• De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    BOULOGNE-SUR-MER. Instant fondateur de la France Libre et des mouvements de résistance, l'appel du général de Gaulle prononcé au soir du 18 juin sur les ondes de la BBC est en réalité un mythe. À l'instar de tous les Français, peu de Boulonnais l'entendent. Leur journée est davantage marquée par une alerte aérienne ou l'obligation de déposer leurs armes ou fusils de chasse. On n'a alors guère le loisir d'écouter, sur la radio anglaise, un général français jusqu'alors inconnu. De cet appel ne subsiste que le manuscrit raturé initial — le discours ayant été légèrement amendé à la demande des Anglais et aucun enregistrement n'est alors réalisé.

    Charles de Gaulle lance ensuite, jusqu'à la fin du mois, d'autres appels. Ceux des 18, 19 et 22 juin (ce dernier est enregistré et on se souvient, à tort, de celui-ci comme de l'appel du 18) sont synthétisés dans une affiche placardée début août dans les rues de Londres. Cette affiche, rééditée en France à partir de l'automne 1944, est — à tort elle aussi — datée du 18 juin. Pourtant, même s'il n'est pas réellement entendu, l'appel du général de Gaulle se diffuse chez certains.

    DEUX VISITES EN QUINZE ANS

    Il faudra attendre le 12 août 1945 pour assister à la venue de celui qui est devenu chef du gouvernement provisoire. Le premier symbole d'une reconnaissance par l'État des souffrances endurées par la ville. « À Boulogne, dans la ville basse, tout était ruines et deuils, ce qui n’empêchait aucunement la population de manifester une confiance retentissante. », écrira même Charles de Gaulle dans ses mémoires. Et la confiance perdure bien après la fin de la guerre. Le 24 septembre 1959, Boulogne accueille dans la liesse populaire le désormais premier président de la Ve République, et ce malgré le contexte tendu de la guerre d'Algérie. Charles de Gaulle parcourt alors pendant quatre jours la région, sa région. Le chef de l'Etat est natif de Lille, s'est marié à Calais et passait ses étés à Wissant. • KARINE BERTHAUD (CLP)

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    De l'appel à résister d'un général inconnu à la visite du président de Gaulle

    En quinze ans, le général de Gaulle s'est rendu à deux reprises à Boulogne-sur-Mer. PHOTOS ARCHIVES MUNICIPALES.

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  • GUÎNES. Jusqu'au milieu du XXe siècle, le canal de Guînes avançait plus loin qu'aujourd'hui dans la ville. La rue Narcisse-Boulanger se terminait par un pont appelé « Pont d'Avignon ».

    Construit en remplacement d'un autre en bois, il a été terminé en 1813.

    UN PORT FLUVIAL IMPORTANT

    Au milieu du XXe siècle, les deux berges du batelage seront réunies et une partie du canal va disparaître.

    Dès le XVIIIe siècle, le batelage était un port fluvial important où transitaient tourbe, bois de la forêt de Guînes, charbon d'Hardinghen, et pierres de Marquise. La batellerie de Guînes était très importante, atteignant les quatre-vingts bateaux à la fin du XVIIIe. Le long du canal se trouvaient plusieurs entreprises ayant un rapport direct avec le cours d'eau, comme le chantier naval Decuppe qui s'est développé pendant près d'un siècle. Plus tard, la métallurgie a aussi permis de développer le transport fluvial au départ de Guînes.

    Tout autour de ce commerce, des métiers ont pris essor, comme celui des voituriers, qui acheminaient les matières premières en provenance d'Hardinghen ou de Marquise. Le développement du chemin de fer et du transport automobile a eu raison du transport fluvial à Guînes. Cela aussi aura raison du transport des passagers par coche d'eau. Les chemins et les routes étaient, au XVIIe siècle, peu praticables. Le coche d'eau devenait alors le moyen de transport privilégié. Il s'est développé jusqu'à la fin du XIV siècle où une ligne de tramway à chevaux fut mise en place puis le petit train Calais-Anvin. Mais, avant de disparaître, ces coches d'eau pouvaient transporter jusqu'à 150 personnes qui partaient de Guînes à 8 heures le samedi et revenaient de Calais à 16 heures. Le samedi était jour de marché à Calais, important pour les Guînois. En 181 3, il existait mème deux départs le matin, à 7h et 8 h 3(), et deux retours l'après-midi, à 17 heures et 18 heures. En 1797, un accident du coche d'eau fit neuf victimes à Saint-Pierre-lès-Calais. S. D. (CLP)

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Le Pont d'Avignon, aujourd'hui disparu.

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Désormais, le « Pont d'Avignon » a laissé place à un carrefour.

    Promenade dans la commune, au temps où elle avait son « Pont d'Avignon »

    Au XVIIe siècle, le coche d'eau était le moyen de transport privilégié.

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  • RECQUES-SUR-HEM. Lorsque l'on arrive de Polincove à Recques-sur-Hem, on traverse tout un lotissement de maisons nouvellement construites. Ces récentes habitations ne laissent pas présager ce que l'on découvre si on poursuit sa route en direction de la Grand-Place. Là, un petit coin de verdure aux espaces verts admirablement entretenus et des maisons du XIXe siècle. Le temps semble s'être arrêté. En face, l'ancienne auberge Delannoy. Sur sa façade, une date, 1861, et deux poiriers. Sur le pignon, un poirier Catillac et, sur la façade, un poirier Beurré Giffard. Ils ont été greffés sur des cognassiers. Tous deux sont taillés en espalier.

    LE FEU BACTÉRIEN

    Plantés en 1861, ils furent touchés dans les années 1980 par le feu bactérien. Cette bactériose est l'une des plus dangereuses : un arbre peut mourir rapidement s'il n'est pas soigné. En 1983, on décida de pratiquer une taille sévère des poiriers qui ont, de ce fait, résisté à la maladie pour être toujours visibles aujourd'hui.

    À droite de l'ancienne auberge, une ancienne forge ayant sur son pignon la date de 1860. Une troisième maison du XIXe siècle marque l'entrée du cimetière. Entrons dans ce cimetière afin d'y découvrir l'église.

    L'église Saint-Wandrillle, est l'une des églises les plus anciennes de la région d'Audruicq. Le chœur a été construit en 1661, remplacé par celui bâti au XXe siècle. La nef fut construite en 1688. Le clocher, qui abrite une cloche de 1825, a été érigé en 1881. En 1895, huit vitraux ont été ajoutés. L'église a été rénovée en 2011, grâce au travail d'un chantier école. • S. D. (CLP)

    Des poiriers âgés de 160 ans sauvés de la maladie en 1983

    Des poiriers âgés de 160 ans sauvés de la maladie en 1983

    Ce côté de la Grand-Place n'a pas beaucoup changé depuis cent ans. L'église du village (ci-dessus) est l’une des plus anciennes de la région d'Audruicq. Elle date de 1661.

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  • À la découverte de la chapelle à loques et du moulin Desombre

    La chapelle Saint-Quentin est-elle encore régulièrement visitée aujourd’hui.

    ARDRES. La chapelle Saint-Quentin, dit Milfort, se trouve rue de Saint-Quentin. Elle fut reconstruite, en pierres de pays, en 1828, par Charles Valques, originaire de Nortkerque et habitant la commune. De forme rectangulaire, cette chapelle a une façade composée d'un porche voûté et de deux pilastres. C'est une chapelle dite à loques, où l'on trouve encore aujourd'hui des vêtements accrochés à la grille. Ce sont ceux de malades dont on espère une guérison. Rejoignons la route départementale le long de laquelle se trouve une première rangée d'arbres, des platanes, plantés là dans les années 80 en remplacement d'ormes abattus car malades. Ces ormes avaient été plantés en 1817. Au carrefour, deux solutions s'offrent à vous : tourner à droite pour découvrir l'allée des Tilleuls ou à gauche pour vous rendre au moulin Desombre.

    Celui-ci a été construit au début du XVIIIe siècle et cessa toutes activités en 1926. Moulin à vent en pierre, il servait à moudre les céréales. Aujourd'hui, seule sa tour subsiste. L'allée des Tilleuls a été plantée en 1766, lors de travaux entrepris afin de désenclaver la ville. On rouvre à l'époque la porte du Haut des remparts fermés en 1596 et on crée un accès au nouveau cimetière. Ainsi, quatre rangées de tilleuls sont plantées et forment une voûte naturelle au-dessus de la route. Cette allée a été classée sur la liste des sites et monuments naturels en 1912 et reste aujourd'hui un endroit de promenade des plus agréables. • S. D. (CLP)

    À la découverte de la chapelle à loques et du moulin Desombre

    Le moulin Desombre bâti au début du XVIIIe siècle n'est plus qu'une tour en ruines. 

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  • Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

     

     

    Depuis 1763, la tour de l'horloge domine la ville de Guînes. La colonne Blanchard (ci-dessus) marque, dans la forêt de Guînes, l'endroit où Blanchard a atterri en 1785 avec son ballon.

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    GUÎNES. Elles dominent toutes les deux le ciel de Guînes. La première, l'église Saint-Pierre-ès-Liens, avec son clocher, date de 1820. Elle a été construite afin de remplacer une église datant de 1660 et détruite car trop abimée par la Révolution. On a conservé, de l'édifice de 1660 les bases d'une tour au niveau du clocher. Elle a été inaugurée en 1822.

    Quittons l'église par la rue Lambert de Guînes et traversons la place des Tilleuls. Levons la tête, afin d'apercevoir l'horloge de la tour, bâtie en 1763 sur l'ancienne motte féodale. En 928, Siegfried le Danois, premier comte de Guînes, fit élever une motte sur laquelle a été construit le château fort de Guînes. Lorsque la ville a été reprise aux Anglais en 1558, le château a été rasé, mais la motte conservée. La tour de l'horloge telle que nous la connaissons a été construite par la commune en 1763 et servit pendant ses trente premières années de prison. Quittons le centre du village pour rejoindre la forêt de Guînes en empruntant la rue qui longe le collège des Quatre-Vents.

    LA COLONNE BLANCHARD

    Dans la clairière, vous trouverez un monument au milieu des arbres : la colonne Blanchard. Elle a été érigée en 1786 par la commune. Jean-Pierre Blanchard était un aéronaute français. Avec l'américain John Jeffries, il a traversé, le 7 janvier 1785, au départ de Douvres, pendant un peu plus de deux heures, la Manche en ballon. Cent soixante-quinze ans plus tard, la commune de Guînes a fêté l'événement, les 2 et 3 juillet. Le dimanche 3 juillet, un grand cortège historique, ayant pour thème l'aviation à travers les âges, rassemblait 23 groupes, avenue du Camp-du-Drap-d'Or. Le cortège a sillonné les rues de Guînes pour arriver place Foch. Le premier groupe du défilé, formé par l'école Notre Dame, avait pour intitulé « Gloire à Blanchard et à Jeffries », hommage à ces deux hommes qui ont accompli un immense exploit. S. D. (CLP)

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    L'église de Guînes (ci-dessus) a été construite en 1820.

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    Érigée en 1763 sur l'ancienne motte féodale, la tour de l'horloge (ci-dessus) domine toujours le centre-bourg.

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  • LE MONUMENT AUX MORTS ET LA MAIRIE

    NORTKERQUE Avant. Le monument aux morts, fabriqué par des marbriers audomarois et installé juste devant la mairie, a été inauguré en 19()7 pour rendre hommage aux cinq victimes de la commune décédées lors du conflit de 18 70-1871. Sont venues s'ajouter ensuite les quarante-deux victimes de la Grande Guerre et les trois de la Seconde Guerre mondiale. L'allégorie gravée dans la pierre représente un enfant regardant son père soldat consolé par un ange. Y figure également un pommier chargé de fruits, représentant la vie et s'opposant au spectacle de désolation de la guerre en arrière-plan. La mairie a abrité l'école des garçons et le logement de fonction de l'instituteur au rez-de-chaussée, tandis que la salle des mariages et le bureau d'officier étaient à l'étage, Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'école fonctionnait pour les filles le matin et pour les garçons I' après-midi.

    Après. La configuration devant la mairie a changé : le monument aux morts est toujours là mais les grilles l'entourant ont disparu. La mairie n'abrite plus les écoles depuis longtemps et a bénéficié ces dernières années d'une rénovation en profondeur. Les cafés qui l'entouraient ont fermé, Le bâtiment tout en longueur, une salle, a été détruit, laissant la place au parking de la salle des fêtes située derrière la mairie, La très empruntée RD 224 qui passe juste devant le bâtiment est depuis quelques années en zone 30 au centre du village, • C. P. (CLP)

    LE MONUMENT AUX MORTS ET LA MAIRIE

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  • Une église construite en deux parties et rénovée au XVIIe siècle

    L‘église Saint-Omer a été pillée et incendiée au Moyen Âge par des troupes ennemies. Elle fut entièrement rénovée.

    BOUQUEHAULT. Commençons notre promenade au chemin de Montgardin, où on trouve une petite grotte dédiée à Notre—Dame-de-Lourdes. A l'intérieur, un autel gris avec une croix peinte en noir, sur lequel repose un pot de fleur. Au-dessus à droite, dans une niche, une statue de Notre—Dame-de-Lourdes. Cette grotte, placée à un carrefour, est protégée de tous écarts de route par des plots et des pots de fleurs. Quittons les lieux et descendons au Cœur du village, jusqu'à l'église dédiée à Saint-Omer.

     L'ÉGLISE SAINT—OMER PILLÉE ET INCENDIÉE

     L’édifice est construit en deux parties, dont la plus haute et la plus ancienne date du XVI“ siècle. La partie basse fut construite plus tard. Au XVII“ siècle, l'église, qui avait été pillée et incendiée par des troupes ennemies, fut entièrement rénovée.

    On la dota alors d'un clocher qui abrite aujourd'hui une cloche, bénie en 1862. En 1844, on a érigé et béni le chemin de croix dans l'église. A la veille de la Révolution, l'église Saint-Omer avait déjà son aspect d’aujourd’hui. Seule la tribune et une chapelle baptismale furent ajoutées vers 1855.

     UN CALVAIRE ÉRIGÉ EN MÉMOIRE D'ENFANTS

      Autour de l’église, il y a un cimetière où se mêlent tombes récentes et monuments anciens. Pour la petite histoire, c‘est dans ce cimetière qu’au milieu du XIXe siècle, Maxime Renaux et Mathon Adèle, mariés en 1837 à Fiennes, firent ériger un grand calvaire en fer battu, de plusieurs mètres de haut, sur socle, tenant un Christ d'un mètre et demi.

     Ce calvaire n’est plus visible aujourd'hui mais on imagine qu'il devait dominer le reste des tombes et être à la hauteur de la peine de ces parents. En effet, les Renaux le firent ériger car ils avaient perdu quatre enfants en bas âge dont Emma à l'âge de 4 ans, Emile à 9 ans et deux enfants, morts nés entre 1850 et 1852. S. D. (CLP)

    Une église construite en deux parties et rénovée au XVIIe siècle

    Sur le chemin Montgardin se trouve une petite grotte à Notre-Dame—de-Lourdes.

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  • LICQUES. Lorsque vous arrivez à Licques, vous ne pouvez pas manquer l’abbatiale qui domine le bourg en son centre. Arrêtez-vous un instant sur l’abbaye de Licques, maintes fois détruite. La dernière reconstruction débuta en 1707 et dura quarante ans. 

    Au Moyen Age, l'abbaye de Licques était grandiose et s’étendait sur environ un hectare de bâtiments. Il ne reste aujourd'hui que l'église abbatiale, la mairie et le presbytère. Au début du XIX° siècle, l'église abbatiale remplace définitivement l'église paroissiale qui se trouvait au milieu du cimetière. C‘est à cette période que la porte latérale a été percée afin de permettre l’accès à la population.

      LE CLOCHER DÉTRUIT PAR LA POUDRE

      L’édifice a bien évolué car il avait à l’origine la forme d‘une croix latine. Un clocher, dont la flèche atteignait 50 m de hauteur, fut détruit par la foudre en 1795. Il ne fut pas réparé et s’écroule avec une partie du chœur en 1805.

     Tous les ans, lors des Journées du patrimoine, l‘Association pour la mise en valeur du patrimoine de Licques organise des visites autour de l’édifice, afin d'en montrer toutes les richesses.

    Quittez l'abbaye pour découvrir deux chapelles. Descendez la rue de l'Abbé-Pruvost et admirez dans le virage à gauche la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, édifiée par François Denis, couvrent, qui avait fait une chute alors qu'il réparait le toit de l‘abbatiale et s’en était sorti indemne. Avant, on pouvait lire sur sa façade : « Si l'amour de Marie, en ton cœur est gravé, n’oublie pas en passant de lui dire Ave, » Elle fut incendiée en 1914-1918 puis restaurée en 1919 par Monseigneur Hochart.

     En 1960, la façade fut construite en brique avec une niche pour y abriter Notre-Dame-du—Bon-Secours.

     CHAPELLE SAINTE—APPOLINE

     Continuez votre route jusqu‘au rond-point et prenez à droite rue du Docteur—Carpentier. Là, sur votre droite, une chapelle malheureusement abîmée par le temps, la chapelle Sainte-Appoline dédiée à Notre-Dame—des-Ardents. Elle date de 1917. Vous pouvez ensuite remonter vers l‘abbatiale par la place basse et découvrir ainsi le magnifique centre-bourg qui a su garder tout son cachet. S. D. (CLP)

    Un bourg authentique doté d‘une magnifique abbatiale

    La chapelle, rue de l'Abbé-Pruvost. Aujourd'hui, sa façade est en brique rouge (photo ci-dessous à droite).

    Un bourg authentique doté d‘une magnifique abbatiale

    L'abbatiale de Licques domine le bourg et on l'aperçoit de partout lorsqu'on entre dans le village. Ci-dessus, l’abbatiale et son abside.

     

     

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  • COULOGNE. Edgar de Laire est né à Paris en 1860. Où il meurt en 1941.

    Il y a presque cent quinze ans se Construisait l’usine de Laire

    Edgard de Laire, scientifique chimiste, a fait construire en 1905 l’usine de taire au niveau du pont de Coulogne.

    Scientifique chimiste, il va déposer plusieurs brevets qui lui permettront d’ouvrir une première usine à Issy-les-Moulineaux en 1897. En 1904, il dépose le brevet d’une matière thermodurcissable appelée maléaze. C'est en 1905 qu’il ouvre à Calais, le long du quai de l'Amérique, une usine sur un terrain de plus de dix hectares. Construite en béton armé, elle est idéalement placée entre le canal de Calais et la ligne de chemin de fer qui mène à Lille. A Calais, à l’époque, on produit le premier café décaféiné de France sous la marque Sanka. Dans cette usine, on fabrique aussi du camphre à partir d'essence de térébenthine et des produits de synthèse pour l‘industrie pharmaceutique et des parfums. Pendant la Première Guerre mondiale, l'usine fabrique des gaz asphyxiants. L‘ouverture de cette usine mais aussi de l‘usine Brampton à la même époque va fournir du travail aux hommes de nos campagnes qui deviennent en grand nombre ouvriers d’usine. Devenue Calaire chimie, puis rachetée en 2013 par Synthexim, l’usine continue son activité aujourd’hui.

    Il y a presque cent quinze ans se Construisait l’usine de Laire

    L‘usine fabriquant des produits chimiques était idéalement placée, non loin du chemin de fer et sur les berges du canal de Calais.

      FLECHE CONIQUE

     Quittons le canal de Calais et le pont de Coulogne pour nous diriger rue des Hauts-Champs jusqu'à la place de l'église Saint-Jacques. Construite en 1619 sur l'emplacement de l'ancien château féodal, l’église paroissiale est reconstruite en 1854 et terminée en 1858. Faite de briques blondes et rouges, elle se caractérise par sa tourelle placée à droite du clocher-porche. Cette tour étroite a une base circulaire et une flèche conique, forme totalement différente de celle du clocher. Sur sa façade une date au-dessus du porche, celle de 1858 et de sa bénédiction. L‘église fut rénovée en 1981. S.D. (CLP)

     

    Il y a presque cent quinze ans se Construisait l’usine de Laire

    L’église Saint-Jacques domine la rue de l‘église.

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  • BRÊMES. L‘église Saint-Martin de Brêmes fut construite en remplacement d’une ancienne église devenue trop vétuste et trop petite pour accueillir tous les fidèles. Sa construction en forme de croix avec une grande nef précédée d'un clocher—porche dura de 1878 à 1885. On la doit à l’architecte Giesinger. Construite en briques rouges de pays, elle renferme une statue de Notre-Dame des Larmes datant du XVe siècle.

    Aujourd'hui, l'église a besoin de rénover son clocher qui présente des signes de fatigue.

    Une cheminée de briqueterie, " beffroi du travail "

    L‘église Saint—Martin de Brêmes date de 1878 et a aujourd'hui besoin de rénover son clocher fatigué.

    Quittons l'église et empruntons en face la rue de la Chapelle. A droite sur votre chemin, une petite chapelle dédiée à Notre-Dame des Larmes. Erigée en 1805, elle fut rénovée au milieu du XXe siècle. On suppose qu'elle renfermait, au début, cette statue du XVe siècle qui se trouve désormais dans l’église. Chapelle privée, elle est admirablement conservée aujourd'hui. Notre-Dame des Larmes est implorée pour tous les problèmes de vue. Après quelques virages dans le village et un peu de marche, on découvrira, au milieu des arbres, une cheminée construite en briques rouges.

    Une cheminée de briqueterie, " beffroi du travail "

    L'unique cheminée de la briqueterie Delcourt est encore debout, témoin d‘un passé industriel riche.

     Seul vestige de la briqueterie Delcourt, cette cheminée fut désignée « beffroi du travail » afin de symboliser le patrimoine industriel passé. La briqueterie Delcourt, florissante au XIXe siècle, construisait sur Brêmes des briques rouges. Concurrencée par l'arrivée de nouveaux matériaux comme le parpaing, elle cessa toutes activités en 1960. L‘argile, qui servait à la fabrication des briques, provenait des plateaux d’Artois et était amenée jusqu'à la briqueterie par un petit train sur voie étroite.  S.D. (CLP)

     

     

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