• Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    La statue en hommage à Hubert Latham, toujours visible sur la route du cap Blanc—Nez a la sortie de Sangatte.

    SANGATTE. Aujourd’hui, le tunnel sous la Manche est ancré dans le paysage du Calaisis et tout le monde connaît l'exploit de Blériot le 25 juillet 1909 à bord de son avion. Pourtant, ça ne fut pas si simple et le rêve de traversée de la Manche par le tunnel ou en avion mis du temps à se réaliser.

    DEPUIS 1875. Le premier projet de tunnel sous la Manche date de 1875 et une usine est construite sur le territoire de Sangatte à cet effet. En 1878, un premier puits est creusé. L‘ingénieur Ludovic Breton dirige le chantier. Ce sont 1839 mètres de galeries qui seront percées sous la mer avant que l'Angleterre, craignant une invasion, décide d'abandonner le projet. Ironie du sort, c'est dans les bâtiments désaffectés de l’usine du tunnel sous la Manche qu'Hubert Latham entrepose L'Antoinette, avion avec lequel il tentera la première traversée de la Manche le 19 juillet 1909.

     Le moteur tombe en panne et Latham se pose sur l’eau. Il sera récupéré avec son avion par le torpilleur Harpon. Aujourd'hui, il reste de cette tentative une statue de bronze du sculpteur Georges Verez, érigée après la mort de l'aviateur en 1912. Cette statue se trouve sur les lieux du départ de la traversée.

       S.D. (CLP)

    Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    La rue de Wissant

    Sangatte et l'impossible traversée de la Manche

    L’usine du tunnel sous la Manche à Sangatte… il y a une centaine d’années.

     

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  • Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

    L‘église de Fiennes construite en 1826.

    FIENNES. Après la Révolution de février 1848, on procéda à la plantation d’arbres de la Liberté. Ce fut le cas à Fiennes, où l’on planta le tilleul du Crocq. Il marque l'entrée du village par un rond-poînt. Ce tilleul a 170 ans cette année. Il a été classé monument naturel en décembre 1930.

     Ainsi, tout élagage ou construction à proximité du tilleul du Crocq font objet d’une demande préalable.  Lorsqu’on quitte le tilleul pour descendre vers le centre du village, on découvre sur la gauche l‘église Saint-Martin, construite en 1826. Le mur du chœur, en pierres blanches, fait deux mètres d’épaisseur. Le 12 novembre 1849, on érige et on bénit un chemin de croix dans l’église. Elle sera réparée en 1859 pour une somme de 800 F. En 1861, on détruit et on reconstruit la sacristie plus grande. Le 14 décembre 1872, on reconstruit le presbytère pour 1500 F.

     C’est de cette église qu’un grand cortège est parti le 2 août 1953, pour monter la route du Mont-de-Fiennes qui culmine à 120 mètres, et se rendre à la grotte Notre-Dame—de—Lourdes pour l’inaugurer. Cette grotte a été érigée par un maçon, M. Bourré, guéri de sa maladie. Elle est en pierre et dans une niche, à droite, se trouve une statue de la vierge devant laquelle se recueille, à gauche, Bernadette Soubirous.

     Elle fut l’objet de processions pendant très longtemps comme en témoigne cette photo (ci-contre) de trois jeunes Fiennois, en août 1962. On y trouve Notre-Dame-de-Boulogne au centre, entourée d’un marin et d'un jeune communiant de l’année qui, comme le voulait la tradition, avait revêtu sa tenue de communiant. S.D.(CLP)

    Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

    Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

     Ci-dessus, Notre-Dame-de-Lourdes. 

     

    Du tilleul presque bicentenaire à la grotte Notre-Dame-de-Lourdes

    Ci-dessus, le tilleul, protégé, a 170 ans.

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  • Nombreux étaient les moulins à vent de la région d’Audruicq. Aujourd‘hui, beaucoup sont à l’état de ruine mais certains ont su être préservés.

    Les moulins à vent de la région sont préservés

    RÉGION D’AUDRUICQ.

     En 1842. le moulin de Guemps est construit. Jusqu'en 1950, la famille Bollart le fait tourner. Mais ensuite, ce moulin à vent tombe en ruine. Ce n'est qu’en 1977, lorsque la propriété devient celle d'un petit-neveu de Gérard Courbet, que sa rénovation est entreprise. Quelques années plus tard, en 1982, l’association régionale des amis des moulins du Nord Pas-de-Calais (ARAM) aide à sa remise en état en offrant l’arbre moteur. Enfin en 1990, Gérard Courbet peut faire fonctionner son moulin.

     LE MOULIN D'AUDRUICQ FABRIQUE DE l‘HUILE

     Le moulin d‘Offekerque, appelé Moulin Blanc, est bâti au début du XIX° siècle. Au début du XXème siècle, il appartient à la famille Lianne. Après la Seconde Guerre mondiale, son activité s’arrête. En 1976, Maurice Lianne donne son accord à l’ARAM pour sa rénovation.

    En 1978. le chantier est terminé Depuis ce moulin est toujours entretenu et est classé aux monuments historques depuis le 14 noœmbre 1977.

    L'ARAM va aussi contribuer à la préservation de deux autres moulins du canton d'Audruicq : celui de Ruminghem et celui d’Audruicq. Le moulin de Ruminghem, érigé en 1776, a cessé son activité au milieu du XX° siècle. En 1979, il est démonté et remonté au musée des moulins à Villeneuve—d’Ascq.

     Le moulin d'Audruicq est quant à lui démonté par deux fois. Construit en 1743, il sert à fabriquer de l’huile. Il est démonté une première fois en 1901 et remonté à Offekerque.

     En 1974, il est abandonné et racheté par l’ARAM qui mettra sept ans à le reconstruire au musée.

     

     Aujourd’hui, il fonctionne toujours et produit de l'huile sur le site du musée. S.D. (CLP)

    Les moulins à vent de la région sont préservés

     Carte postale illustrant le moulin de Guemps.

     

    Les moulins à vent de la région sont préservés

     

     

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  • De 1875 à 1955, le train circulait sur la ligne étroite (un mètre de large) Calais-Anvin et passait par Andres où il s’arrêtait cinq fois dans la journée.

    Le temps où l'on prenait le train à Andres

    ANDRES. La ligne a été gérée par la Compagnie du chemin de fer Calais-Anvin puis par la Compagnie générale de voies ferrées locales dès 1919. A Andres, la gare, admirablement conservée, existe toujours les Andrésiens expliquent encore que la porte de gauche donnait sur la salle d'attente et que celle de droite était réservée au chef de gare. Entre deux, une trappe qui servait de guichet où l'on achetait le ticket.

     Ce train rythmait la journée par ses sifflements qui annonçaient son arrivée pour éviter les accidents, faute de barrière au passage à niveau.

     LE CHAUFFEUR BRÛLÉ PAR LES VAPEURS DE LA CHAUDIÈRE

     Quelques faits divers ont marqué son passage dans la commune : le train fut mitraillé pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il passait au moulin le long des sapins.

     Ce jour—là, le chauffeur a été tué, car brûlé par les vapeurs de la chaudière transpercée par les balles. Citons aussi ce champ de blé d’ Eloi Dagbert le long du chemin à moutons, brûlé en 1921, car un morceau de charbon incandescent était tombé de la locomotive. Le train qui fonctionnait À la vapeur, puis au diesel, transportait les ouvriers du tulle et les élèves qui se rendaient à Calais.

     Mais le 28 février 1955, faute de rentabilité, le dernier voyage sur cette ligne est effectué. Restent de cette époque une carte postale et une photo montrant un départ à Andres en 1900. Au cours d'une balade à Andres, vous observerez des vestiges de cette ligne: son tracé tout d'abord, cette rangée de sapins qui suivaient la voie et un petit pont en briques rouges qui se trouve au milieu d'un champ.       S.D.(CLP)

    Le temps où l'on prenait le train à Andres

    Carte postale de la gare d'Andres.

    Le temps où l'on prenait le train à Andres

    la gare aujourd'hui. 

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  • La digue de Sangatte renforcée à plusieurs reprises

    SANGATTE. Cette photo aérienne date du début des années 1950 alors que les maisons bordant la digue n'avaient pas encore été toutes reconstruites. La digue avait été érigée en 1598 par des familles de protestant hollandais réfugiées à Calais après la promulgation de l'édit de Nantes. La digue cédait à plusieurs reprises, noyant l‘arrière pays. Ce sera le cas en 1720, 1767, 1825, 1899. En 1828 elle était renforcée par un revêtement de pierres, prolongé en 1864 sur une longueur de 530 mètres. Au cours du XXe siècle d'autres ruptures nécessitaient des travaux, ci—dessous après l’ouragan de 1905. De 1922 à 1928 des épis brise—lames étaient installés sur la plage, onze supplémentaires en 1954. En 1930. une digue promenade de béton prolongeait celle de pierres. Plus récemment, la mer noyait la route en 1949 et la tempête de 2010 la mettait à mal nécessitant son renforcement. J.-P. P. (CLP)

    La digue de Sangatte renforcée à plusieurs reprises

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