On peut prendre des bains de mer agréablement », écrivait M. Collet dans un ouvrage publié en 1833. La construction d'un établissement des bains de mer en 1837 était imposée à l'ouest des jetées, les militaires ayant refusé son installation à l’est, terrains réservés à leurs manœuvres. Sur cette gravure voici cet établissement en 1869. Les chalets fixes n’existaient pas. C'était alors la vogue des chalets sur roues qui permettaient aux dames de se baigner sans avoir à traverser la plage en maillot de bain. Il y en avait près de cinquante. L’implantation du nouveau casino en 1893 s‘accompagnait de celle de chalets fixes. Les chalets sur roues les côtoyaient un temps. La rareté des chevaux réquisitionnés pour la Grande Guerre les a fait disparaître. J.-P.P. (CLP)

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  • Moins de chalets sur la digue, plus sur la plage

    CALAIS. Les dunes bordant la digue Gaston—Berthe ont été rasées durant l’hiver 1965 afin de vendre les parcelles aux promoteurs immobiliers. Les 120 chalets de la digue sur pilotis ont été condamnés malgré les promesses de la ville de les sauvegarder. Les premiers partaient au printemps 1965. Les plus grands vers Blériot ou la campagne, les autres étaient détruits. Les plus petits ont traversé la digue et complété la deuxième rangée de chalets faisant ainsi la liaison avec les chalets de Blériot. Une troisième rangée a été créée portant ainsi le nombre de chalets sur le sable à près de 570. Au fur et à mesure de l'avancement des constructions du front de mer, les chalets de la digue ont expulsés jusqu'à leur disparition totale à la fin des années 1980. Dans le virage de la nouvelle avenue Delattre-de-Tassigny, ils ont été pour un temps remplacés par des caravanes. J.-P.P. (CLP)

    Moins de chalets sur la digue, plus sur la plage

     

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  • Le chalet du centre de loisirs jeunes, sur le sable

    CALAIS. Dès la fin des années 1950, le Centre de loisirs jeunes (CLJ) avait été le premier organisme présent l’été sur la plage afin d’occuper les vacances des jeunes Calaisiens. Géré par la police, ce centre avait pour objectif le volet prévention auprès des jeunes de plus de 18 ans, puis de plus de 16 ans. Depuis 2004, le chalet d'accueil du CLJ s'est installé sur le parking de Blériot.

    De l’été 1978 à l’été 2003, il avait pour base l’ancien préfabriqué situé face au chenal qui avait servi à accueillir les premiers hovercrafts. Auparavant, le chalet d’accueil se situait sur le sable près de la jetée Ouest. Le voici à droite du chalet de M. Sergeant, le loueur de tentes. Ce chalet fut balayé par la tempête de janvier 1978. Les animateurs, essentiellement des policiers, y organisaient des loisirs sportifs et socioculturels ainsi que de mémorables rencontres inter-CLJ.  J.-P.P. (CLP)

    Le chalet du centre de loisirs jeunes, sur le sable

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  • La brasserie de la digue posée sur le sable

    CALAIS. Un emplacement privilégié en bordure de digue surplombant la plage a été concédé à Jules Sense, devenu le fermier de la plage, avec l’obligation d’y construire un restaurant. Il a fallu pallier dans l’urgence à la disparition du casino. L’établissement s’appellera le Petit casino dans l’attente de la construction souhaitée d’un vrai casino, et avant de devenir la Brasserie de la digue. Le Petit casino est construit sur les fondations d’un restaurant existant à cet endroit avant-guerre. Une buvette et plusieurs cellules de location de matériel de plage sont aménagées en sous—sol. M. Barrez prend la direction du restaurant qui devient la Brasserie de la digue. La salle du restaurant offre une vue superbe sur les jetées. Les plagistes viennent y acheter des frites. Au fil du temps, la brasserie perd de sa superbe. Une violente tempête l‘achève en 1987. Le poste de secours la remplace. J.-P. P. (CLP)

    La brasserie de la digue posée sur le sable

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  • L'ancienne usine de Gaston Berthe détruite en 1982

    CALAIS. Au début des années 1980, la rénovation urbaine dans le secteur de la rue de Vic faisait disparaître de nombreuses maisons. Ici, entre les rues du Pont-Lotin et Chanzy. se trouvait aux n° 59-61 l’ancienne usine du fabricant de dentelle Gaston Berthe.

    Dans le Calais occupé par l’armée allemande, Gaston Berthe avait organisé l’évasion vers le sud des aviateurs anglais, abattus par la DCA allemande. Il était devenù le chef du réseau Prat réseau démantelé en 1943. Gaston Berthe, dont la maison rue Descartes avait été réquisiüonnée par un officier allemand vivait à Balinghem. C'est là qu’il était arrêté puis déporté en Allemagne. À son retour il devenait maire le 19 octobre 1947. Le voici posant devant sa maison de la rue Descartes alors qu’il venait d'être réélu en 1950.

    Cette maison était à son tour récemment détruite lors de la rénovation du quartier Descartes. J.-P.P. ( CLP)

    L'ancienne usine de Gaston Berthe détruite en 1982

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  • La circulation sur la digue bientôt détournée

    CALAIS. Avant-guerre, la digue n'était pas carrossable. Durant l'Occupation, l'armée allemande avait aménagé un chemin fait de poutrelles de béton afin d’accéder aux blockhaus construits face à la mer. D’où l'idée de creuser une route reliant Calais à Blériot-Plage : la digue Gaston-Berthe était inaugurée en 1952.

    La voici à la fin des années 1950 alors que les automobiles étaient encore un luxe. Les chalets sur la digue avaient conquis l'espace libéré au pied des dunes. Sur la plage, les chalets étaient encore démontés chaque hiver. La digue était alors en double sens de circulation et le stationnement se faisait en épi face aux chalets. En 1987, la digue était redessinée avec deux voies de circulation.

    En 2002, la voie longeant la plage devenait piétonnière et, jusqu’en 2008, la circulation des automobiles interdite sur l'autre voie durant la saison estivale. J.-P.P. (CLP)

    La circulation sur la digue bientôt détournée

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  • Les Kid pionniers des tournois de volley sur la plage

    CALAIS. Dès les années 1950, le volley-ball devenait un sport populaire sur la plage de Calais freiné un temps par le nombre limité de filets disponibles. D‘abord pratique familiale ou entre copains, le volley prenait son essor grâce à l'organisation de tournois qui mêlaient amateurs et licenciés. Les pionniers en la matière étaient une équipe de copains les Kid qui, avec les docteurs Vangrevelynghe et Delvallet, organisaient le seul tournoi de la saison estivale, celui du 15 août.

    A l'époque le volley-ball sur le sable se pratiquait en 6 contre 6. Les Kid sont ici debout avec de gauche à droite ]ean‘Heude. Alain et Francine Vangrevelynghe, Pierre Bée, Bernard et Jean-Paul Frémaux, jacques Kohl et Guy Blondeel l'arbitre. La Stella reprenait ensuite l'organisation du tournoi avec ci-dessous le président André Deconceiçao remettant la coupe aux vainqueurs du tournoi jeunes en 1971. J.-P.P. (CLP)

    Les Kid pionniers des tournois de volley sur la plage

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  • Pavés, rails, caténaires: le quotidien des Calaisiens il y a 100 ans

     

    CALAIS. Le cachet de cette carte postale indique 1910. A l'horizon : le beffroi de l'hôtel de ville était absent, les automobiles rares. Sur la droite, les aiguilles des cadrans de la pendule Coutançon, installée en 1895, commençaient à dérailler. Rues et boulevards étaient pavés. Circuler à bicyclette n'était pas aisé. Il faudra attendre la fin des années 1950 pour que les rails des tramways soient enlevés et que l’on commence à bitumer les chaussées. Les fils électriques des tramways tissaient une toile disgracieuse. La carte postale ci—dessous date du début des années 1920.

    Le beffroi de l‘hôtel de ville faisait désormais partie du paysage. Une camionnette doublait le tramway. La pendule Coutançon, dont le contrat s’arrêtait en 1925, était en piteux état, cadrans enlevés. Les piétons traversaient n’importe où. Les passages cloutés ne seront généralisés qu’à partir de 1925.             J.-P.P. (CLP)

    Pavés, rails, caténaires: le quotidien des Calaisiens il y a 100 ans

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    Privés de la place depuis 1940, les Calaisiens la retrouvaient en 1946

     

    CALAIS. « Tout a été mis en oeuvre pour la remise en état de la plage et de l’avenue y conduisant. Les travaux ont été poursuivis activement afin que notre plage reprenne, autant que faire se peut, son aspect d'avant-guerre », écrivait Hubert Desfachelles, le maire, dans le premier bulletin municipal de sa magistrature. Les Calaisiens avaient dû patienter jusqu’à l'été 1946 pour retrouver leur plage.

    Voici, vu du phare, l’avenue de la Plage dégagée. Au premier plan, les quais étaient en triste état. Les portiques soutenant les caténaires des tramways étaient encore présents sur les ponts Henri—Hénon. Le centre aéré Jules—Ferry derrière les dunes n’ouvrira qu‘en 1947. Les restaurants Le Beau Séjour et la Potinière dominant l’avenue n'avaient pas encore été reconstruits. Ci-dessous en 1945, ces piétons sur l’ancien pont du casino découvraient une plage jonchée d’obstacles. J.—P.P. (CLP)

    Privés de la place depuis 1940, les Calaisiens la retrouvaient en 1946

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