• Le bal de la coiffure salle de l'Elysée en 1939

    CALAIS. L’Élysée était avant-guerre une salle de spectacle. Totalement rénové, il devenait le cinéma Colisée en 1960 jusqu‘à sa fermeture en 1973. La salle de l’Elysée d’avant-guerre était le rendez-vous festif de la jeunesse calaisienne. Un orchestre y animait des bals, comme ici le 5 février 1939 celui de la coiffure. Les cinémas à l'époque étaient au nombre de six: l'Alhambra, le Calaisiana, le Gymnase, le Familia, le Kursaal et le Théâtre des Arts. A l’Elysée se tenaient aussi des meetings politiques, parfois des combats de boxe. Le Véloce club, la société L’Etoile y avaient leur siège. Le grand immeuble à la façade austère (ci—dessous à droite de la photo) se situait Boulevard La-Fayette près du pont de Saint-Pierre. En 1988, l‘immeuble était détruit afin de laisser place au parking d’un supermarché qui sera édifié en retrait, dans les jardins des propriétés. J.—P. P. (CLP)

    Le bal de la coiffure salle de l'Elysée en 1939

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  • L'hôtel le plus ancien de la ville

    L’hôtel Meurice fondé en 1771 était installé, initialement, rue de Guise, parallèle à la rue Royale.

    CALAIS. « Hôtel le plus vaste et confortable de la région, le plus renommé et le moins cher »: légende inscrite sur cette carte postale des éditions Lefebvre. L’hôtel se situait rue de Guise, alors parallèle à la rue Royale, et débouchait au pied de la Tour du Guet. C'est l’hôtel le plus ancien de Calais, fondé en 1771 par Augustin Meurice.

     80 CHAMBRES, 600 COUVERTS

     Tenu jusqu’en 1895 par Julien Meurice, il comptait 80 chambres, une salle avec 600 couverts. En 1895, alors que l‘activité de l'hôtel s’essoufflait, un cuisinier de 19 ans — Jules Maupin — reprenait l’affaire. L'homme était ambitieux et imaginatif. Il sut créer les conditions pour attirer une clientèle internationale haut de gamme. Les affaires iront de mieux en mieux. Jules Maupin apparaît dans la photo du bas, celle du jardin de l’hôtel. Il en avait fait un établissement de renommée mondiale, où descendaient les plus éminents visiteurs. J-P.P. (CLP)

    L'hôtel le plus ancien de la ville

    L'hôtel connu pour son « grand escalier » l‘était également pour sa terrasse et son jardin.

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  • Le petit sas Carnot transformé en parking

    CALAIS. Sur cette photo, le deuxième sas avait été comblé et le pont l'enjambant démonté. A l’origine les deux écluses Carnot étaient fonctionnelles, une avec un sas de 14 mètres, l'autre de 21 mètres. Les ponts Vétillart, construits en 1889, ont été dynamités par les Allemands en 1944. Il faudra attendre 1959 et l‘inauguration de deux ponts basculants à crémaillère pour joindre directement la gare maritime sans faire le tour du bassin Carnot. Le plus petit sas à l’est, s‘avérant peu utile, était comblé pour répondre à l’afflux d'automobiles. Un terre-plein supplémentaire était ainsi récupéré pour une gare routière surchargée. Le pont inutile était démonté en 1979. Le second, victime de nombreuses pannes, était remplacé en 2002. Ci-dessous au début des années 1950, les deux sas étaient présents. Seules des passerelles à l’usage des piétons permettaient de les franchir. J.-P. P. (CLP)

    Le petit sas Carnot transformé en parking

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  • La mer montait jusqu'aux remparts du fort Risban

    CALAIS. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la mer venait lécher les dunes et les remparts du fort Risban. Un ingénieur du Génie nommé Cageot a eu l’idée de gagner du terrain sur la mer. De 1838 à 1843 les déblais glaiseux et les boues provenant du creusement du bassin Ouest et des parties marécageuses de Coquelles, Fréthun, Sangatte ont permis de couvrir trois hectares du rivage par couches successives. Le sable éolien a été retenu par des échalas, des branchages tenus sur des pieux relevés au fur et à mesure de son accumulation. Des plantations de luzerne et d’orge ont stabilisé cette plage gagnée sur la mer. Quelques années seront nécessaires pour fabriquer cette crique sableuse qui deviendra la plage de Calais. L’établissement des bains de mer ouvert en 1837 s’est trouvé en 1843 éloigné de cette nouvelle plage justifiant en grande partie son abandon en 1893.   J.—P. P. (CLP)

    La mer montait jusqu'aux remparts du fort Risban

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  • Dans les années 1970, deux avenues Raymond-Poincaré cohabitaient

    CALAIS. Depuis l'été 1968, une nouvelle avenue Raymond-Poincaré avait été percée, empiétant sur le terrain de camping qui avait perdu une partie de sa surface. Les restaurants “La Potinière” et “Au Beau Séjour” avaient reçu leur avis de démantèlement sans en connaître la date précise. En 1969, l'immeuble Rodin sortait de terre au centre des deux avenues. Fin 1971, les premiers propriétaires s’y installaient. Sur cette carte postale du milieu des années 1970, l'accès à la plage se faisait par la nouvelle avenue. L'ancienne existait toujours. Elle est désormais barrée à son extrémité par l’immeuble Europa. Le monument du Pluviôse ne sera déplacé qu'en 1980. Les dunes avaient été rasées ainsi que les deux restaurants. Les campeurs avaient désormais en toile de fond l'immeuble Rodin. Le terrain de camping était ensuite agrandi vers la mer jusqu’au parking, avant d’être fermé en 2012. J.-P. P. (CLP)

    Dans les années 1970, deux avenues Raymond-Poincaré cohabitaient

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  • Aux Bazar de la Ménagère, rue des Maréchaux

    CALAIS. La rue des Maréchaux prolonge la rue Richelieu. Avant-guerre, elle lui était parallèle, partant de la rue Royale, pour aboutir place d'Angleterre, quasiment entre le tracé actuel de la rue Raymond-Roche et de la rue du Duc—de—Guise. S'y trouvait l’entrée de la caserne du Duc-de-Guise, datant du règne de Louis XV. Plusieurs magasins y étaient implantés, dont l‘enseigne bien connue “Au Planteur de Caïffa”, spécialisée dans la vente du café. S'y trouvaient aussi ces deux commerces. Au numéro 2, le Bazar de la ménagère, tenu par la famille Cappelle-Alloy, qui proposait des articles de ménage, des jouets et souvenirs. Sa spécialité était la vente de poupées. de leurs habits et leur réparation. Il y avait aussi au numéro 66 ce modeste café—restauraut réputé pour sa soupe et ses frites avec, à gauche. le propriétaire, Eugène Duthe, et, à sa droite, un voisin menuisier de profession. J.-P. P. (CLP)

    Aux Bazar de la Ménagère, rue des Maréchaux

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  • Les chalets pittoresques d'avant-guerre

    CALAIS. Cette carte postale colorisée, postée en 1913, montre les chalets photographiés du haut du pavillon du casino. Les premiers chalets installés à demeure dataient de 1893. Ils côtoyaient alors les chalets sur roues. Ils étaient plus grands que les chalets actuels, avec des toitures à deux ou quatre pentes, surmontées d‘une ou deux flèches. Le chalet à l’extrême droite possédait même une terrasse sur le toit. Le bronzage n’était pas d‘actualité. Les plagistes restaient en tenue de ville et n‘enfilaient le maillot que pour aller se baigner. En 1935. on pouvait dénombrer plus de 300 chalets. Comme de nos jours, les propriétaires s’acquittaient d'une taxe auprès du fermier de la plage et il existait aussi une association qui les représentait. Ci-dessous, le chalet Jacquy se situait aux Baraques, au pied du sémaphore. Une affichette indiquait qu’il était possible de le louer. J.—P. P. (CLP)

    Les chalets pittoresques d'avant-guerre

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  • Le défilé de la fête de Calais, rue Royale, en 1956

    CALAIS. La photographie ci—dessus est datée du 26 août 1956. La tradition des défilés en l'honneur de la fête de Calais avait été reprise dès l’après—guerre. Le défilé empruntait les boulevards, passait le pont Henri-Hénon jusqu'à la plage, puis retour pour un final place d'Armes. Voici les scooters fleuris rue Royale. Bonne occasion pour se remémorer les commerces alors présents. A l’angle de la rue Félix-Cadras, se trouvait le Palais du Rideau, avec l'inamovible pharmacie Hecquet sur l’autre angle, le Sphinx, succursale du magasin du boulevard La-Fayette. Motobécane, remplacé deux ans plus tard par les meubles Leman. A l'époque, les nombreuses associations calaisiennes confectionnaient leurs chars, tirés par des chevaux ou des tracteurs. Le défilé en comportait des dizaines. Ci-dessous, en 1950, le char commémorant l’exploit de Louis Blériot défilait avenue de la plage. J.—P. P. (CLP)

    Le défilé de la fête de Calais, rue Royale, en 1956

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  • Louis XVIII débarque à Calais, cette fois pour de bon

    CALAIS. Dans l’article précédent, notre rubrique évoquait l'érection d’une colonne en souvenir du débarquement du roi Louis XVIII à Calais, le 24 avril 1814. Un lecteur attentif et féru d’histoire a été fort marri de constater que la gravure censée illustrer ce débarquement royal était erronée: « Il ne s’agit pas du bon roi Louis XVIII mais de son usurpateur de cousin Louis—Philippe. On reconnaît la tête en forme de poire du roi des Français, les drapeaux tricolores et dans le lointain la colonne commémorative. L’événement «se situe donc entre 1830 et 1848 probablement, au retour d’une visite du monarque à la reine Victoria», écrit notre lecteur. Voici donc, ci-dessous, la bonne gravure représentant Louis XVIII débarquant d‘Angleterre à Calais, où il séjournera deux jours avant de gagner la capitale. J.-P. P. (CLP)

    Louis XVIII débarque à Calais, cette fois pour de bon

     

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  • Louis XVIII choisit Calais pour son retour d’exil

    CALAIS. Le Sénat qui a destitué Napoléon le 3 avril 1814, appelait Louis XVIII, exilé depuis vingt-trois ans, pour prendre la tête de la France. Le roi réside alors à Hartweld en Angleterre. Invité par une délégation municipale, il débarque à Calais le 24 avril 1814 et y séjourne deux jours avant de gagner la capitale. Afin de commémorer l‘événement, dès le 25 août, la première pierre de la Colonne Louis XVIII est posée à l'endroit même où le roi a posé le pied sur le sol français. Le roi est renversé le 19 mars 1815 lors du retour de Napoléon. Il est rétabli roi de France après la défaite de Waterloo le 18 juin 1815. Une fleur de Lys est déposée sur la colonne lors d’une grande fête le 24 avril 1814. Le quai des Paquebots devient le quai de la Colonne, nom qui lui est resté alors que la colonne est depuis 1965 installée boulevard des Alliés. J.-P. P. (CLP)

    Louis XVIII choisit Calais pour son retour d’exil

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