• Le 28 septembre 1944, Marck était libéré mais meurtri

    L'église Saint-Martin fut détruite par les forces allemandes avant de fuir la ville – VDN

    À 10 heures, une formation de quadrimoteurs de l’aviation anglaise arrive et commence à lâcher des bombes sur la rue aux Sables (devenue, depuis, la rue du 28-Septembre, en mémoire des victimes). Les explosions s’échelonnent de la ferme Prince (aujourd’hui ferme des Aigrettes) jusqu’au bois Foissey. Est-ce la ferme municipale du Beau-Marais, occupée par les ennemis, qui était visée ? Le bombardement ne fut interrompu qu’après le tir de fusées rouges conventionnelles, par l’armée canadienne qui arrivait à Marck.

    Les maisons et les abris où s’étaient réfugiés des civils furent détruits. Il y eut vingt-neuf morts, dont plusieurs familles entières. Les troupes canadiennes, Queen’s Own Rifles, entrent dans la ville après le bombardement, appuyées par les résistants de l’OCM (Organisation civile et militaire) du secteur de Saint-Omer-Arques. C’est une population partagée entre joie et tristesse qui les accueille.

    Les victimes

    Ernest Fontaine (37 ans), Marguerist Fontaine-Beaugrand (36 ans), son épouse et sa fille Micheline (15 ans), Léonie Trouille-Beaugrand (65 ans) et sa fille Léa, André Anicotte (18 ans), Adèle Bodart (53 ans), Gaston Duquène (53 ans), Paulette Favot (3 ans), Germaine Fourrier (25 ans), Alfréda Bouré (21 ans), Albert Bodart (47 ans), son épouse Suzanne (45 ans) et leurs six enfants Gilberte (12 ans), Odette (15 ans), Madeleine (17 ans), Yvonne (19 ans), Gilbert (21 ans), Albert (24 ans), Marceau Bodart (43 ans), sa femme Lucienne (43 ans), son fils Jean (21 ans), Maxime Bodart (23 mois), Jacqueline (10 ans), Roger Bodart (18 mois), Marceau Bodart (20 ans), Marie Delrue (68 ans), sa fille Julienne (44 ans) et sa petite-fille Jeanne (23  ans).

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  • Licques

     

    Au centre, l'abbatiale de l’ancienne abbaye des Prémontrés devenue l’église Notre-Dame de la nativité.

    Licques

    L’entrée du village niché au creux de la vallée de la Hem.

    Licques

    La gare inaugurée en 1900, point d'arrêt de la ligne Le Portel - Bonningues.

    Licques

    Marchés, foires aux bestiaux, foires et concours agricoles ont fait la renommée de Licques.

    Licques

    Le marché aux œufs qui atteste de la vitalité du village.

    Le village est niché au creux de la vallée de la Hem. Il est équidistant de Calais, Boulogne et Saint-Omer et traversé par trois départementales. Il est dominé par le vigneau avec sa route en lacets de 840 m pour un dénivelé de 70 m. En 1901, Licques comptait 1 414 habitants, 1 631 au recensement de 2017. En ce début de XXe  siècle, le bourg avait la chance de posséder une gare, inaugurée en 1900, avec un arrêt de la ligne Le Portel-Bonningues.

     

    Cela avait permis au village de développer une vie économique dominée par ses marchés à bestiaux, ses foires et concours agricoles, ses élevages de volailles, avec de nombreux commerces et artisans. Le dernier train s’y arrêtera en 1935. Moulin à eau, vieux château agrémentaient le village ainsi que l’ancienne abbaye de l’ordre des Prémontrés. L’édifice en forme de croix latine possédait à l’origine un clocher de cinquante mètres de hauteur. Frappé par la foudre en 1795. Il ne sera pas reconstruit, ni le transept. Il ne restait que la vaste nef, l’abbatiale qui deviendra en 1806 l’église paroissiale du village renommée Notre-Dame de la nativité, classée aux monuments historiques en 1983.

    Licques

     

    Le vieux château des seigneurs de Licques reconstruit au XVIIIe siècle et rasé en 1950.

    Licques

    Le vieux château appartenant au marquis Amédée de Courtebourne n'existe plus.

    Licques

    Le pittoresque moulin à eau du Marquis.

    Licques

    La rue du Moulin donnant sur les forêts de Licques.

    Licques

    Partant de la place du village, la rue du village.

    Licques

    La rue du Bourg vue du haut du village.

     

    Licques

    Le vigneau de Licques et ses virages serrés dominant le village.

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  • Nortkerque

    La place, à droite la mairie et le monument aux morts.

    Nortkerque

    Le bois de Nortkerque.

    Nortkerque

    La fête religieuse du 22 juin 1913.

    Nortkerque

    La fête religieuse du 22 juin 1913.

    Nortkerque

    La rue de la Gare.

    Nortkerque

    La brasserie du Marais.

    Nortkerque

    La brasserie Vandenbussche.

    Nortkerque

    La cour d’une des fermes.

    L’origine du nom du village serait néerlandaise, Nort (nord) et Kerk (église). La commune appartient au pays de Brédenarde, tout comme les communes voisines de Zutkerque, Polincove et Audruicq. Le village est traversé par la route Ardres-Audruicq. Au recensement de 1901, Nortkerque comptait 1 052 habitants. La population s’est accrue dans les années 1980 avec la construction de lotissements, avec au recensement de 2017 : 1 603 villageois.

     

    En ce début de XXe  siècle où la voiture n’existait quasiment pas, Nortkerque bénéficiait d’un arrêt, en sa gare, de la ligne de chemin de fer Calais-Lille, permettant aux villageois de se rendre dans les villes et villages voisins. Le village rural comptait de nombreuses fermes, des commerces, des brasseries, deux châteaux construits au XIXe  siècle : le château de la comtesse de Valois et le château de la Palme. L’église Saint-Martin, construite en 1836, ne sera agrémentée d’un clocher art-déco qu’en 1932.

    Nortkerque

    Une des fermes du village, la ferme Le Bellot.

    Nortkerque

    Le château de la Palme construit au XIX e siècle.

    Nortkerque

    L’intérieur de l’église du village.

    Nortkerque

    L’église Saint-Martin construite en 1836.

    Nortkerque

    L’église Saint-Martin construite en 1836.

    Nortkerque

    La mairie et le monument aux morts.

    Nortkerque

    L’intersection avec la route reliant Zutkerque.

    Nortkerque

    La place du village.

    Nortkerque

    Le village traversé par la route Ardres-Audruicq.

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  • Le lac d'Ardres

    Au sud du lac, le bourg d’Ardres qui a donné son nom au lac. – VDN

    Le lac d'Ardres

    Chasse et pêche étaient prisées dans ce cadre encore sauvage.

    Le lac d'Ardres

    Le chalet sur pilotis du Palentin dans un cadre idyllique.

    Le lac d'Ardres

    Promenades en canot sur le lac au début du XX e siècle.

    Le lac a été façonné par l’homme. Il est né d’anciennes tourbières exploitées jusqu’au milieu du XIXe  siècle et du drainage par des wateringues allant vers le pont d’Ardres. Constitué du grand lac, du petit lac des étangs du Vivier et du Palentin, il s’étend sur les communes d’Ardres, Balinghem et Brêmes.

    Avec le remplacement de la tourbe par le charbon comme combustible, il est devenu à la fin du XIXe  siècle un lieu de promenade où l’on pratiquait le canotage, la chasse et la pêche. La bourgeoisie calaisienne, attirée par le cadre, y a construit villas et chalets, parfois sur pilotis comme celle du Palentin. Cafés et guinguettes y ont attiré ensuite une clientèle plus populaire. Après la guerre, la voile s’y est développée.

    Le lac d'Ardres

    Le café du lac sur un des deux chemins qui longent le lac.

    Le lac d'Ardres

    Passer agréablement le dimanche au bord du lac près de la guinguette du lac.

    Le lac d'Ardres

    Une guinguette installée dans une crique du lac.

    Le lac d'Ardres

    Le chalet du dentellier calaisien Robert Hénon.

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  • Fréthun

    Dès 1882, Fréthun était desservi par une ligne de chemin de fer.

    Fréthun

    Le « train du plaisir » Calais-Anvin, puis le train Calais-Lille s’arrêtaient en gare de Fréthun.

    Fréthun

    L’église Saint-Michel ouverte au culte en 1900.

    Fréthun

    La rue de Beauprè, la rue de l’église.

    En ce début de XXe siècle le village de Fréthun comptait 727 habitants. La population a quasiment doublé : 1 322 au recensement de 2017. Traversé par deux cours d’eau, les rivières de Hames-Boucres et de Nielles-les-Calais, Fréthun était un modeste hameau. La construction récente de la gare Calais-Fréthun, avec le passage de l’Eurostar, lui a donné une renommée internationale. Dès 1882, les Fréthunois bénéficiaient d’une gare avec l’ouverture de la ligne Calais-Anvin, surnommé « le train du plaisir », qui roulait sur une ligne de chemin de fer étroite, avant de bénéficier d’un arrêt plus régulier de la ligne Calais-Lille. L’église Saint-Michel a été achevée en 1900. Elle remplaçait l’ancienne église vétuste qui datait du Xe siècle, rasée en 1903. À la fin du XIXe siècle, une grande maison, maison de repos pour veuves de militaires, était construite grâce aux donations de Madame de Cocove, puis de Madame Podevin pour le terrain. La « Fondation Becquet de Cocove » abrite désormais la mairie.

    Fréthun

    La « Fondation Becquet de Cocove » accueillait alors des veuves peu fortunées de militaires.

    Fréthun

    Au centre du village le café Leroy et le maréchal-ferrant.

    Fréthun

    Un des ponts de Fréthun.

    Fréthun

    La maison de M. Brochart avec l’attelage prêt au départ.

    Fréthun

    La mairie et l’école, des bâtiments modestes.

    Fréthun

    Le bureau de poste du village.

    Fréthun

    Des villageois devant le café-restaurant Thomir.

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  • Oye-Plage

    La mairie et l’église reconstruite en 1863 avec sa tour anglaise datant de 1553. – VDN

    Oye-Plage

    Le centre du village avec rue et trottoirs pavés – VDN

    Oye-Plage

    Casino, hôtel, restaurant, villa en bord de mer – VDN

    Oye-Plage

    la gare de Pont-d'Oye construite en 1872 – VDN

    À partir de 1872, Oye-Plage bénéficiait de la mode des bains de mer avec la construction d’une gare au Pont-d’Oye. Devant la plage, la construction d’un casino, de villas, d’un café, d’un restaurant, d’un hôtel permettra l’accueil des touristes. Ils seront détruits par l’armée allemande. Au recensement de 1906, Oye-Plage comptait 2 811 habitants. La population a doublé depuis les années 1980, et on compte actuellement 5 373 habitants au recensement de 2017. L’église Saint-Médard édifiée entre 1863 et 1880 est la plus ancienne construction, dotée d’une tour anglaise qui fut construite sous le règne de Marie Tudor.

    Oye-Plage

    L'entrée du village

    Oye-Plage

    Le casino, propriétaire M. Sergent – VDN

    Oye-Plage

    Le casino, en arrière plan la plage – VDN

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  • Landrethun les Ardres

    L’église Saint-Martin date de la fin du XIX e siècle

    Landrethun les Ardres

    En 1908, on fêtait le centenaire de M. Berly, conseiller municipal.

    Landrethun les Ardres

    Beaucoup de participants au pèlerinage de la Pentecôte.

    Landrethun les Ardres

    Le château de Saint-Just, construit à la fin du XVIII e siècle.

    Ce petit village situé entre Ardres et Licques comptait au début du XXe siècle 520 habitants. Au début des années 2000, la population s’est accrue, 753 au dernier recensement (2017). La commune regroupe plusieurs hameaux : Yeuse, West-Yeuse, le Val, le Fresne, le Bois, la Seille, avec plusieurs châteaux (de Saint-Just, Bellanger, de Sept-Fontaines). De Landringatum au début du XIe siècle, nom d’origine germanique, le village devenait Landrethun au XVIe siècle, auquel sera ajouté Lez-Ardres au début du XIXe siècle.

    L’église Saint-Martin, bénite en 1872, remplaçait l’ancienne, trop vétuste, détruite en 1869. En 1886, la famille Bellanger faisait édifier une chapelle à Yeuse dédiée à Notre-Dame de Lourdes, dont la statue offerte par Gaston Saint-Just sera l’objet à partir de 1906 d’un pèlerinage à chaque fête de la Pentecôte, d’où le surnom donné au village de la « Lourdes de l’Ardrésis ».

    Landrethun les Ardres

    Le parc du château de Saint-Just où étaient organisées des colonies de vacances.

    Landrethun les Ardres

    Le château des Sept-Fontaines, construit à la fin du XIX e siècle.

    Landrethun les Ardres

    La chapelle d’Yeuse dédiée à Notre-Dame de Lourdes.

    Landrethun les Ardres

    Le monument aux morts de 14-18, érigé près de l'église.

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  • Vieille-Eglise

    L’église Saint-Omer, ouverte au culte en 1889, a perdu sa flèche en 2002.

    Vieille-Eglise

    La fabrique de chicorée de Victor Rivenet rue du Pont-Locquet a fermé en 1973.

    Vieille-Eglise

    La place en cul de sac avec, à droite, la mairie située rue du Village.

    Ce village rural qui comptait 940 habitants en 1968, 1 240 en 2007, a connu un regain de vitalité avec une population de 1 382 habitants au recensement de 2017, appelés les Vétiéglisois et Vétiéglisoises. Il jouxte Nouvelle-Église à l’ouest et Saint-Omer-Capelle à l’est, sur la route reliant Les Attaques à Bourbourg. Au début du siècle, particularité du village : il comptait une douzaine de fabriques de chicorée. Il n’y a pas de gare à Vieille-Église. La plus proche était au début du siècle celle de Pont d’Oye, désormais celle d’Audruicq.

    Longtemps rattaché à l’arrondissement de Saint-Omer, Vieille-Église l’est depuis 2017 à celui de Calais. L’église Saint-Omer, située rue du Village, a été ouverte au culte en 1889. Construite grâce à un legs d’une demoiselle, Flore Degrez, elle est la réplique de l’église du Rosaire de Lourdes. La flèche d’origine, menaçant de s’effondrer, a été détruite en 2002. Près de l’église, depuis 1921, un monument surmonté d’un Poilu en marbre de Carrare, rend hommage aux soldats du village morts au champ d’honneur.

    Vieille-Eglise

    La rue du Village avec à droite la mairie et au fond l’église.

    Vieille-Eglise

    La Poste construite en 1900, et au premier plan l’Estaminet de la Poste.

    Vieille-Eglise

    Le Poilu en marbre de Carrare avec à l’arrière l’école de filles.

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  • Guemps

    Le pont de Guemps, avec en arrière-plan le moulin.

    Guemps

    L’entrée du village de Guemps au début du XX e siècle.

    Guemps

    Le pont de Guemps

    Guemps

    Le centre de Guemps et l’église.

    Guemps

    Le presbytère et l’église de Guemps construite à la fin du XIX e siècle

    Guemps

    Le moulin de Guemps construit vers 1842.

    L’origine du vocable Guemps serait un dérivé de Genape, en vieux saxon, signifiant « eau courante » pour désigner les nombreux watergangs et pouvant se traduire par pays des watergangs ou wateringues. Lors du recensement de 1906, Guemps comptait 1 025 habitants. En 1975, la population n’était plus que de 768 habitants. Elle est remontée depuis avec, au recensement de 2017, 1 092 habitants.

    L’église Saint-Jean-Baptiste a été reconstruite entre 1892 et 1896. Le moulin du pont de Guemps, rue du Houlet, vers 1842. Propriété de la famille Bollart, son activité cessait en 1950. En 1977, le moulin, à l’état de ruine, devenait la propriété du petit-neveu du meunier, Gérard Courbot. Grâce à l’aide des Compagnons du Devoir, de l’état et de la région, il parvenait à le refaire fonctionner et produire de la farine en 1990.

    Guemps

    Une des fermes de Guemps.

    Guemps

    L’église de Guemps, bénie en 1898.

    Guemps

    Le village de Guemps au milieu des champs.

    Guemps

    L’entrée du village au début du XX e siècle.

    Guemps

    Le pont de la Sagesse au-dessus d’un des watergangs.

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  • Sangatte

    Dans la rue Principale, un paysan et ses vaches, sur la droite les chalets des notables.

    Sangatte

    Des vacanciers à l’hôtel de la Plage et un goémonier remontant de la plage.

    Sangatte

    L’usine du tunnel sous la Manche, abandonnée en 1882.

    Sangatte

    À droite, le chalet de M. Henon, président de la chambre de commerce, possédait un ascenseur.

    Sangatte

    Pas de gare à Sangatte mais une affiche vantant sa plage de sable fin.

    Sangatte

    Le moulin disparaîtra au début du XXe siècle, au fond l’église possédait encore son clocher.

    Sangatte

    La mairie de Sangatte était inaugurée en 1880.

    Le village comptait 1 250 habitants en 1872. En 1876, le projet de construction d’un tunnel sous la Manche mettait Sangatte sous les feux de l’actualité. Une usine était construite à l’extrémité ouest du village et les travaux de forage débutaient. Même si le projet était arrêté en 1882, Sangatte avait bénéficié de la présence de nombreux ouvriers et développait son activité touristique avec la construction de trois hôtels, l’hôtel de la Plage, l’hôtel des Bains, l’hôtel de la Fin de la guerre, en l’occurrence celle de 1870.

    En 1901 Sangatte comptait désormais 2 142 habitants, quasiment le double. La présence de la plage et la mode des bains des mers attiraient les bourgeois l’été et des notables construisaient des résidences secondaires, de superbes chalets en bordure de dune. Cerise sur le gâteau la compétition entre Latham et Blériot, afin d’être le premier à traverser de la Manche en avion, attirait la presse mondiale dans ce petit village où se côtoyaient paysans vaquant à leurs travaux et vacanciers venus de la ville.

    Sangatte

    L’église Saint-Martin sans son clocher, détruit par la foudre en 1903.

    Sangatte

    Le troisième hôtel de Sangatte appartenait à la famille Dupuy-Leleu.

    Sangatte

    L’hôtel des Bains se trouvait de l'autre côté de la rue Principale.

    Sangatte

    Sangatte se situe à 8 km de Calais mais à une heure de marche faute de trains et de tramways.

    Sangatte

    L’hôtel de la Plage avait sa propre navette pour amener les vacanciers de Calais.

    Sangatte

    Le moulin de Sangatte à la sortie du village.

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