• Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Le Monument des Bourgeois de Calais de Rodin 1924

    Signé, en bas et à droite: P. Villy

    Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.30)

     Après avoir passé les derniers mois de la Grande Guerre dans le sous-sol de l’Hôtel de ville, le monument de Rodin est installé sans son piédestal sur le sol de la place d’Armes puis sous le porche du musée pour retourner au gré d’un changement d’administration municipale sur son emplacement primitif de la place Richelieu. C’est en 1924, lorsqu’on décide d‘utiliser son emplacement pour un monument aux morts qu’il regagne la place d’Armes, cette fois-ci posé sur un socle de taille réduite qui permet aux passants de le toucher et de se rapprocher de la conception initiale de Rodin.

    Replacé dans les caves de la mairie en 1939, il est sauvé de la destruction. Peut-être une circonstance nouvelle le fera retourner sur la place d’Armes où selon la légende Eustache de Saint—Pierre harangua les Calaisiens lors du siège, le rêve “piétonnier”, de Rodin sera alors réalisé...

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Rue Eustache de Saint—Pierre 1920

    Signé, en bas et à droite : P. Villy

    Calais, musée des Beaux—Arts (Inv. 90.41.17)

     Jusqu'en 1940, l’église Notre-Dame conserve un des caractères essentiels des sanctuaires médiévaux encastrés dans le tissu urbain. On devine au rez-de-chaussée de la maison au centre un passage qui permet d’accéder à la rue Notre-Dame et à gauche une autre porte cochère, celle de l’école libre de garçons Saint-Joseph dont le directeur en 1925 est L. Viollet et L. Tronche directeur de l’externat. La rue abrite également le monastère des franciscaines de Calais, le presbytère de l‘église Notre—Dame, la maison du sacristain M. Joly-Poiret ainsi que celle de l‘abbé Piedfort, directeur de l’Institut Calaisien, et de sa sœur rentière.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Le portail nord de l’église Notre-Dame 1928

    Signé et daté, en bas et à droite: P. Villy 1928

    Calais, musée des Beaux—Arts (Inv. 90.41.47)

     Un plan extrêmement original dans l’iconographie habituelle de l’église Notre-Dame, découvrant la perpective des maisons de Calais-nord et au loin le beffroi et la tour du guet toujours coiffée en 1930 de l’abri zingué de l’ancien phare.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Le déambulatoire de l’église Notre-Dame

    Signé, en bas et à droite: P. Villy

    Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.15)

     Placé à l’angle nord—est du retable, Villy nous fait découvrir l’entrée de la chapelle de la Vierge et le déambulatoire. Le carrelage, sans doute restauré au XIXe siècle est identique à celui de la King' s College Chapel à Cambridge.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Façade ouest de l’église Notre-Dame

    Signé, en bas et à droite : P. Villy

    Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.58)

     La “rivière” qui traversait Calais du sud au nord n’était à vrai dire qu’un simple canal de communication entre les fossés de la place et le port pour l’écoulement des eaux du pays. Elle fut recouverte d’une voûte et donna son nom à la rue de la rivière devenue rue de Louvain après la Première Guerre mondiale. Cette partie de l’église est entièrement due aux restaurations du XIXème siècle menées grâce à l’argent du don de la veuve Hickey, épouse de Charles Démotier, et dans le plus pur style néo-Tudor.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Portail ouest de l'église Notre-Dame

    Signé, en bas et à droite : P. Villy

    Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.52)

     La façade de l’église n’ayant pas été construite parallèle à l’alignement du côté est de la rue, c’est l’endroit le plus resserré de la rue de Louvain, ce qui a sans doute suggéré à Villy cet étonnant effet de l’ombre d'une cheminée sur l’ogive du grand portail. La mendiante assise devant le porche serait d’après Monsieur Georges Wiart une vieille femme surnommée Chicorée. Monsieur Georges Fauquet se souvient d’une autre mendiante qui lui succéda à cette place et que les gamins irrévérencieux avaient surnommé Marie confiture parce qu’elle leur vendait des confitures dans des seaux en métal jaune.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    Calais, intérieur de l’église Notre-Dame

    Mention manuscrite, en bas et au milieu: Calais, intérieur de l‘église Notre-Dame

    Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.14)

     La nef de l’église, au temps de sa splendeur, éclairée par l’électricité mais qui dispose encore de bec de gaz. A gauche, on distingue le “banc des œuvres” destiné aux notables de la fabrique qui ont le privilège d’être placés face à la chaire et non pas dans le sens de la nef comme les fidèles ordinaires. Deux des piliers sont habillés de lambris ce qui diminue sans doute la froidure de la “halle”. Le retable est séparé de la nef par une grille en fer forgé.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    L’église Notre-Dame vue du sud-ouest

    Signé, en bas et à droite: P. Villy

    Calais, musée des Beaux—Arts (Inv. 90.41.16)

     Le millésime indiqué sur les affiches placardées sur le petit édicule à gauche permet de dater le cliché de 1930. A la suite du déclassement des terrains militaires situés sur son versant sud l’église Notre-Dame bénéficie en 1929 de l’emplacement du bâtiment des subsistances militaires surnommé par les Calaisiens du XIXe siècle “le grenier d’abondance”.

    Rues et places éventées de Calais-Nord, fin

    L’abside de l’église Notre-Dame 1929

    Signé et daté, en bas et à droite: P. Villy 1929

    Calais, musée des Beaux-Arts (Inv. 90.41.18)

     Cette chapelle mariale de forme elliptique est d’un modèle assez rare en son genre dans le nord de la France. Construite entre 1631 et 1635 à l’apogée de la Réforme catholique, elle fut donnée par les notables de la paroisse. On aperçoit sur la gauche du petit jardin un bâtiment rapporté sur l’église médiévale, il s’agit sans doute d’un des corps de bâtiment des subsistances militaires démolis en 1929.

    « Le désert de Calais milieu, 1e partieRues et places éventées de Calais-Nord, 1e partie »
    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :