• AUDRESSELLES.

     1/ La piste du fileyeur... qui finit sous terre

     Première piste avancée par un féru d'histoire locale : cette épave serait celle du Severine—Magali, un fileyeur qui s’était échoué à Audresselles en octobre 1991.

    Un poil décevant : on pensait qu’elle était bien plus ancienne !

    Un pêcheur boulonnais confirme cette version. Nous contactons Marylène Devin, veuve de l’armateur du navire. Qui dément : « Notre bateau s'est bien échoué, mais il a été renfloué, puis il a été enterré à Audresselles. II a servi de remblai à un terrain de jeu ! »

    2/ L‘hypothèse du « Gravelines », une fausse piste ?

     Retour à la case départ. On décide de faire appel à Antoine Benoît, un Audresselois bien connu dans le milieu de la pêche de loisirs. Il nous lance tout de suite sur une autre piste. « Cette épave, c’est celle du Gravelines », lâche-t-il, sûr de lui. Ce bateau de pêche se serait échoué sur la plage au début des années 1950.

     « L’épave avait disparu sous une butte de galets mais les gens d'Audresselles s’en souviennent bien.

    On jouait dessus quand on était petits, elle nous servait de plongeoir & marée haute. »

    Pour preuve, il nous envoie une photo de lui, son frère et sa sœur, posant devant une coque où l’on distingue l'inscription « Grav... ».

    Et nous renvoie vers un ouvrage, Rivages boulonnais, écrit par Olivier Lazzarotti. On y trouve plusieurs photos d’époque datées de 1952, sur lesquelles l'épave du Gravelines apparaît exactement dans la même position que les vestiges actuels.

     Alors, dossier classé ? Pas si vite ! Car on a beau chercher. Aucun document historique ne fait référence à ce mystérieux Gravelines.

    Pas de trace d’un bateau portant un tel nom dans les années 1950 encore moins d’un naufrage à Audresselles Et rien dans les archives de La Voix du Nord. Curieux...

      3/ Un « Espiègle » qui portait bien son nom

     Une troisième piste revient dans plusieurs mails adressés à notre rédaction : des lecteurs croient reconnaître la forme du chalutier gravelinois Espiègle, qui s‘était échoué face à la plage le 10 mai 1962. Guy Lardé, président de la station SNSM de Berck, en a des souvenirs précis :

     « Les coefficients de marée étant en baisse, il devait être renfloué la semaine suivante mais une tempête a détruit le chalutier. »

    On consulte nos archives. Bingo : les éditions de La Voix du Nord de mai 1962 recoupent ces infos.

    Mieux : des photos montrent le navire échoué exactement au même endroit que l'épave d'aujourd‘hui. Et sur la partie arrière apparaît une inscription qui nous fait sursauter : « Gravelines » !

    Les deux bateaux étaient en fait le même. L’Espiègle portait simplement sur sa poupe le nom de son port d'attache. Les méandres du temps ont nourri la confusion dans la mémoire collective. Cette fois, le mystère semble enfin éclairci... jusqu'à preuve du contraire !

    Le chalutier n’a pu être sauvé

    L'énigme est donc levée, il s'agit bien de l'épave de L'Espiègle, un chalutier gravelinois. Deux spécialistes nous ont permis de confirmer cette thèse : Christian

    Gonsseaume, auteur d‘ouvrages historiques, et Alain Richard, spécialiste des épaves (1).

    Ce 10 mai 1962, L'Espiègle s'échoue à Andresselles à 17 h 30 en voulant éviter un banc de rochers. Le canot de sauvetage de Boulogne intervient mais ne peut dégager le navire par manque d’eau. Le chalutier Hélène tente ensuite de le renflouer, sans succès. Le temps se gâte. Le patron Joseph Thomas et ses deux matelots assistent impuissants à la démolition de leur chalutier sous la tempête.

    L'épave restera longtemps visible sur la plage, avant d’être engloutie par les galets. Elle est ressortie ces dernières semaines sous l’effet des mouvements de sable.

    Source : « Naufrages et fortunes de mer sur les côtes de Picardie, du Boulonnais et du Calaisis », tome 2, de Christian Gonsseaume. Ouvrage disponible au Musée de la marine à Etaples.

     (1). Alain Richard est responsable du Groupe plongée épaves du comité départemental Pas-de-Calais de la FFESSM.

    On a retrouvé l'origine de l'épave réapparue sur la plage

    On a retrouvé l'origine de l'épave réapparue sur la plage

    Cette photo; issue de l'ouvrage d'Olivier Lazzarotti, montre « l'Espiègle » peu après son échouement sur la plage d’Audresselles...

    On a retrouvé l'origine de l'épave réapparue sur la plage

     

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    Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

    Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

    Cent un an après l’échouement du sous-marin, des morceaux d‘épave refont surface de temps en temps, comme en témoignent ces photos prises par Vincent Schmitt.

    Ce n'est pas la première fois que des vestiges de l’UC—61 de Wissant ressurgissent du passé. Mais ces apparitions furtives, qui dépendent du bon vouloir des marées et des mouvements de sable, sont toujours un peu magiques pour ceux qui en profitent. Vincent Schmitt, un guide touristique qui habite Escalles, en sait quelque chose. Lundi après-midi, il est « tombé » sur les restes du sous-marin en se baladant sur la plage. « C’était impressionnant, témoigne-t-il, photos à l'appui (1). Je  m’étais déjà aperçu il y a quelques mois qu'un bout de ferraille ressortait, mais là, l'épave était bien visible. »

     A l’endroit même où le bâtiment allemand s‘était échoué il y a un peu plus de 101 ans, dans la nuit du 25 au 26 juillet 1917 (lire ci-dessous), deux gros morceaux mesurant respectivement 3-4 m et une dizaine de mètres affleuraient à environ 150 m des dunes. « j'ai comparé avec une photo de l’époque, ces vestiges correspondent sûrement à la partie avant du sous-marin »

      UN FANTÔME OUI RÉAPPARAÏT DE TEMPS EN TEMPS

     Après sa mésaventure, le navire submersible fut bombardé par les Alliés qui voulaient neutraliser les 2000 kg d'explosifs qu'il contenait. La carlingue explosa. Elle fut ensuite vendue à un habitant de Wissant qui en tira d'importantes quantités de bronze et de cuivre.

     Depuis, le fantôme de l'UC—61 refait surface de temps en temps, à environ 500 m au nord de Wissant, en direction du cap Blanc-Nez. « Ces derniers jours, nous avons eu des grandes marées et des vents de sud-ouest, qui ont tendance à faire migrer le sable vers le nord », constate Bernard Bracq, le maire, pas étonné de cette nouvelle apparition. Les promeneurs de ce début d’année auront peut-être encore la chance de croiser l’épave (2). Et de remémorer ainsi la bataille navale qui fit rage dans le détroit du Pas de Calais pendant la Grande Guerre...

    (1). Des photos à retrouver aussi sur la page facebook de Vincent Schmitt : « Vincent les 2 caps ».

    (2). Petit rappel de bon sens pour les promeneurs, sécurité oblige : ne pas s'aventurer sur les morceaux de l'épave ni tenter de rentrer à l'intérieur !

    Il faisait route sur Boulogne pour mouiller des mines...

    Le sous-marin UC—61, mis en service en 1916, faisait partie d'une longue lignée de submersibles construits par l’Allemagne pendant la Grande Guerre. Dans leur collimateur : les navires croisant entre l'Angleterre et la France pour ravitailler le front.

    Long de 50m, équipé de trois tubes lance-torpilles et d'un canon, l'UC-61 était spécialisé dans le mouillage de mines.

    C'était d'ailleurs dans ce but qu’il faisait route vers Boulogne-sur—Mer, cette nuit du 25 au 26 juillet 1917. Il transportait à son bord 18 mines qu'il avait pour mission de déposer devant les ports de Boulogne et du Havre.

      L'ÉQUIPAGE FAIT PRISONNIER

      Cette nuit—là, la Manche baignait dans un épais brouillard. Après avoir franchi le cap Gris—Nez, à 4 h 20, le sous—marin talonna plusieurs fois. Alors que la mer descendait, le commandant se rendit à l'évidence : son bâtiment était échoué. L’équipage dut abandonner le sous-marin. Non sans avoir disposé des bombes dans la carlingue pour la faire exploser.

     Entretemps, des douaniers français avaient donné l'alerte. Un détachement de quarante cavaliers belges arriva sur la plage, juste à temps pour faire prisonniers les 25 membres d'équipage.

    Au même moment, les premières bombes explosaient dans le sous—marin, qui se brisa en deux.

    L’UC-6l n‘allait plus jamais ressortir de son piège de sable.

    Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

    Avant d‘abandonner le sous-marin, l‘équipage avait pris soin de disposer des bombes dans la carlingue, pour la faire exploser.

     

     

     

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  • QUANDS HAMES ET BOUCRES S’UNISSENT EN 1819

    Hames-Boucres. Lorsque l’on est à la mairie de Hames-Boucres, on aperçoit le pigeonnier impressionnant, de forme octogonale, de la ferme de l’ancien château Saint-Paul. La construction de ce château débuta au XVIIIe siècle et se termina en 1800, sous l’impulsion de Maximilien Thélu. Il devint ensuite propriété du baron de Saint-Paul et resta dans la famille Saint-Paul jusqu’en 1920. Après 1980, le château ne sera plus entretenu et le domaine va se délabrer. En 2003, il a été racheté et restauré afin de devenir chambres d’hôtes.

    D’ABORD UNIES RELIGIEUSEMENT EN 1801

    Continuons notre chemin jusqu'à l’église, construite au XVIIe siècle. Elle fut achetée en 1790 par Philippe Hédelin. Cette église était celle de Boucres. Hédelin achète en 1790 les deux églises et démolit rapidement l’église de Hames. Une plaque située sur le mur ouest de l’église témoigne du fait qu’il épargna cette église de la démolition. L’église fut louée à la commune jusqu’en 1829 date a laquelle elle fut revendue. Mais depuis quand Hames et Boucres ne forment-elles qu’une seule commune ? Unies religieusement en 1801, Hames et Boucres deviennent une seule et même commune le 24 janvier 1819. Au pied de cette église, le monument aux morts d’Hames-Boucres qui a pour particularité d’avoir été offert à la commune par la famille Smith en hommage à leur fils Robert mort en 1914.

    UNE CHAPELLE EN HOMMAGE A SAINTE VICTOIRE

    Quand Hames et Boucres s'unissent en 1819

    La chapelle qui célèbre Sainte-Victoire date de 1875. Vous la trouverez sur la route qui mène au village de Saint—Tricat.

    Si vous reprenez votre route vers Saint-Tricat, tournez sur votre droite et enfoncez-vous dans la campagne de Hames. Là vous découvrirez, dans un hameau, une chapelle, de la taille d’une petite église dédiée à sainte Victoire.  Elle fut inaugurée le 28 septembre 1875. C’est M. Martin qui fit don de 8000 F, en 1871, à la commune afin qu’une œuvre de bienveillance soit réalisée. Et grâce au don de 10 ares de terrain du baron de Saint-Paul, cette chapelle de seize mètres de long sur sept de haut fut érigée.

    Quand Hames et Boucres s'unissent en 1819

    L’église de Hames-Boucres était à l’origine de Boucres. Ci-dessous, le monument du souvenir de Hames-Boucres sur une carte postale d’époque.

    Quand Hames et Boucres s'unissent en 1819

    Quand Hames et Boucres s'unissent en 1819

    Une vue aérienne du village de Hames—Boucres.

     

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  • ARDRES.

     L‘EGLISE NOTRE—DAME—DE—GRÂCE

    Balade découverte d'Ardres et de ses monuments historiques

    L'église Notre-Dame-de—Grâce, classée monument historique.

     Sur la place d’Armes actuellement en pleine rénovation, vous pouvez admirer l'église Notre-Dame-de-Grâce, dont la première pierre fut posée en 1503.

    Elle est en pierre calcaire. Pendant la Révolution, l‘église servira d'atelier de salpêtre. Elle fut restaurée à la n du XIXe siècle et les deux chapelles latérales du chœur furent alors reconstruites et la nef et le transept rénovés.

    L‘église fut classée monument historique le 29 mars 1974.

    Balade découverte d'Ardres et de ses monuments historiques

    L‘église (à gauche) et la chapelle des Carmes (à droite) devenue aujourd'hui office du tourisme.

    LA CHAPELLE DES CARMES

     Non loin de là, en face, l‘ancienne chapelle des Carmes.

    C'est en 1659 que ces religieux obtinrent l'autorisation de s’installer à Ardres pour y dispenser le catéchisme. Le couvent fut construit quatre ans avant la chapelle en 1675. En 1825, la façade de la Chapelle fut modernisée et retrouva son aspect initial en 1993. La Poste actuelle d'Ardres occupe le couvent et l'ofce de tourisme la chapelle.

    LES POIRES, ANCIENS SILOS SOUTERRAINS

     Remontons la place et prenons à gauche la petite ruelle qui mène à la nouvelle mairie. Au sortir de cette ruelle, prenez sur votre droite afin de découvrir sur ce même trottoir les Poires, anciens silos souterrains à grains datant du XVIe siècle, situés sous l'esplanade du Maréchal-Leclerc. Ils tirent leur nom de leur forme caractéristique. Il existait neuf silos mesurant 7 mètres de haut sur 5,5m de diamètre. On y stockait du blé.

    En 1820, l‘armée abandonne le site.

    Aujourd‘hui ils persistent de cette installation les trois galeries souterraines d’où l’on peut voir l’intérieur d’un des silos par un trou creusé par les Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale. S.D. (CLP)

     

    Balade découverte d'Ardres et de ses monuments historiques

    La Poste occupe le couvent des Carmes.

     

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  • Guines

     Le moulin à huile aujourd’hui. Les arbres ont été coupés, ce qui permet de le voir beaucoup mieux de la route.

     

    GUINES. Lorsque l’on prend la route de Guînes à Ardres. On ne peut pas manquer le moulin à huile ou ce qu‘il en reste. Mais saviez-vous qu’au XIX siècle, Gaines comptait sept moulins à vent ?

     QUATRE MOULINS EN BOIS...

     Quatre de ces moulins étaient construits en bois. Le moulin du petit Brisquet était un moulin à pivot en bois de chêne et servait à moudre les grains. Ce moulin fut vendu en 1878 à un meunier qui ne put honorer l'achat. L‘adjudication du moulin tombant en ruine ne put avoir lieu en 1883 car il fut détruit par un incendie. Il était situé sur la route de Guînes à Hardinghen, connue un autre moulin en bois pivotant, le moulin Pottez. Il tient son nom de trois générations de meuniers qui acquirent le moulin en 1839. Ce moulin était pour moudre le grain. Il fut démoli peu avant 1914 par Jules Pottez, dernier meunier.

    Le moulin à Tan était un moulin en bois pivotant sur socle en dur. Il se situait au carrefour des Cinq—Chemins. D’abord moulin à grain, il devient en 1834, moulin à Tan, (écorce de chêne qui sert au tannage des peaux) puis il revient à sa fonction initiale de moudre le grain.

    Le dernier moulin en bois se tenait non loin de celui-ci, sur la route d’Ardres. C’est le moulin du blanc Moncelet datant du XVII°siècle. Il fut détruit en 1900. Ce moulin à grain était le plus ancien de Guînes.

     ... ET TROIS MOULINS EN PIERRE

     A ces quatre moulins en bois s'ajoutent trois moulins construits en pierre qui avaient chacun une fonction différente. Le moulin à huile est aujourd'hui le plus connu des jeunes générations. Il reste sa tour le long de la route d’Ardres. Il servait à moudre les oléagineux. Une carte postale du début du XX°siècle nous le montre coiffé de sa toiture aujourd’hui disparue.

    Le moulin à Cormeilles était quant à lui situé au bout de la rue du calvaire. Ce moulin à vent avait pour vocation de moudre le grain. Il cessa toute activité vers 1928. En 1854, on enterra non loin de là des réservoirs d’eau. Il reste aujourd’hui sa tour de pierre dans une propriété privée. Le dernier des moulins de Guînes se dressait en bordure du canal de Guînes à Calais. Le moulin Rogez ne servait ni à moudre le grain, ni à moudre les oléagineux ou le tan mais à assécher le marais. Il fut détruit pendant la Première Guerre mondiale.

    Aujourd’hui, son emplacement est marqué par le calvaire Rogez visible de la route de Guînes, à Calais. S. D. (CLP)

    Guines

    Le moulin à huile, au début du XX° siècle, déjà en mauvais état mais avec sa toiture.

    Guines

    Le calvaire Rogez, le long du canal, marque l'emplacement du moulin Rogez.

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  • Le projet du monument aux morts dans un premier refusé

    Autingues

    Le monument aux morts pour la France érigé en 1921.

    Autingues

    Notre—Dame-de-Lourdes, monument voulu par la population pour la remercier la Vierge.

    Autingues

    AUTINGUES. L'église d’Autingues se trouve sur la place non loin de la mairie. Petite place qui n'a guère changé depuis le début du siècle dernier. L'édifice religieux date de 1742 et est placé sous le vocable de Saint-Louis. Sa cloche date de 1 861. C'est dans le cimetière à côté de l'église que se trouve le monument aux morts pour la France.

    Ce monument en granit est un calvaire avec un Christ en fonte. Il fut dans un premier temps refusé par la préfecture, au prétexte qu’il « n’avait pas de caractère et n'était qu’un simple monument funéraire ».

    Le maire de l'époque demanda au préfet de bien vouloir autoriser l'érection du monument en argumentant que la population du village l'avait choisi et que d'autres communes du canton en avaient fait ériger de similaires. En effet, Landrethun—lès-Ardres a exactement le même monument qu’Autingues.

     SUR LE MONUMENT, QUATRE NOMS DE POILUS

     L‘accord fut obtenu et le monument érigé dans le cimetière en 1921. Il a coûté 2500 francs à l'époque et est dû au marbrier d'Audruicq Ravert Victor et fils.

    Sur ce monument, quatre noms de poilus: Paul Dhune et Paul Lannoy, morts tous deux en 1917 et les frères Ricouart décédés tous deux en 1914. Sur le monument il est bien stipulé deux frères. Auguste et Joseph Ricouart étaient les enfants de Joseph Ricouart, et d'Euphrasie Mahieu.

    Ils sont tous les deux morts en novembre 1914 : Auguste, 26 ans, décède le 7 novembre 1914 dans l’Aisne à Soupir et Joseph, 27 ans, meurt le 19 novembre 1914 au bois de la Gruerie dans la Marne.

    Deux enfants décédés à douze jours d’intervalle. Dure réalité de cette guerre que ce monument illustre bien aujourd’hui.

    Non loin de là se trouve le monument érigé en hommage à Notre-Dame—de-Lourdes, inauguré le 15 septembre 1947, afin de remercier la Vierge d'avoir épargné le village lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle se situe sur la voie romaine de la Leulène. La statue sur le monument est une vierge de Massabielle, du nom du rocher de Lourdes où la Vierge est apparue à Bernadette Soubirous.

    La Vierge est d'ailleurs posée sur un rocher. S. D. (CLP)

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  • Au temps des grandes processions de la Sainte-Trinité et du 15 août 

    Andres

    Le reposoir devant la maison Declémy, lors de la fête du 15 août 

     

    ANDRES. Jusqu’au milieu du XXe siècle, dans de nombreux villages, les fêtes de la Sainte-Trinité et du 15 Août étaient l'objet de magnifiques célébrations. A Andres, c'était l'occasion pour tout le village de se parer de rubans et de fleurs, aux barrières des maisons. Les enfants étaient costumés en ange, et jetaient des pétales de fleurs, tout le long de la procession. Tout le village était en fête et rassemblé derrière l'abbé. Les chants et la musique se mêlaient aux prières.

    Les processions se faisaient toujours au départ de l’église mais empruntaient deux parcours différents. En effet, lors de la Sainte-Trinité, le cortège prenait la rue de l’Eglise, la rue des Ecoles puis la route de Balinghem, pour finir à la ferme des Rohart.

    Lors de ce trajet, le cortège s‘arrêtait devant le Sacré-Cœur, érigé après la Seconde Guerre mondiale par la famille Rohart, en remerciement pour le retour des prisonniers.

    Au 15 Août, en revanche, le cortège, qui partait aussi de l’église, passait par la rue de l’Eglise et la rue des Ecoles, puis tournait rue du Pont pour finir devant la maison des Declémy et la chapelle Notre-Dame—de-Lourdes, situées route de Guînes. A cette chapelle, une messe était alors célébrée.

    Il y a quelques années, lors de sa rénovation, le village a renoué avec cette tradition, et le curé Jean-Paul Hazelard est venu célébrer une messe devant cette petite chapelle. Le cortège des processions s‘arrêtait devant divers reposoirs, petites chapelles installées devant certaines maisons joliment décorées. Les habitants étaient fiers de préparer ces reposoirs pour la procession. L‘abbé avançait lors de la procession, recouvert d’un dais soutenu par les hommes du village. A Andres, ces cérémonies cessèrent vers le milieu du XXe siècle. S. D. (CLP)

    Andres

    La chapelle Notre—Dame—de—Lourdes, après sa rénovation, accueillait autrefois la messe en plein air du 15 Août.

    Andres

    Le reposoir à la ferme Rohart lors de la fête de la Sainte—Trinité. Photo archives SHA

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  • CAFFIERS Sur la route allant de Guînes à Marquise, on traverse un passage à niveau, celui de la gare de Cafers. Elle se situe sur la ligne Calais-Paris appartenant à sa création à la compagnie des Chemins de fer du Nord. Elle est devenue une gare de triage pour les matériaux issus des carrières situées à proximité.

     VIOLENCE INCROYABLE

     Le 23 mai 1940, une terrible explosion se produit en gare de Cafers. Un train du génie français est stationné, chargé de dynamite. Il arrive de Belgique et ne peut plus aller plus loin car les voies ont été détruites. Lorsque des chars allemands arrivent de Marquise, un soldat français fait feu, et les Allemands ripostent. Les deux wagons chargés d’explosifs sautent et toutes les fenêtres du village, ainsi que les vitraux de l’église, sont cassés. On retrouvera un bout de rail sur le mont de Fiennes.

    Cette explosion fut d'une violence incroyable. Pour s‘en rendre compte, rendons-nous à l‘église an de mesurer la portée du soufe de l'explosion.

    Sur la route menant à Marquise, prenons la première à droite puis à gauche. Nous traversons un nouveau passage à niveau et arrivons à l'église Située à côté de la mairie.

     

     Cette église est construite en 1882, grâce à un don de terrain de M. Lorgnier du Maisnil qui habite le château de Caffiers : il offre 50 ares environ pour construire une école, une église et un presbytère; La commune a alors deux ans pour effectuer les travaux sinon le terrain redevient propriété de M. Lorgnier. L'ancienne église, située dans le cimetière actuel, est trop vétuste. Pour faire des économies, on décide de construire cette église selon les plans de celle de Campagne-lès—Guînes et d'Herbinghen. C'est pourquoi l'église ressemble à celle de Campagne et, de par son clocher, à celle d'Herbinghen. Elle coûta 29 000 francs de l'époque.

     

     l'ÉGLISE BÉNIE LE 26 AVRIL 1885

     

     Le dimanche 26 avril 1885, on bénit cette nouvelle église à l'occasion d'une magnifique cérémonie. L‘église de Caffiers est fermée depuis un certain temps et a subi de nombreux travaux de rénovation, avec notamment la restauration de ces vitraux. Le lundi 25 juin, l‘association Le Patronage de Saint-Eloi organise une visite guidée de l'église restaurée dans le cadre de la Nuit des églises. S.D. (CLP)

     

    Caffiers

    Le château de M. Lorgnier du Maisnil, généreux donateur du terrain pour l'église, fut contruit en 1845.  Il appartient auiourd'hui à un propriétaire privé après avoir été un hospice religieux.

    Caffiers

    La gare de Cafers, devenue gare de triage sur la ligne Calais-Paris.

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  • LANDRETHUN-LES-ARDRES. La commune contient différents hameaux, dont le hameau d’Yeuse. C’est à Yeuse qu’une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lourdes a été édifiée en 1886 par la famille Belanger. Elle a été le siège dès 1906 d'un pèlerinage pendant la neuvaine annuelle. Un pèleri-nage qui lui a valu le nom de Lourdes de l'Ardrésis. Elle a été bénite le 2 mai 1886 par Monseigneur Graux vicaire. La statue de Notre-Dame de Lourdes a été donnée par Gaston Saint-Just et bénite en même temps.

    Pendant la guerre 1914-1918, la population allait tous les soirs réciter un rosaire à la chapelle d'Yeuse, pour les soldats partis au combat.

     

     UNE NOUVELLE ÉGLISE EN 1865

    Au centre du village, non loin de la mairie se situe l’église Saint-Martin. En 1865, le conseil municipal de la commune décide de construire une nouvelle église car l'ancienne nécessite trop de travaux. Elle sera construite dans les années qui suivent et bénite le 10 mars 1872. L'ancienne église, quant à elle. sera détruite en 1869. S. D. (CLP)

    Landrethun les Ardres

    Au centre du village, non loin de la mairie se situe l'église Saint-Martin. Ci-dessous, la chapelle d‘Yeuse, dédiée à Notre—Dame de Lourdes.

    Landrethun les Ardres

     

     

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  • PEUPLINGUES. Placée au centre du village, non loin de la mairie, la petite église de Peuplingues attire l'œil avec sa façade peinte en blanc. La date de 1676 que l'on peut apercevoir sur sa façade marque la n de sa construction. En effet, l'église fut construite entre 1637 et 1646. Son clocher fut terminé en 1676. Ce même clocher fut plusieurs fois restauré en 1973 et en 1996, date à laquelle on y installa un coq. L'église fut placée sous le vocable de Notre-Dame de la Nativité. Autour, le cimetière abrite la plus vieille croix mortuaire du Calaisis. Cette croix admirablement conservée porte l'inscription suivante « ci gît le corps du défunt Louis Dupuis de son vivant laboureur en place du Peuplingues qui y décéda le 21 avril 1636 ».

    Sortons du cimetière et prenons sur notre droite, puis à gauche, direction la rue du Moulin. Vers 1200, il y avait un moulin à Peuplingues appartenant à Agnès de Skibborne. Le ls du comte de Guines, Arnoul, le t abattre un jour de mauvaise humeur. Il fut alors excommunié et éprouva bien des difcultés à obtenir l'obsolution de son acte lorsqu'il se maria.

    Les moulins étaient choses sacrées à l'époque.

    Au XIXe siècle il y avait deux moulins sur la commune: l'un tomba en ruine en 1899. Le dernier moulin de Peuplingues fut démoli en 1946 par son meunier, car il avait été trop abîmé par la guerre et les tirs d'obus.

    Si vous vous rendez dans cette impasse du Moulin, vous découvrirez le jardin champêtre et pédagogique de l’association Tourne Moulin.

    Il renferme des essences de fruitiers et d'arbustes locaux. Ce terrain acquis par l'association a pour but d'accueillir un moulin qui sera construit sur les plans de l'ancien. S.D. (CLP)

    Association Tourne Moulin, tél. :03 21 85 26 26, lien pour faire un don sur helloasso « reconstruction-d—un-moulin-a-vent—a—peuplingues»

    Peuplingues

    Le dernier moulin de Peuplingues, démoli par son propriétaire (un certain Bauduin) en 1946, car trop abîmé par la guerre.

    Peuplingues

    Sur la façade blanche de l’église Notre-Dame-de—la-Nativité, la date de 1676 marque la n de la construction de l'édifice.

    Peuplingues

    Si vous faites le tour de l‘église, vous pourrez découvrir des croix mortuaires datant du 18° siècle.

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