• GUEMPS. À Guemps, dès le XIIe siècle, l’abbaye Notre-Dame-de-la-Capelle possédait une église. Ensuite ce sont les moines de Licques qui allaient mettre en valeur la commune.

    L'église Saint—Jean-Baptiste de Guemps fut construite entre 1892 et 1896 suivant les plans de l'architecte Alfred Masson de Calais. Les deux cloches de l’église ont été bénies le 10 octobre 1897: l'une nommée Marie Adèle Hélène Esther, pèse 544 kg et l’autre de 154 kg porte le nom de Marie Louise Zoé.

    L’église est bénie par le cure Achille Ledoux en 1898.

    En rentrant dans l’église, on peut admirer un remarquable plafond en bois. Cette église en briques rouges est entourée du cimetière.

    En face du porche un imposant monument aux morts de la Grande Guerre. Il s’agit d’un calvaire devant lequel se trouve la statue grandeur nature d’un poilu gisant sur le champ de bataille.

    Ce monument fut inauguré le 31 octobre 1921.

    Non loin de ce monument impressionnant se trouvent 56 tombes de soldats belges de la Première Guerre mondiale. Les civils et soldats Belges se sont réfugiés à Guemps dès le 25 octobre,l9l4. En 1916, la Croix Rouge s’est installée à Guemps dans le Château Waguet, devenu hôpital militaire qui a accueilli les soldats belges et les blessés. Le 13 novembre 1922, il a été procédé à l’exhumation de 35 soldats belges mais tous les corps n'ayant pas été réclamés, il reste ainsi 56 tombes dans le cimetière.

    Si la balade à Guemps vous attire, vous pouvez partir à la découverte d'un magnique moulin se trouvant rue du Houlet. Magnifiquement restauré par son propriétaire actuel, ce moulin à vent en briques date de 1842. Ses ailes peintes de rouge s’aperçoivent de loin.

    Guemps

    L‘intérieur de l‘église avec son plafond en bois.

    Guemps

    L’entrée du village avec l'église, qui date de 1896.

    Guemps

    Les tombes des soldats belges se trouvent dans le cimetière. Un souvenir bien triste de la présence d'un hopital militaire belge dans la commune.

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  • Promenade entre le vieux Coquelles et la nouvelle cité

    COQUELLES. Au Vieux Coquelles, vous découvrirez, au centre du cimetière actuel, une église en ruine ènvahie par le lierre qui domine les cinq habitations restantes. Cette église daterait du XIe siècle et serait le seul vestige de l’ancien village. Elle est un monument classé à l‘inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Elle serait tombée en ruine au moment de la Révolution, faute d'entretien.

     DERNIER MOULIN DE CE TYPE DANS LE PAS—DE—CALAIS

    En reprenant la route, vous apercevrez à gauche un moulin qui domine le paysage depuis bien des années. Le moulin Michel se situe au sommet de la grande colline de Coquelles. Dernier moulin à pivot du Pas-de-Calais. son histoire a été très mouvementée. On est sûr qu’il existait déjà en 1755, mais la date précise de sa construction n'est pas connue. Il sera détruit par deux fois par une tempête, en 1800 et en 19 78. Exploité jusqu’en 1940, il est aussi détruit le 22 mai 1940, par les Allemands car les Anglais s‘en servaient de repaire d’artillerie.

     

    Restauré en 1976, il est abattu par la tempête du 12 janvier 1978. A grand renfort de dons, le moulin est prêt à moudre à nouveau en 1980. En 2006, il est restauré une nouvelle fois après avoir perdu une aile en 1996.

     

    Propriété privée, il est inscrit aux Monuments historiques depuis le 14 novembre 1977.

     UNE ÉGLISE FINANCÉE PAR LES DOMMAGES DE GUERRE

     

     

    Descendons un peu plus sur le nouveau Coquelles afin de découvrir l’église de l’Assomption, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Sa reconstruction est financée par les dommages de guerre en 1953. Elle est en béton armé et couverte d'ardoises. Elle fut conçue par l'architecte Yves Laloy. S.D. (CLP)

    Coquelles

    le moulin à l'histoire tourmentée est inscrit aux Monuments historiques depuis 1977.

    Coquelles

    L’église de l’Assomption a été reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.

    Coquelles

    l‘église, du XIe siècle, est tombée en ruine après la Révolution.

    Coquelles

    La rue Principale de Coquelles avant—guerre.

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  • L'église de Pihen—lès—Guînes date du XIIIe siècle. Elle était alors placée sous le vocable de la Nativité de la sainte Vierge. Elle fut incendiée au XVI° siècle lors de l'occupation espagnole de la commune. De cette époque ne subsiste plus que le chœur. Cette église avait une tour entre le chœur et la nef. Mais elle n’existe plus.

    En 1856. une liste de travaux à réaliser sur les édifices du canton de Guines, note la nécessité de rallonger de dix mètres la nef afin de pouvoir accueillir tout le monde. La nef sera transformée au XIXe siècle. Si vous observez la façade de l’église, vous pouvez voir les différents matériaux utilisés aux différentes époques. Le clocher se trouve aujourd’hui en avant de la nef. Il abrite deux cloches : une grosse datant de 1836 et une plus petite datant de 1888. L’église est placée sous le vocable Notre—Dame de l'Annonciation.

     

    En face de cette église, vous trouvez la mairie et un bâtiment avec une statue de la vierge au—dessus de sa porte d‘entrée. Cet édifice est l’ancien pensionnat Notre-Dame qui a gccueilfi des filles jusqu’à sa fermeture en 1950. A côté se trouvait le pensionnat Saint-Joseph pour garçons. Il ferma en 1924 et fut détruit suite à la Seconde Guerre mondiale car occupé par les Allemands.

     UN MOULIN AUX AILES DE STYLE FLAMAND

     Quittons le centre du village, pour prendre la route de Bonningues-lès-Calais, afin d'observer les ruines d’un moulin à vent. Construit en 1839, en brique de sable sur fondation de pierres de Landrethun. Ce moulin avait des ailes de style « flamand » et dissymétriqucs: le côté droit est pourvu de planches inclinées formant le bord étroit de l‘aile. Le côté gauche se compose d’un quadrillage de barreaux et de lattes, connue vous l'observez sur la carte postale ancienne ci—dessous. S.D. (CLP)

    Pihen lès Guines

    le moulin à vent se trouvant sur la route de Bonningues-lès—Calais, avec ses ailes de style flamand.

     

    Pihen lès Guines

    l'église de Pihen avec les deux pensionnats juste en face.

     

     

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  • Fondée en 1922 par Louis Delattre, l'enseigne Presque centenaire (96 ans) était à ses débuts spécialisée dans le commerce du bois, du charbon et de tous ustensiles de chauffage. Ce sont ses ls Jean et Adolphe qui prirent la succession. Aujourd‘hui, c'est le gendre d'Adolphe Delattre, Michel Leroy, qui assure la pérennité de l'entreprise depuis 1995 après une expérience acquise Durant une dizaine d’années dans le domaine bancaire et du commerce extérieur. Si la vente de systèmes de chauffage reste une priorité parmi les diverses activités du commerce, la vente de mobilier de cuisine est également une spécialité de la boutique. Tout comme la vente de produits divers destinés à la maison et au jardin.

     

    L'entreprise familiale emploie désormais seize personnes, dix de plus qu'au milieu des années 90.

    Du simple poêle à charbon ou à bois, l’entreprise s’est tournée peu à peu vers d’autres combustibles.

    Le gaz, le fioul, l’électricité, les granulés ou encore vers les pompes à chaleur. D'autre part, du simple poêle au centre de la pièce, on s’est intéressé à l'installation de chauffage central incluant la globalité de la maison

     

     INSTALLER, ENTRETENIR ET RÉPARER

     

     Le secteur d’activité de l’installateur couvre l’Ardrésis, une partie du Calaisis et jusqu‘à Gravelines, Saint—Omer et Boulogne-sur—Mer. « Le développement de nos produits à destination de la maison nous a forcés à intensifier les formations de nos salariés. Tant au niveau de l’installation des différents systèmes qu’à celui de l’informatisation. Notre budget formations est en constante augmentation, ells nous permettent d’être autonomes face aux grandes enseignes et au commerce sur Internet », développe le commerçant. « La proximité, le contact avec le client, la confiance restent les maîtres mots de notre fonctionnement. Notre slogan, c’est “tout ce qu’on vend, on l’installe, on l’entretient, on le répare" », conclut Michel Leroy.

     

     M. D.-L. (CLP)

    Maison Delattre, 125, avenue de Rouville à Ardres.

    Ardres-La maison Delattre

    La Maison Delattre a toujours pignon sur rue en face du champ de foire.

    Ardres-La maison Delattre

    la Maison Delattre est ouverte en centre-ville depuis 1922.

    Ardres-La maison Delattre

    la Maison Delattre est dirigée depuis 1995 par Michel Leroy, à droite

     

     

     

     

     

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  • . Avant d'entrer dans Tournehem-sur—la-Hem, arrêtons—nous à Guémy, hameau de la commune, Du mont Saint-Louis, culminant à 112 m, vous avez une vue magnique sur le Calaisis et la vallée de la Hem.

    Sur ce mont, des druides gaulois ont longtemps pratiqué leur culte, et Septime Sévère. empereur romain, y t camper son armée en l’an 218.

    On y trouve aujourd’hui les ruines'd'une chapelle édiée à la n du XVe siècle par le grand Bâtard Antoine de Bourgogne, ls de Philippe III de Bourgogne.

     DES SOUTERRAINS FERMÉS AU PUBLIC

    La chapelle fut classée en 1913 et restaurée en 1930. De celle-ci. partent des souterrains qui relient le mont à la commune de Tournehem. Trop dangereux, ils ne sont plus accessibles au public.

     

     Quittons donc par la route, le mont Saint-Louis pour entrer dans la commune de Tournehem—sur-la—Hem, autrefois châtellenie importante car lieu de passage obligé dans la région.

     

    Durant cette période, Tournehem fut tantôt anglaise, tantôt espagnole, tantôt française. Maintes fois, scène de batailles et de destruction. Tournehem conserve de cette époque des restes de son château et de ses remparts, parsemés un peu partout dans la commune.

     

     LA PORTE DES REMPARTS

     

     On peut non loin de la place communale une porte des remparts, admirablement conservée. Prêt du monument aux morts érigé en 1920. se trouve l'église Saint-Médard. Cet édifice a été aussi énormément marqué par les différentes batailles qui touchèrent la commune. Il fut rebâti aux XVIIe et XVIIIe siècles. 

    Il fut inscrit comme Monument historique en 1974 et certains objets se trouvant à l'intérieur sont eux aussi classés.

     On y trouve notamment, depuis 1792, des tableaux issus de l’abbaye de Blendecques, et qui ont été restaurés. S.D (CLP)

     

     

     Guémy-Tounehem sur la Hem

    L'église Saint-Médard classée monument historique depuis 1978.

     

     

    Guémy-Tounehem sur la Hem

    La vieille porte aujourd'hui sous laquelle passent les voitures témoigne du passé glorieux et mouvementé de la commune.

    Guémy-Tounehem sur la Hem

    La vieille porte des remparts qui subsiste encore aujourd'hui.

     

     

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  • La toute première chapelle construite à Écottes le fut en 1240 par les chanoines de Licques, qui y possédaient des terres. Cette chapelle fut détruite au Xv siècle par les Anglais. En 1774, l‘abbé Montgazin, évêque de Boulogne, construire une nouvelle chapelle. On s'était rendu compte à l’époque que les Ecottiers avaient de la route à faire pour se rendre à l’abbatiale de Licques.

     Au milieu du XIX“siècle, la paroisse fut érigée en vicariat indépendant. C‘est à cette époque. sous l'impulsion d'un riche propriétaire, le marquis de Courtebourne, que la chapelle va être rénovée. On construit un chœur décoré de bois sculpté et, en 1870, d’un clocher.

     

     CALVAIRE

     

     La cloche, fondue en 1861, aura pour parrain le marquis de Courtebourne. On restaure son intérieur. C’est aussi en 1870 que le premier curé prend ses fonctions, Isidore Bouclet sera curé d'Ecottes et de Rodelinghem jusqu'à son décès en l885. Si vous entrez dans le cimetière, vous pourrez observer un calvaire adossé à l‘église. Marquant l’endroit où fut inhumé le premier curé d'Ecottes. Poussez la porte de l’église pour observer la corde qui descend du clocher et servait à sonner les cloches et la décoration du chœur.

     

     Face à cette église, se trouvait autrefois la toute première école d’Ecottes: une bâtisse en torchis aujourd'hui disparue. Une autre école fut construite en 1914 et accueillit des enfants jusqu‘en 1990, année de sa fermeture définitive. Elle fut revendue en 2013 à des particuliers.

     

     A l’extérieur de l'église, adossée à la façade de l’édifice religieux, un monument aux morts pour la France. Cette stèle, rehaussée d'une çroix, porte le nom de treize Ecottiers morts pour la France en 14-18, ce qui, pour un petit hameau. représente déjà de bien lourdes pertes. S. D. (CLP)

     

     Article réalisé grâce à l'aide de Mathieu Alexandre, de l’Association pour la mise en valeur du patrimoine du Pays de Licques.

    Licques

    Le monument aux morts pour la France où sont inscrits les noms de treize Ecottiers, lourd tribu pour ce petit hameau.

    Licques

    Ce sont les chanoines de l'abbatiale de Licques qui dotèrent les premiers Ecottes d‘une chapelle.

    Licques

    la corde pour sonner les cloches descend du clocher, image d‘un autre temps où les sonneurs de cloche rythmaient la vie du village.

    Licques

    Le chœur en Bois sculpté mérite que l‘on pousse la porte de la petite église.

     

     

     

     

     

     

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  • Une église romane en pierres blanches.

     Au cœur du village de Nielles—lès-Ardres. l’église Saint—Pierre, édiée vers 1200 par Jacques de Guînes, est de style roman. Elle est faite de pierres blanches tirées des carrières de craie du mont Saint—Louis. Auparavant l‘église avait une voûte romane en bois qui fut recouverte d’une voûte néogothique de plâtre au XIX“ siècle.

     C'est d'ailleurs une partie de cette voûte qui s'effondra en 2017. 

    NIELLES-LÈS-ARDRES

    Remarquable, son orgue est classé

     Le clocher, à l‘origine en pierres. était trop lourd. Il menaçait de s‘effondrer et fut changé au début du XVIIe siècle par un clocher recouvert d’ardoises. La toiture est de nos jours à deux pans mais elle se partageait à sa construction en trois : couvrant la nef centrale et les deux nefs latérales. En 1795, l’orgue est amené à Nielles—lès-Ardres. Il vient de l'église de Sainte-Aldegonde à Saint-Omer et date de la fin du XVIIe siècle. Il est classé au titre d’objet à l'inventaire des Monuments historiques, pour le buffet le 1er février 1911 et pour l’instrument le 11 décembre 1995.

    NIELLES-LÈS-ARDRES

    La Vierge à l’enfant

     L’église Saint-Pierre est inscrite aux Monuments historiques depuis le 15 Janvier 1929. La cloche de l’église a été classée, quant à elle en 1911.

     L' église fut rénovée en 1956 par l’abbé Guerlet qui succéda à l’abbé Devulder en 1953. C‘est l'abbé Devulder qui a béni, dans une grande cérémonie le 26 mai 1947, le monument de la reconnaissance : il s’agit d‘un autel surplombé d’une statue de la Vierge à l‘enfant. Ce monument a été érigé car Nielles n'a connu aucune victime civile en 1939-1945. Il se trouve à l'angle de la route départementale 943 et de l'allée Renard, à la limite du château de Nielles.

    NIELLES-LÈS-ARDRES

    Le château du XIXe siècle

     

    NIELLES-LÈS-ARDRES

     Si vous quittez l'église et empruntez la rue de la Chapelle, vous longerez ce château: construit en 1800, sur les ruines d'une ancienne demeure dont on conserva deux tourelles. Son parc fut agrandi en 1850 pour atteindre les limites actuelles jusqu'à l’allée Renard. S. D.(CLP)

     

     

     

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  • BAINGHEN.

    Au pied de l’église de Bainghen, on peut admirer un oratoire à Notre—Dame-de-Boulogne. Que fait ce monument représentant la vierge dans un bateau, au beau milieu de notre campagne Agricole ? En 1946, cet oratoire est érigé par des propriétaires fonciers de Bainghen. Il a été imaginé an de remercier Notre-Dame—de-Boulogne, car Bainghen n’a connu aucune victime durant la Seconde Guerre mondiale.

     QUATRE STATUES

     Ce monument a permis d’accueillir cette statue au village en 1948. En effet, entre 1943 et 1948, quatre représentations de la vierge nautonière, dans un bateau, vont parcourir la France. Ces quatre statues furent moulées en 1939 et xées en 1943 sur quatre chars à quatre roues.

    Elles quittent Boulogne—sur-Mer le 28 mars 1913. et empruntent quatre directions différentes: maritime, centre est et ouest.

    Deux ne reviendront pas : elles iront en Martinique et en Corse

    L'une passera par le territoire actuel de la communauté de communes Pays d’Opale. Ainsi, la statue arrive à Bainghen le 16 juillet 1948. Elle s’arrête devant l‘oratoire et ne peut monter jusqu'à l’église car la route est trop pentue. La veille, elle était à  Hocquinghen et elle quitte Bainghen pour Herbinghen.Le 17 juillet, elle sera à Sanghen. Elle passera aussi par Hardinghen et Boursin

     

     UN CULTE QUI REMONTA A 636

    Le culte à Notre-Dame-de-Boulogne date de 636 : la vierge serait apparue sur un bateau tenant l’enfant Jésus dans ses bras et aurait demandé que l’on construise une église. D'abord chapelle, cet édifice religieux deviendra cathédrale au XIX° siècle à Boulogne-sur-Mer, située dans l’enceinte des remparts. Le pèlerinage à Notre-Dame-de-Boulogne prit très vite de l’importance. Ce voyage en 1943 en est le témoignage.

     Contrairement à 1948, grimpons la pente qui nous mène jusqu‘à l‘église pour admirer l’édifice construit en pierres blanches. L’église Saint-Martin date de 1758 et fut rénovée sur la demande de l'évêque d'Arras en 1857. C’est à cette date que l'on construit la partie en briques du pignon. En 1878. On érige contre le mur de l'église une croix en fonte moulée. Avec un christ et une vierge, hommage à l’abbé Caron, curé de la commune de 1840 à 1878.

     

    Cette croix a été rénovée en 2000 et donne un cachet supplémentaire à l'édifice religieux. S. D. (CLP)

    Bainghen

    l‘église de Bainghen—le—Comte, commune appelée Bainghen aujourd'hui, ici avant 1914.

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  • LA FOUDRE S'ABAT EN 1615

     La première église d’Offekerque date du XIIe siècle. Dédiée à sainte Marie-Madeleine, elle est incendiée par la foudre en 1615. En 1617, l’édice est reconstruit en briques blondes de l’Aa avec un toit en ardoise. Le lieu de culte subira deux incendies importants. Le 14 août 1934, le curé embellit l’église pour l’Assomption et une bougie tombe sur les décorations, allumant le feu qui ravage l’édice. L'église fut reconstruite entre 1935 et 1936, sous le vocable de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant—jésus car c’était la seule statue qui échappa à la destruction.

     LE FEU DANS LE CLOCHER EN 1968 -

     Le dimanche 24 mars 1968 restera dans les annales: le jour de l'élection du maire et en pleine messe, un feu se déclare dans le clocher, à cause d’un court—circuit. On évacue alors les dèles et une bonne partie du mobilier.

    La voûte fragilisée s’écroule le jour—même. Les murs sont restés intacts et dévoilent encore aujourd'hui un magnifique chemin de croix peint par Lucien Jonasen 1936. Du même artiste, une grande fresque de 193 7 recouvre le mur du chœur.

     

     BOMBARDEMENT PENDANT LA GUERRE

     

    Si vous entrez dans l’ édifice, vous remarquerez que les murs sont recouverts de marbre de Marquise. Ces travaux datent d’ après la Seconde Guerre mondiale. Certains vitraux de l’église ayant été détruits par un bombardement lors de la guerre 1939-1945, ils seront remplacés en 1947. S.D. (CLP)

    Offekerque

    Quittons l’église, par la rue Becquet, pour nous rendre au dernier moulin d’Offekerque_situé rue du Sauve-Temps.

     Appelé Moulin Blanc, l’édifice construit en pierres date du début du XIX° siècle. Au début du XXe siècle, il appartient à la famille Lianne.

     En 1954, les ailes sont démontées et la toiture refaite. La meule, actionnée depuis 1935 par” un moteur diesel, s’arrête définitivement en 1971.

     En 1976, Maurice Lianne donne son accord pour sa rénovation. En 1978, le chantier titanesque est terminé: toiture, murs, engrenages, ailes, boiseries. tout est restauré. Depuis. ce moulin est toujours entretenu. II a été classé aux Monuments historiques le 14 novembre 1977.

    Offekerque

    Le moulin classé depuis 1977

    Un oratoire à Notre-Dame-de-Boulogne en pleine campagne.

    Offekerque

    Une magnique croix en fonte moulée du XIXe siècle restaurée en 2000, hommage au curé de la paroisse.

    Offekerque

    L‘oratoire à Notre—Dame-de-Boulogne représente la vierge assise dans un bateau et tenant dans ses bras l'enfant Jésus.

     

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  • ESCALLES. Le cran d’Escalles est une très ancienne entaille naturelle formée dans la craie blanche par les écoulements d'eau vers la Manche. Elle fut aménagée à l’époque féodale, afin de permettre aux paysans de remonter les butins récupérés sur les bateaux naufragés. Ces butins étaient ensuite reversés en partie au seigneur, le comte de Guines. Il paraît que certains provoquaient ces naufrages pour récupérer encore plus de richesses. Si vous quittez le cran d'Escalles, vous emprunterez certainement la montée du Vigneau vers le cap Blanc-Nez qui domine la mer.

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

    Le cran d'Escalles s'est formé par les écoulements d'eau vers la Manche.

     

    Cette route du Vigneau fut construite en 1782, afin de faciliter la circulation jusqu'à Calais. Elle est prisée des cyclistes amateurs et fut le lieu de courses de motos réputées. D’ ailleurs, une stèle se trouve sur le site rendant hommage à Seymour Smith, pilote anglais, qui établit à moto le record de la montée de la route du Vigneau.

    Cette dernière fut autrefois bordée de cultures de vignes. En effet, en l’an 710, les moines de l‘abbaye de Saint—Bertin, à Saint—Omer, sont venus défricher et planter des vignes sur ces terres idéalement exposées au sud. Ce sont d'ailleurs ces vignes qui donnèrent à la route son nom Vigneau.

     

    Du haut du cap Blanc-Nez, on peut observer le clocher de l’église d'Escalles construite en 1884 et dont la base du portail utilise une pierre de l'ancien bâtiment.  S.D. (CLP)

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

    la route du Vigneau était autrefois bordée de cultures de vignes.

     

    Ci—dessous, une vue du village d'Escalles.

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

     

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