• Henri-Ernest Leblond, un maire bâtisseur

    CALAIS. Quatre fois élu maire de Saint-Pierre-lès-Calais, de 1848 à 1865 puis de 1868 à 1870, Xavier—Ernest Leblond allait transformer profondément une ville qui profitait de l’essor de l’industrie dentellière. En 1848, la ligne de chemin de fer Paris-Calais était inaugurée avec une * gare près du pont Jourdan. En 1849, un nouveau cimetière était construit route de Dunkerque, en 1852. un abattoir près de cette nouvelle gare, une salle d‘asile aux n° 147-149 rue La-Fayette. Le centre-ville se déplaçait avec l‘aménagement de la place Crèvecœur, l’inauguration d’un la- voir en 1861, d’une nouvelle mairie en 1864. Voici ce lavoir où sera installé un collège. le palais de justice, l’octroi, le conseil de prud’hommes. M. Leblond décédait en 1870 durant son mandat. Son service funèbre était le premier célébré dans l'église Saint-Pierre qu’il avait contribué à faire construire. J.-P. P. (CLP)

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  • Il y a cent ans, la mode des couteliers et des fourreurs

    CALAIS. Des magasins spécialisés dans la vente de couteaux, il en existait une dizaine dans la ville au début du XX° siècle. Le plus connu se situait à l’angle de la rue des Quatre-Coins. au n° 63 boulevard Jacquard. C'était une armurerie et une coutellerie tenue par M. Liénard-Wens. Le commerce sera ensuite géré par le frère et la sœur Liénard jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il ne restait déjà plus que trois magasins spécialisés. Pour des raisons différentes, les magasins de vente de fourrure se sont faits rares dans le paysage calaisien. Le plus connu, tenu par M“… Duchesne, se situait à l’angle des boulevards Jacquard et La—Fayette avec pour enseigne A La Panthère. Il y avait aussi la boutique Au Tigre royal et, plus tard, Le Renard. Ces boutiques de luxe pour dames sont devenues la cible des protecteurs des animaux sauvages.    J.-P. P. (CLP)

    Il y a cent ans, la mode des couteliers et des fourreurs

     

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  • Les enseignants du pensionnat Saint-Pierre en 1910

    CALAIS. Si l’instruction était le fondement du pensionnat Saint-Pierre avec « un enseignement confié à des professeurs expérimentés et pourvus des grades universitaires les plus élevés », l’Education chrétienne avait une grande place. « Elle les rendra capables de remplir leur devoir auprès de Dieu et envers la Société et de tenir honorablement leur place dans la vie. Elle les habitue au respect des parents et de l ’autorité et cherche par tous les moyens à leur donner le goût du travail», pouvait-on lire dans une brochure remise aux parents en 1910. Pas étonnant donc que le corps professoral soit composé par des ecclésiastiques. L’enseignement était dispensé à toutes les classes d‘âge de la 11e aux classes préparant aux différents baccalauréats. Ci-dessous étaient réunis avec leurs institutrices et le Supérieur, les élèves les plus jeunes. ceux du petit pensionnat. ! J.-P. P. (CLP)

    Les enseignants du pensionnat Saint-Pierre en 1910

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  • L'équipe sportive du 8e régiment d'infanterie

     

    CALAIS. Il n'était pas rare de croiser dans les rues de Calais-Nord, les soldats du 8e régiment d‘infanterie basé à la Citadelle, à l’occasion des patrouilles ou des corvées. Ils étaient très visibles avec leur pantalon rouge, leur vareuse bleue aux épaulettes jaunes, et leur képi au pompon rouge. L’orchestre se produisait lors des événements festifs au kiosque de la place d’Armes. Etre musicien ou faire partie de l’équipe sportive du régiment était un moyen d'avoir un traitement de faveur. L’équipe sportive, photographiée ici en 192 l, participait aux rencontres inter-régiments. Parmi eux. il y avait les meilleurs boxeurs, haltérophiles, nageurs, gymnastes et athlètes. Ci-dessous, les hommes de troupe s’entraînaient, posant d‘une façon très virile, le torse nu, sur la plage des Baraques dont on voit quelques chalets installés au pied de la dune. J.-P. P. (CLP)

    L'équipe sportive du 8e régiment d'infanterie

     

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  • Les fiacres, les taxis du début du XXe siècle

    CALAIS. Au début du XXe siècle, se déplacer d'un point à l’autre de la ville était une équipée. Les tramways hippomobiles sillonnaient les grands axes mais leur lenteur était affligeante. Se déplacer à pied ou à vélo était plus rapide. Le fiacre, surnommé machine à crottins, était rapide et confortable. Il aura une existence brève, supplantée par les taxis à moteur. A Paris, ces derniers apparaîtront en 1 905 et se développeront à une vitesse exponentielle, scellant la mort des fiacres.

    La plus importante station de fiacres taxis calaisienne se situait boulevard Pasteur, les autres aux entrées nord et sud de la gare centrale. place d'Armes et gare maritime. Les classes aisées continueront un temps à les utiliser. Ci-dessous, en 1 909 un fiacre croisait un tramway électrique, une première concurrence qui en diminuera le nombre. . J.P. P. (CLP)

    Les fiacres, les taxis du début du XXe siècle

     

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  • Des courses hippiques jusqu'en 1968

    CALAIS. Beau—Marais Le premier hippodrome calaisien avait été inauguré en 1893 au Beau-Marais. Il cessera son activité lors de la Grande guerre. Il était réputé avec deux réunions par saison début juin et fin juillet, entre 50 et 70 chevaux engagés dont les meilleurs trotteurs français, cinq ou six courses composant la réunion: trot monté ou attelé, plat, steeple-chase militaire. Un nouvel hippodrome était construit en 1924 sur l’emplacement du terrain d'aviation. Après—guerre l’hippodrome reprenait son activité pour le bonheur des touristes nombreux à assister aux courses de plat, de trot attelé et de courses d'obstacles. L'extension de la zone industrielle du Beau-Marais signait son arrêt de mort. Les dernières réunions hippiques auront lieu en 1968. Sa tribune couverte abritera un temps les quelques footballeurs qui jouaient sur les pelouses transformées en terrains de jeu. J.-P. P (CLP)

    Des courses hippiques jusqu'en 1968

     

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  • L'église Saint-Pierre ouverte au culte en 1870

    CALAIS. Jean—Louis Crèvecœur, fabricant de tulles et conseiller municipal au milieu du XIX° siècle, léguait à la Ville une vaste prairie. Les conditions imposées pour cette donation étaient d’en faire une place publique où se dérouleraient marchés et foires et de l’appeler pour l’éternité place Crèvecœur. En 1854, une deuxième donation, cette fois du fils, l’abbé François Crèvecœur, allait permettre la construction d’une église et d’une mairie achevée en 1 864. Le début de la construction de l’église Saint-Pierre datait de 1863 (ci-dessous) en construction en 1867). Elle était ouverte au culte en 1870. Elle avait été en partie financée par une loterie organisée par le maire de Saint—Pierre-lès—Calais, Henry-Ernest Leblond. Eugène Boeswillwald, l’architecte de cette église en forme de croix latine imposait un style néo-gothique austère. Les cinq cloches provenaient de l’église de Pétresse désaffectée. J.-P. P. (CLP)

    L'église Saint-Pierre ouverte au culte en 1870

     

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  • Le bronze de Jacquard inauguré le 15 août 1910

    CALAIS. Joseph—Marie Jacquard, né à Lyon en 1752, mort à Oullins en 1834, a mis au point en 1801 le métier à tisser, dit métier Jacquard. Ce n‘est que 40 ans après sa mort que ces métiers se développèrent vraiment, en particulier à Lyon et à Calais, dont ils assureront la prospérité. Le projet de lui élever un monument date de 1883. L’emplacement choisi fut le centre du carrefour des quatre boulevards. Son aménagement a débuté en 1908. Emile Salembier protesta, trouvant l’emplacement inadéquat, gênant la visibilité pour la circulation. La municipalité Basset s’incline, et Salembier, devenu maire, trancha pour l'emplacement actuel, face au théâtre. L’inauguration se déroula le 1 5 août 1910 en présence de M. Jean Dupuy, ministre du commerce, au centre lors de son allocution, des maires de Lyon et de Nottingham, avec, sur la gauche au premier plan, le maire Salembier. J.-P P. (CLP)

    Le bronze de Jacquard inauguré le 15 août 1910

     

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  • Les roues à aubes détrônées par la malle à hélice

    CALAIS. Les malles propulsées par des roues à aubes, qui faisaient penser à des ailes de papillon (photo ci—dessus), avaient été surnommées par les Anglais « butterfly boat ». Celles de la dernière génération pouvaient transporter de 700 à 800 passagers à une vitesse de 12 nœuds, effectuant la traversée Calais-Douvres en moyenne en 1 h 45. Les navires équipés d’une hélice, mise au point en 1839, étaient nettement plus lents (7 à 8 nœuds). Il faudra attendre 1897 et des hélices alimentées par des turbines à vapeur pour que la traversée de la Manche soit révolutionnée. Le Queen, la première malle de ce type mise en service en 1903, pouvait transporter 1 200 passagers et atteindre plus de 21 nœuds en vitesse de pointe. D'autres malles à hélice entreront rapidement en service. Seuls les paquebots Nord et Pas—de-Calais, à aubes—continuèrent à naviguer dans le détroit jusqu'en 1923. J.-P. P. (CLP)

    Les roues à aubes détrônées par la malle à hélice

     

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  • La citadelle, plus d'un demi-millénaire d'histoire

    Au premier plan, le chemin de halage, puis la porte Neptune et, derrière les remparts, la caserne Vauban, photo archive "la Voix" 

    CALAIS. La citadelle de Calais est une forteresse construite quelques années après la reprise de la ville aux Anglais, en 1558. L’objectif du roi de l’époque, François II, et de ses successeurs, était de maintenir Calais dans le giron français. La citadelle fut érigée sur les ruines de l'ancien château médiéval datant du XIII° siècle. L'ouvrage défensif tomba sous le feu des canons en 1596, lors d’un conflit opposant la France à l’Espagne. A partir de 1598, fin de toute occupation étrangère à Calais. la ville et sa citadelle constituaient le lieu de résidence officiel des gouverneurs de la place. Au XVII° siècle. une petite église (Saint—Nicolas) fut même construite à l’intérieur des remparts. Dans le premier tiers de ce siècle, le cardinal Richelieu, fit ériger des bâtiments de stockage d'armes et de blé, et creuser des souterrains pour protéger les soldats d'éventuels bombardements. Par la suite, Louis XIV confia à Vauban des travaux de restauration des fortifications de la citadelle. Au XIX: siècle, cette dernière fut le siège d’une caserne pouvant abriter mille hommes de troupe. L’histoire militaire de la citadelle s’est achevée durant la Seconde Guerre mondiale: en mai 1940, elle est tombée face aux Allemands après un siège de 36 heures. Durant tout le conflit, de nombreux résistants du Calaisis y furent fusillés. Ses bâtiments, tous endommagés, ont été rasés après 1945. N. L. J.

     

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