• Les péniches ont déserté le quai du Commerce

    CALAIS. Le quai du Commerce devait son nom à la présence des péniches de marchandises qui assuraient la liaison avec Saint-Omer. Elles y étaient amenées en attente du chargement ou du déchargement de leur fret stocké en vrac dans les cales, de matériaux de construction de charbon, de pulpes de betteraves...

    Le batelier vivait à bord avec sa famille. Sur le canal de Calais, ces péniches, en bois avant-guerre, en fer ensuite, étaient d'un gabarit réglementé : le gabarit Freycinet, 38,50 m de long sur 5,05 m de large, adapté aux dimensions des écluses. Les manœuvres de chargement ou de déchargement se faisaient quai du Lieutenant-Andrieux et en face, Quai de la Gendarmerie. Au fil des ans, les péniches se sont faites plus rares. Présentes encore dans les années 1980, elles ont disparu désormais du quai du Commerce qui pourrait désormais s’appeler quai du musée de la dentelle. J.-P. P. (CLP)

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  • Au temps où le flot occupait une partie de la place

    L‘église de Campagne domine la place depuis 1875.

    CAMPAGNE—LES-GUINES. L’église de Campagne domine la place depuis 1875. Elle a été construite en remplacement d‘un édifice plus ancien, et en très mauvais état, dont les pierres ont servi aux encadrements des portes et fenêtres de la ferme se trouvant juste de l’autre côté de la rue. De cette ferme, au début du XXe siècle, sortait Lucien Desfachelles, berger chez les Hamerel, pour mener son troupeau boire au flot. Ce flot aujourd'hui disparu servait d'abreuvoir au bétail et de réserve d'eau pour lutter contre les incendies.

    Lors de fortes pluies, des planches étaient posées au milieu de la route afin de détourner l’eau vers le flot et de toujours le tenir plein. La place de l’église a bien évolué aujourd’hui, le flot a été comblé pour laisser place à un parking et les arbres malades sont abattus un à un. Seule l’église subsiste, encore préservée par la commune, avec l’aide de l'association présidée par Fabrice Thuillier Les Amis de Saint—Martin, qui a notamment contribué à la restauration des statues et de certains vitraux.  S.D. (CLP)

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  • En ce début de XXe siècle, les chevaux sont omniprésents

    CALAIS. Place d'Armes, c'était jour de marché sur cette carte postale datée de 1904. Au premier plan, la tapissière du casino, tirée par deux chevaux, revenait de la plage. A gauche, de la marchandise était déchargée de cette charrette. Face au musée, de nombreux fiacres taxi attendaient les clients. Rue Royale, un cabriolet s'apprêtait à croiser le tramway hippomobile se dirigeant vers la place. Ci—dessous un tramway arrivait au terminus, face au magasin Au Bon Marché où était stationné un autre tramway. Au premier plan, un enfant faisait une balade à dos d'âne. Le commun des mortels ne pouvait pas posséder de cheval. Il fallait en avoir les moyens et la place, une maison avec porte cochère et écurie. Les métiers liés aux chevaux étaient encore rentables, cochers, palefreniers, maréchaux-ferrants, selliers-bourreliers, vendeur de fourrage, et même ramasseur de crottin. J.-P.P. (CLP)

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  • Le café Au Bon Coin... au mauvais endroit

    CALAIS. Une erreur s'est glissée dans notre rubrique précedente à propos de l'identification du café Au Bon Coin : s'il existait bien un café à ce nom avenue Roger-Salengro en 1966, ce n'était pas le bon. M. Devin, lecteur attentif, a reconnu le café Au Bon Coin situé à Coulogne, à l’angle des rues des Hauts—Champs et Louis-Clipet. La plupart des clients posant devant le café étaient des musiciens de l'Harmonie de la Sainte-Cécile, dont lui—même faisait partie. Il y a reconnu le président de l'Harmonie, M. Jean Devin, un homonyme, et aussi M. Ducrocq, le président de la société colombophile La Vitesse. Le propriétaire M. Devenue n’était pas sur la photo. Le café a été détruit dans les années 1990 et a laissé place à un parking. Appel est fait à la sagacité des lecteurs pour situer cet autre café à la terrasse animée (ci-dessous). Rue des Fontinettes, peut—être?. J.—P. P. (CLP)

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  • Deux cafés de quartier dans les années soixante

    CALAIS. Ce petit café du Fort- Nieulay Au Bon Coin existait déjà avant-guerre, tenu par M. Walle. Il se situait au n° 106 avenue Roger-Salengro. à l'angle de la rue Constantine. Le voici en 1966, alors repris par M. et Mme Dejardin, et sponsorisé par les bières Champigneulles. Le café désormais au n° 590, nouvelle numérotation oblige, a été modernisé. Il changea d'enseigne pour devenir un café-brasserie-tabac, Le Fer à Cheval. Son dernier propriétaire, M. Loyer, ayant jeté l'éponge. Le café a été repris depuis septembre par Yannick Zeboudji, avec l’enseigne Chez Yannick. Le café de René Evrard Chez René (ci-dessous), n’a pas eu cette chance. Si les petites épiceries de quartier ce sont faites rares, beaucoup de ces bistrots ont connu le même sort. Situé au n° 63 de la rue Neuve, à l'angle de la rue Chanzy, il a été détruit pour laisser la place à un immeuble. J.-P.P. (CLP)

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  • Une écurie de 68 chevaux pour tracter les tramways

    CALAIS. En 1879, la compagnie britannique Tramways-and-General-Work-Limited mettait en service trois lignes intramuros et une vers Guînes, avec une flotte de sept voitures à impériale, ensuite complétée par dix voitures tirées par un seul cheval.

     En 1882 Calais-Tramway-Compagny prenait le relais. A l’aube du Xxe siècle, il ne restait que onze voitures en fonction avec une écurie de soixante-huit chevaux.

    Ci-dessus, boulevard jacquard, voici le moment où les attelages étaient changés. En bordure de trottoir sur la gauche et sur la droite, des chevaux frais étaient en attente.

       Ci-dessous une voiture plus légère était tractée par un seul cheval. Les tramways hippomobiles souffraient de leur lenteur et du coût élevé de l'entretien des chevaux. Les Belges de la Société tramways de Calais et extensions (STCE), a repris en 1908 le flambeau sur un réseau électrifié et densifié. J.-P.P. (CLP)

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  • La restauration de la tour du Guet dès 1948

    CALAIS. La Tour du Guet restait debout lors des bombardements dévastateurs de mai 1940. Les immeubles l'entourent étaient effondrés. Le toit de cuivre qui couronnait la plate-forme était bousculé, puis soufflé en 1944. La Tour du Guet, achetée par la ville en 1 9 10. avait été classée monument historique en 1931. Alors que les immeubles de la rue Royale n‘étaient pas encore sortis de terre, le ministère des Beaux-Arts finançait la restauration de la tour. Un échafaudage l'entourait dès fin 1948. Lors de la Reconstruction, la rue Royale avait été déplacée pour être alignée sur la rue de la Mer. Elle aboutissait désormais au pied de la tour, à l’entrée de la place d‘Armes. Voici, photo ci-dessous, cette nouvelle rue Royale juste avant la restauration, avec sur la gauche les ruines du musée et, au fond sur la droite, celles de l'ancienne chambre de commerce. J.—P.P. (CLP)

    La restauration de la tour du Guet dès 1948

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  • Le chemin Risban bientôt ouvert aux promeneurs

    CALAIS. Le chemin de promenade Risban a été réhabilité après avoir été fermé durant de longues années. Il n'est pas encore ouvert aux promeneurs, suite à des malfaçons empêchant d‘y installer des barrières de protection. Ce chemin qui longe le chenal en contournant le fort Risban aboutissait directement au début du XXe siècle à l’ancienne jetée Ouest. Dans les années 1920, après la construction de la nouvelle jetée Ouest, il débouchait sur le musoir de l’ancienne jetée. Le voici en août 1976 lors de la première venue à Calais du Mermoz qui assurait les croisières Paquet vers le Grand Nord. Changement de décor ci-dessous, à la fin des années 1980, lors du départ de ce sous-marin, suivi par de nombreux curieux massés sur le chemin Risban. Au fond, l'ancienne jetée Est avait été démontée et le chenal élargi. J.-P.P (CLP)

    Le chemin Risban bientôt ouvert aux promeneurs

     

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  • La crise du logement pendant l'occupation allemande

    CALAIS. Ces soldats allemands, place de la Nation, suscitaient encore la curiosité des Calaisiens ici, au début de l’Occupation. Ils devront s‘habituer à leur présence envahissante. Les Calaisiens revenaient peu à peu de la périphérie ou de la campagne où ils s'étaient mis à l’abri. Calais-Nord, écrasé par les bombes puis décrété zone interdite, avait contraint les habitants à se loger chez des amis ou à trouver une maison abandonnée à Saint-Pierre. Les soldats allemands étaient eux aussi à la recherche de maisons vides, réquisitionnées d’office par l'occupant. Des affiches « maison habitée » fieurissaient sur les façades pour ceux qui avaient pu réintégrer leur habitation, en y chassant parfois les réfugiés qui la squattaient. Le pensionnat Saint-Pierre (photo ci-dessous) avait accueilli 254 militaires français blessés. Les soldats allemands l‘adopteront ensuite comme caserne. J.-P.P. (CLP)

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  • 1908, trams hippomobile et électriques cohabitaient

    CALAIS. En 1903, la Société Tramways de Calais et Extensions obtenait la concession du réseau calaisien. Les travaux de mise aux normes et l’extension du réseau étaient gigantesques: élargissement des voies, installation des caténaires, création de nouvelles lignes.  Lors de l’inauguration du réseau en 1908. il restait à achever l’électrification vers la plage, terminée en 1909, et vers Guines, terminée en 1910.  L'éditeur calaisien Omer Lefebvre avait publié en 1908 ces deux cartes postales qui montraient la cohabitation des anciennes et nouvelles voitures. Au cartefour des Quatre-Boulevards, un tramway électrique débouchait du boulevard La—Fayette. Face au café Grand Café Léon, une voiture hippomobile empruntait le boulevard Pasteur pour rallier Guînes.

     Ci-dessous, une ancienne voiture à impérial de la ligne Calais-Guînes circulait Chenfin-des-Régniers au Pont-du-Leu. J.-P.P. (CLP)

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