• Une église romane en pierres blanches.

     Au cœur du village de Nielles—lès-Ardres. l’église Saint—Pierre, édiée vers 1200 par Jacques de Guînes, est de style roman. Elle est faite de pierres blanches tirées des carrières de craie du mont Saint—Louis. Auparavant l‘église avait une voûte romane en bois qui fut recouverte d’une voûte néogothique de plâtre au XIX“ siècle.

     C'est d'ailleurs une partie de cette voûte qui s'effondra en 2017. 

    NIELLES-LÈS-ARDRES

    Remarquable, son orgue est classé

     Le clocher, à l‘origine en pierres. était trop lourd. Il menaçait de s‘effondrer et fut changé au début du XVIIe siècle par un clocher recouvert d’ardoises. La toiture est de nos jours à deux pans mais elle se partageait à sa construction en trois : couvrant la nef centrale et les deux nefs latérales. En 1795, l’orgue est amené à Nielles—lès-Ardres. Il vient de l'église de Sainte-Aldegonde à Saint-Omer et date de la fin du XVIIe siècle. Il est classé au titre d’objet à l'inventaire des Monuments historiques, pour le buffet le 1er février 1911 et pour l’instrument le 11 décembre 1995.

    NIELLES-LÈS-ARDRES

    La Vierge à l’enfant

     L’église Saint-Pierre est inscrite aux Monuments historiques depuis le 15 Janvier 1929. La cloche de l’église a été classée, quant à elle en 1911.

     L' église fut rénovée en 1956 par l’abbé Guerlet qui succéda à l’abbé Devulder en 1953. C‘est l'abbé Devulder qui a béni, dans une grande cérémonie le 26 mai 1947, le monument de la reconnaissance : il s’agit d‘un autel surplombé d’une statue de la Vierge à l‘enfant. Ce monument a été érigé car Nielles n'a connu aucune victime civile en 1939-1945. Il se trouve à l'angle de la route départementale 943 et de l'allée Renard, à la limite du château de Nielles.

    NIELLES-LÈS-ARDRES

    Le château du XIXe siècle

     

    NIELLES-LÈS-ARDRES

     Si vous quittez l'église et empruntez la rue de la Chapelle, vous longerez ce château: construit en 1800, sur les ruines d'une ancienne demeure dont on conserva deux tourelles. Son parc fut agrandi en 1850 pour atteindre les limites actuelles jusqu'à l’allée Renard. S. D.(CLP)

     

     

     

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  • BAINGHEN.

    Au pied de l’église de Bainghen, on peut admirer un oratoire à Notre—Dame-de-Boulogne. Que fait ce monument représentant la vierge dans un bateau, au beau milieu de notre campagne Agricole ? En 1946, cet oratoire est érigé par des propriétaires fonciers de Bainghen. Il a été imaginé an de remercier Notre-Dame—de-Boulogne, car Bainghen n’a connu aucune victime durant la Seconde Guerre mondiale.

     QUATRE STATUES

     Ce monument a permis d’accueillir cette statue au village en 1948. En effet, entre 1943 et 1948, quatre représentations de la vierge nautonière, dans un bateau, vont parcourir la France. Ces quatre statues furent moulées en 1939 et xées en 1943 sur quatre chars à quatre roues.

    Elles quittent Boulogne—sur-Mer le 28 mars 1913. et empruntent quatre directions différentes: maritime, centre est et ouest.

    Deux ne reviendront pas : elles iront en Martinique et en Corse

    L'une passera par le territoire actuel de la communauté de communes Pays d’Opale. Ainsi, la statue arrive à Bainghen le 16 juillet 1948. Elle s’arrête devant l‘oratoire et ne peut monter jusqu'à l’église car la route est trop pentue. La veille, elle était à  Hocquinghen et elle quitte Bainghen pour Herbinghen.Le 17 juillet, elle sera à Sanghen. Elle passera aussi par Hardinghen et Boursin

     

     UN CULTE QUI REMONTA A 636

    Le culte à Notre-Dame-de-Boulogne date de 636 : la vierge serait apparue sur un bateau tenant l’enfant Jésus dans ses bras et aurait demandé que l’on construise une église. D'abord chapelle, cet édifice religieux deviendra cathédrale au XIX° siècle à Boulogne-sur-Mer, située dans l’enceinte des remparts. Le pèlerinage à Notre-Dame-de-Boulogne prit très vite de l’importance. Ce voyage en 1943 en est le témoignage.

     Contrairement à 1948, grimpons la pente qui nous mène jusqu‘à l‘église pour admirer l’édifice construit en pierres blanches. L’église Saint-Martin date de 1758 et fut rénovée sur la demande de l'évêque d'Arras en 1857. C’est à cette date que l'on construit la partie en briques du pignon. En 1878. On érige contre le mur de l'église une croix en fonte moulée. Avec un christ et une vierge, hommage à l’abbé Caron, curé de la commune de 1840 à 1878.

     

    Cette croix a été rénovée en 2000 et donne un cachet supplémentaire à l'édifice religieux. S. D. (CLP)

    Bainghen

    l‘église de Bainghen—le—Comte, commune appelée Bainghen aujourd'hui, ici avant 1914.

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  • LA FOUDRE S'ABAT EN 1615

     La première église d’Offekerque date du XIIe siècle. Dédiée à sainte Marie-Madeleine, elle est incendiée par la foudre en 1615. En 1617, l’édice est reconstruit en briques blondes de l’Aa avec un toit en ardoise. Le lieu de culte subira deux incendies importants. Le 14 août 1934, le curé embellit l’église pour l’Assomption et une bougie tombe sur les décorations, allumant le feu qui ravage l’édice. L'église fut reconstruite entre 1935 et 1936, sous le vocable de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant—jésus car c’était la seule statue qui échappa à la destruction.

     LE FEU DANS LE CLOCHER EN 1968 -

     Le dimanche 24 mars 1968 restera dans les annales: le jour de l'élection du maire et en pleine messe, un feu se déclare dans le clocher, à cause d’un court—circuit. On évacue alors les dèles et une bonne partie du mobilier.

    La voûte fragilisée s’écroule le jour—même. Les murs sont restés intacts et dévoilent encore aujourd'hui un magnifique chemin de croix peint par Lucien Jonasen 1936. Du même artiste, une grande fresque de 193 7 recouvre le mur du chœur.

     

     BOMBARDEMENT PENDANT LA GUERRE

     

    Si vous entrez dans l’ édifice, vous remarquerez que les murs sont recouverts de marbre de Marquise. Ces travaux datent d’ après la Seconde Guerre mondiale. Certains vitraux de l’église ayant été détruits par un bombardement lors de la guerre 1939-1945, ils seront remplacés en 1947. S.D. (CLP)

    Offekerque

    Quittons l’église, par la rue Becquet, pour nous rendre au dernier moulin d’Offekerque_situé rue du Sauve-Temps.

     Appelé Moulin Blanc, l’édifice construit en pierres date du début du XIX° siècle. Au début du XXe siècle, il appartient à la famille Lianne.

     En 1954, les ailes sont démontées et la toiture refaite. La meule, actionnée depuis 1935 par” un moteur diesel, s’arrête définitivement en 1971.

     En 1976, Maurice Lianne donne son accord pour sa rénovation. En 1978, le chantier titanesque est terminé: toiture, murs, engrenages, ailes, boiseries. tout est restauré. Depuis. ce moulin est toujours entretenu. II a été classé aux Monuments historiques le 14 novembre 1977.

    Offekerque

    Le moulin classé depuis 1977

    Un oratoire à Notre-Dame-de-Boulogne en pleine campagne.

    Offekerque

    Une magnique croix en fonte moulée du XIXe siècle restaurée en 2000, hommage au curé de la paroisse.

    Offekerque

    L‘oratoire à Notre—Dame-de-Boulogne représente la vierge assise dans un bateau et tenant dans ses bras l'enfant Jésus.

     

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  • ESCALLES. Le cran d’Escalles est une très ancienne entaille naturelle formée dans la craie blanche par les écoulements d'eau vers la Manche. Elle fut aménagée à l’époque féodale, afin de permettre aux paysans de remonter les butins récupérés sur les bateaux naufragés. Ces butins étaient ensuite reversés en partie au seigneur, le comte de Guines. Il paraît que certains provoquaient ces naufrages pour récupérer encore plus de richesses. Si vous quittez le cran d'Escalles, vous emprunterez certainement la montée du Vigneau vers le cap Blanc-Nez qui domine la mer.

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

    Le cran d'Escalles s'est formé par les écoulements d'eau vers la Manche.

     

    Cette route du Vigneau fut construite en 1782, afin de faciliter la circulation jusqu'à Calais. Elle est prisée des cyclistes amateurs et fut le lieu de courses de motos réputées. D’ ailleurs, une stèle se trouve sur le site rendant hommage à Seymour Smith, pilote anglais, qui établit à moto le record de la montée de la route du Vigneau.

    Cette dernière fut autrefois bordée de cultures de vignes. En effet, en l’an 710, les moines de l‘abbaye de Saint—Bertin, à Saint—Omer, sont venus défricher et planter des vignes sur ces terres idéalement exposées au sud. Ce sont d'ailleurs ces vignes qui donnèrent à la route son nom Vigneau.

     

    Du haut du cap Blanc-Nez, on peut observer le clocher de l’église d'Escalles construite en 1884 et dont la base du portail utilise une pierre de l'ancien bâtiment.  S.D. (CLP)

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

    la route du Vigneau était autrefois bordée de cultures de vignes.

     

    Ci—dessous, une vue du village d'Escalles.

    Du cran d'Escalles au cap Blanc-Nez en passant par l'ancien vigneau

     

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  • Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    La statue en hommage à Hubert Latham, toujours visible sur la route du cap Blanc—Nez a la sortie de Sangatte.

    SANGATTE. Aujourd’hui, le tunnel sous la Manche est ancré dans le paysage du Calaisis et tout le monde connaît l'exploit de Blériot le 25 juillet 1909 à bord de son avion. Pourtant, ça ne fut pas si simple et le rêve de traversée de la Manche par le tunnel ou en avion mis du temps à se réaliser.

    DEPUIS 1875. Le premier projet de tunnel sous la Manche date de 1875 et une usine est construite sur le territoire de Sangatte à cet effet. En 1878, un premier puits est creusé. L‘ingénieur Ludovic Breton dirige le chantier. Ce sont 1839 mètres de galeries qui seront percées sous la mer avant que l'Angleterre, craignant une invasion, décide d'abandonner le projet. Ironie du sort, c'est dans les bâtiments désaffectés de l’usine du tunnel sous la Manche qu'Hubert Latham entrepose L'Antoinette, avion avec lequel il tentera la première traversée de la Manche le 19 juillet 1909.

     Le moteur tombe en panne et Latham se pose sur l’eau. Il sera récupéré avec son avion par le torpilleur Harpon. Aujourd'hui, il reste de cette tentative une statue de bronze du sculpteur Georges Verez, érigée après la mort de l'aviateur en 1912. Cette statue se trouve sur les lieux du départ de la traversée.

       S.D. (CLP)

    Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    La rue de Wissant

    Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    L’usine du tunnel sous la Manche à Sangatte… il y a une centaine d’années.

     

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  • Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

    L‘église de Fiennes construite en 1826.

    FIENNES. Après la Révolution de février 1848, on procéda à la plantation d’arbres de la Liberté. Ce fut le cas à Fiennes, où l’on planta le tilleul du Crocq. Il marque l'entrée du village par un rond-poînt. Ce tilleul a 170 ans cette année. Il a été classé monument naturel en décembre 1930.

     Ainsi, tout élagage ou construction à proximité du tilleul du Crocq font objet d’une demande préalable.  Lorsqu’on quitte le tilleul pour descendre vers le centre du village, on découvre sur la gauche l‘église Saint-Martin, construite en 1826. Le mur du chœur, en pierres blanches, fait deux mètres d’épaisseur. Le 12 novembre 1849, on érige et on bénit un chemin de croix dans l’église. Elle sera réparée en 1859 pour une somme de 800 F. En 1861, on détruit et on reconstruit la sacristie plus grande. Le 14 décembre 1872, on reconstruit le presbytère pour 1500 F.

     C’est de cette église qu’un grand cortège est parti le 2 août 1953, pour monter la route du Mont-de-Fiennes qui culmine à 120 mètres, et se rendre à la grotte Notre-Dame—de—Lourdes pour l’inaugurer. Cette grotte a été érigée par un maçon, M. Bourré, guéri de sa maladie. Elle est en pierre et dans une niche, à droite, se trouve une statue de la vierge devant laquelle se recueille, à gauche, Bernadette Soubirous.

     Elle fut l’objet de processions pendant très longtemps comme en témoigne cette photo (ci-contre) de trois jeunes Fiennois, en août 1962. On y trouve Notre-Dame-de-Boulogne au centre, entourée d’un marin et d'un jeune communiant de l’année qui, comme le voulait la tradition, avait revêtu sa tenue de communiant. S.D.(CLP)

    Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

    Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

     Ci-dessus, Notre-Dame-de-Lourdes. 

     

    Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

    Ci-dessus, le tilleul, protégé, a 170 ans.

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  • Nombreux étaient les moulins à vent de la région d’Audruicq. Aujourd‘hui, beaucoup sont à l’état de ruine mais certains ont su être préservés.

    Les moulins à vent de la région sont préservés

    RÉGION D’AUDRUICQ.

     En 1842. le moulin de Guemps est construit. Jusqu'en 1950, la famille Bollart le fait tourner. Mais ensuite, ce moulin à vent tombe en ruine. Ce n'est qu’en 1977, lorsque la propriété devient celle d'un petit-neveu de Gérard Courbet, que sa rénovation est entreprise. Quelques années plus tard, en 1982, l’association régionale des amis des moulins du Nord Pas-de-Calais (ARAM) aide à sa remise en état en offrant l’arbre moteur. Enfin en 1990, Gérard Courbet peut faire fonctionner son moulin.

     LE MOULIN D'AUDRUICQ FABRIQUE DE l‘HUILE

     Le moulin d‘Offekerque, appelé Moulin Blanc, est bâti au début du XIX° siècle. Au début du XXème siècle, il appartient à la famille Lianne. Après la Seconde Guerre mondiale, son activité s’arrête. En 1976, Maurice Lianne donne son accord à l’ARAM pour sa rénovation.

    En 1978. le chantier est terminé Depuis ce moulin est toujours entretenu et est classé aux monuments historques depuis le 14 noœmbre 1977.

    L'ARAM va aussi contribuer à la préservation de deux autres moulins du canton d'Audruicq : celui de Ruminghem et celui d’Audruicq. Le moulin de Ruminghem, érigé en 1776, a cessé son activité au milieu du XX° siècle. En 1979, il est démonté et remonté au musée des moulins à Villeneuve—d’Ascq.

     Le moulin d'Audruicq est quant à lui démonté par deux fois. Construit en 1743, il sert à fabriquer de l’huile. Il est démonté une première fois en 1901 et remonté à Offekerque.

     En 1974, il est abandonné et racheté par l’ARAM qui mettra sept ans à le reconstruire au musée.

     

     Aujourd’hui, il fonctionne toujours et produit de l'huile sur le site du musée. S.D. (CLP)

    Les moulins à vent de la région sont préservés

     Carte postale illustrant le moulin de Guemps.

     

    Les moulins à vent de la région sont préservés

     

     

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  • De 1875 à 1955, le train circulait sur la ligne étroite (un mètre de large) Calais-Anvin et passait par Andres où il s’arrêtait cinq fois dans la journée.

    Le temps où l'on prenait le train à Andres

    ANDRES. La ligne a été gérée par la Compagnie du chemin de fer Calais-Anvin puis par la Compagnie générale de voies ferrées locales dès 1919. A Andres, la gare, admirablement conservée, existe toujours les Andrésiens expliquent encore que la porte de gauche donnait sur la salle d'attente et que celle de droite était réservée au chef de gare. Entre deux, une trappe qui servait de guichet où l'on achetait le ticket.

     Ce train rythmait la journée par ses sifflements qui annonçaient son arrivée pour éviter les accidents, faute de barrière au passage à niveau.

     LE CHAUFFEUR BRÛLÉ PAR LES VAPEURS DE LA CHAUDIÈRE

     Quelques faits divers ont marqué son passage dans la commune : le train fut mitraillé pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il passait au moulin le long des sapins.

     Ce jour—là, le chauffeur a été tué, car brûlé par les vapeurs de la chaudière transpercée par les balles. Citons aussi ce champ de blé d’ Eloi Dagbert le long du chemin à moutons, brûlé en 1921, car un morceau de charbon incandescent était tombé de la locomotive. Le train qui fonctionnait À la vapeur, puis au diesel, transportait les ouvriers du tulle et les élèves qui se rendaient à Calais.

     Mais le 28 février 1955, faute de rentabilité, le dernier voyage sur cette ligne est effectué. Restent de cette époque une carte postale et une photo montrant un départ à Andres en 1900. Au cours d'une balade à Andres, vous observerez des vestiges de cette ligne: son tracé tout d'abord, cette rangée de sapins qui suivaient la voie et un petit pont en briques rouges qui se trouve au milieu d'un champ.       S.D.(CLP)

    Le temps où l'on prenait le train à Andres

    Carte postale de la gare d'Andres.

    Le temps où l'on prenait le train à Andres

    la gare aujourd'hui. 

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  • La digue de Sangatte renforcée à plusieurs reprises

    SANGATTE. Cette photo aérienne date du début des années 1950 alors que les maisons bordant la digue n'avaient pas encore été toutes reconstruites. La digue avait été érigée en 1598 par des familles de protestant hollandais réfugiées à Calais après la promulgation de l'édit de Nantes. La digue cédait à plusieurs reprises, noyant l‘arrière pays. Ce sera le cas en 1720, 1767, 1825, 1899. En 1828 elle était renforcée par un revêtement de pierres, prolongé en 1864 sur une longueur de 530 mètres. Au cours du XXe siècle d'autres ruptures nécessitaient des travaux, ci—dessous après l’ouragan de 1905. De 1922 à 1928 des épis brise—lames étaient installés sur la plage, onze supplémentaires en 1954. En 1930. une digue promenade de béton prolongeait celle de pierres. Plus récemment, la mer noyait la route en 1949 et la tempête de 2010 la mettait à mal nécessitant son renforcement. J.-P. P. (CLP)

    La digue de Sangatte renforcée à plusieurs reprises

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