• Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

     

     

     

    Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

    Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

    Cent un an après l’échouement du sous-marin, des morceaux d‘épave refont surface de temps en temps, comme en témoignent ces photos prises par Vincent Schmitt.

    Ce n'est pas la première fois que des vestiges de l’UC—61 de Wissant ressurgissent du passé. Mais ces apparitions furtives, qui dépendent du bon vouloir des marées et des mouvements de sable, sont toujours un peu magiques pour ceux qui en profitent. Vincent Schmitt, un guide touristique qui habite Escalles, en sait quelque chose. Lundi après-midi, il est « tombé » sur les restes du sous-marin en se baladant sur la plage. « C’était impressionnant, témoigne-t-il, photos à l'appui (1). Je  m’étais déjà aperçu il y a quelques mois qu'un bout de ferraille ressortait, mais là, l'épave était bien visible. »

     A l’endroit même où le bâtiment allemand s‘était échoué il y a un peu plus de 101 ans, dans la nuit du 25 au 26 juillet 1917 (lire ci-dessous), deux gros morceaux mesurant respectivement 3-4 m et une dizaine de mètres affleuraient à environ 150 m des dunes. « j'ai comparé avec une photo de l’époque, ces vestiges correspondent sûrement à la partie avant du sous-marin »

      UN FANTÔME OUI RÉAPPARAÏT DE TEMPS EN TEMPS

     Après sa mésaventure, le navire submersible fut bombardé par les Alliés qui voulaient neutraliser les 2000 kg d'explosifs qu'il contenait. La carlingue explosa. Elle fut ensuite vendue à un habitant de Wissant qui en tira d'importantes quantités de bronze et de cuivre.

     Depuis, le fantôme de l'UC—61 refait surface de temps en temps, à environ 500 m au nord de Wissant, en direction du cap Blanc-Nez. « Ces derniers jours, nous avons eu des grandes marées et des vents de sud-ouest, qui ont tendance à faire migrer le sable vers le nord », constate Bernard Bracq, le maire, pas étonné de cette nouvelle apparition. Les promeneurs de ce début d’année auront peut-être encore la chance de croiser l’épave (2). Et de remémorer ainsi la bataille navale qui fit rage dans le détroit du Pas de Calais pendant la Grande Guerre...

    (1). Des photos à retrouver aussi sur la page facebook de Vincent Schmitt : « Vincent les 2 caps ».

    (2). Petit rappel de bon sens pour les promeneurs, sécurité oblige : ne pas s'aventurer sur les morceaux de l'épave ni tenter de rentrer à l'intérieur !

    Il faisait route sur Boulogne pour mouiller des mines...

    Le sous-marin UC—61, mis en service en 1916, faisait partie d'une longue lignée de submersibles construits par l’Allemagne pendant la Grande Guerre. Dans leur collimateur : les navires croisant entre l'Angleterre et la France pour ravitailler le front.

    Long de 50m, équipé de trois tubes lance-torpilles et d'un canon, l'UC-61 était spécialisé dans le mouillage de mines.

    C'était d'ailleurs dans ce but qu’il faisait route vers Boulogne-sur—Mer, cette nuit du 25 au 26 juillet 1917. Il transportait à son bord 18 mines qu'il avait pour mission de déposer devant les ports de Boulogne et du Havre.

      L'ÉQUIPAGE FAIT PRISONNIER

      Cette nuit—là, la Manche baignait dans un épais brouillard. Après avoir franchi le cap Gris—Nez, à 4 h 20, le sous—marin talonna plusieurs fois. Alors que la mer descendait, le commandant se rendit à l'évidence : son bâtiment était échoué. L’équipage dut abandonner le sous-marin. Non sans avoir disposé des bombes dans la carlingue pour la faire exploser.

     Entretemps, des douaniers français avaient donné l'alerte. Un détachement de quarante cavaliers belges arriva sur la plage, juste à temps pour faire prisonniers les 25 membres d'équipage.

    Au même moment, les premières bombes explosaient dans le sous—marin, qui se brisa en deux.

    L’UC-6l n‘allait plus jamais ressortir de son piège de sable.

    Un sous-marin allemand qui s'était échoué en 1917 resurgit des sables

    Avant d‘abandonner le sous-marin, l‘équipage avait pris soin de disposer des bombes dans la carlingue, pour la faire exploser.

     

     

     

    « Quand Hames et Boucres s'unissent en 1819On a retrouvé l'origine de l'épave réapparue sur la plage »
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