• À la découverte de la chapelle à loques et du moulin Desombre

    La chapelle Saint-Quentin est-elle encore régulièrement visitée aujourd’hui.

    ARDRES. La chapelle Saint-Quentin, dit Milfort, se trouve rue de Saint-Quentin. Elle fut reconstruite, en pierres de pays, en 1828, par Charles Valques, originaire de Nortkerque et habitant la commune. De forme rectangulaire, cette chapelle a une façade composée d'un porche voûté et de deux pilastres. C'est une chapelle dite à loques, où l'on trouve encore aujourd'hui des vêtements accrochés à la grille. Ce sont ceux de malades dont on espère une guérison. Rejoignons la route départementale le long de laquelle se trouve une première rangée d'arbres, des platanes, plantés là dans les années 80 en remplacement d'ormes abattus car malades. Ces ormes avaient été plantés en 1817. Au carrefour, deux solutions s'offrent à vous : tourner à droite pour découvrir l'allée des Tilleuls ou à gauche pour vous rendre au moulin Desombre.

    Celui-ci a été construit au début du XVIIIe siècle et cessa toutes activités en 1926. Moulin à vent en pierre, il servait à moudre les céréales. Aujourd'hui, seule sa tour subsiste. L'allée des Tilleuls a été plantée en 1766, lors de travaux entrepris afin de désenclaver la ville. On rouvre à l'époque la porte du Haut des remparts fermés en 1596 et on crée un accès au nouveau cimetière. Ainsi, quatre rangées de tilleuls sont plantées et forment une voûte naturelle au-dessus de la route. Cette allée a été classée sur la liste des sites et monuments naturels en 1912 et reste aujourd'hui un endroit de promenade des plus agréables. • S. D. (CLP)

    À la découverte de la chapelle à loques et du moulin Desombre

    Le moulin Desombre bâti au début du XVIIIe siècle n'est plus qu'une tour en ruines. 

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  • Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

     

     

    Depuis 1763, la tour de l'horloge domine la ville de Guînes. La colonne Blanchard (ci-dessus) marque, dans la forêt de Guînes, l'endroit où Blanchard a atterri en 1785 avec son ballon.

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    GUÎNES. Elles dominent toutes les deux le ciel de Guînes. La première, l'église Saint-Pierre-ès-Liens, avec son clocher, date de 1820. Elle a été construite afin de remplacer une église datant de 1660 et détruite car trop abimée par la Révolution. On a conservé, de l'édifice de 1660 les bases d'une tour au niveau du clocher. Elle a été inaugurée en 1822.

    Quittons l'église par la rue Lambert de Guînes et traversons la place des Tilleuls. Levons la tête, afin d'apercevoir l'horloge de la tour, bâtie en 1763 sur l'ancienne motte féodale. En 928, Siegfried le Danois, premier comte de Guînes, fit élever une motte sur laquelle a été construit le château fort de Guînes. Lorsque la ville a été reprise aux Anglais en 1558, le château a été rasé, mais la motte conservée. La tour de l'horloge telle que nous la connaissons a été construite par la commune en 1763 et servit pendant ses trente premières années de prison. Quittons le centre du village pour rejoindre la forêt de Guînes en empruntant la rue qui longe le collège des Quatre-Vents.

    LA COLONNE BLANCHARD

    Dans la clairière, vous trouverez un monument au milieu des arbres : la colonne Blanchard. Elle a été érigée en 1786 par la commune. Jean-Pierre Blanchard était un aéronaute français. Avec l'américain John Jeffries, il a traversé, le 7 janvier 1785, au départ de Douvres, pendant un peu plus de deux heures, la Manche en ballon. Cent soixante-quinze ans plus tard, la commune de Guînes a fêté l'événement, les 2 et 3 juillet. Le dimanche 3 juillet, un grand cortège historique, ayant pour thème l'aviation à travers les âges, rassemblait 23 groupes, avenue du Camp-du-Drap-d'Or. Le cortège a sillonné les rues de Guînes pour arriver place Foch. Le premier groupe du défilé, formé par l'école Notre Dame, avait pour intitulé « Gloire à Blanchard et à Jeffries », hommage à ces deux hommes qui ont accompli un immense exploit. S. D. (CLP)

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    L'église de Guînes (ci-dessus) a été construite en 1820.

    Quand Blanchard survolait la Manche en ballon

    Érigée en 1763 sur l'ancienne motte féodale, la tour de l'horloge (ci-dessus) domine toujours le centre-bourg.

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  • Un bureau d'octroi, la douane locale, à chaque entrée de la ville

    CALAIS. Pendant des siècles, aux portes des villes, les commerçants payaient l'octroi sur les marchandises importées, une manne pour les caisses communales. Des bureaux de douane étaient installés à chaque entrée de la ville. Les douaniers taxaient toutes les marchandises qui y entraient.

    Ci-dessus, au début des années 1950, celui du pont de Vic avec, à l'arrière, l'avenue Louis-Blériot. Entre le trottoir et le bureau d'octroi, au fronton duquel on peut lire « Octroi et pesage public », on devine le plancher de la bascule entre les deux bornes. Elle permettait de connaître le poids des marchandises transportées sur les charrettes et les camions après avoir retiré le poids du véhicule, et donc de fixer les taxes. La suppression de cet impôt date officiellement de 1948. Ci- dessous, l'octroi qui se situait près de la gare des Fontinettes, sur la droite, au début du XXC siècle. J.-P. P. (CLP)

    Un bureau d'octroi, la douane locale, à chaque entrée de la ville

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  • La seconde vie du sous-marin "Pluviôse" basé à Calais

    CALAIS. Le 4 août 1910, le sous- marin Pluviôse renfloué quittait le port de Calais remorqué par le Buffle direction Cherbourg. Remis en état, à nouveau opérationnel, il reprenait du service à Calais le 20 juillet 1911 à la base des sous-marins située au fond du bassin Carnot (ci-dessous). II participait à la sécurisation de la Manche et de la mer du Nord durant la Première Guerre mondiale. Il était désarmé en 1919 et vendu aux ferrailleurs du chantier de démolition de Cherbourg en 1925. Le Pluviôse avait été coulé à 14 heures le 26 mai 1910 au large du port, percuté par le paquebot Pas-de-Calais. Le 10 juin, l'épave, tirée par trois remorqueurs, était échouée dans l'avant-port. A partir du 19 juin, les corps des vingt-sept sous-mariniers étaient extraits de la coque. L'équipage n'avait pas survécu plus de dix minutes (les montres de sous-mariniers s'étaient arrêtées à 14h10). J.-P. (CLP)

    La seconde vie du sous-marin "Pluviôse" basé à Calais

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  • LE MONUMENT AUX MORTS ET LA MAIRIE

    NORTKERQUE Avant. Le monument aux morts, fabriqué par des marbriers audomarois et installé juste devant la mairie, a été inauguré en 19()7 pour rendre hommage aux cinq victimes de la commune décédées lors du conflit de 18 70-1871. Sont venues s'ajouter ensuite les quarante-deux victimes de la Grande Guerre et les trois de la Seconde Guerre mondiale. L'allégorie gravée dans la pierre représente un enfant regardant son père soldat consolé par un ange. Y figure également un pommier chargé de fruits, représentant la vie et s'opposant au spectacle de désolation de la guerre en arrière-plan. La mairie a abrité l'école des garçons et le logement de fonction de l'instituteur au rez-de-chaussée, tandis que la salle des mariages et le bureau d'officier étaient à l'étage, Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'école fonctionnait pour les filles le matin et pour les garçons I' après-midi.

    Après. La configuration devant la mairie a changé : le monument aux morts est toujours là mais les grilles l'entourant ont disparu. La mairie n'abrite plus les écoles depuis longtemps et a bénéficié ces dernières années d'une rénovation en profondeur. Les cafés qui l'entouraient ont fermé, Le bâtiment tout en longueur, une salle, a été détruit, laissant la place au parking de la salle des fêtes située derrière la mairie, La très empruntée RD 224 qui passe juste devant le bâtiment est depuis quelques années en zone 30 au centre du village, • C. P. (CLP)

    LE MONUMENT AUX MORTS ET LA MAIRIE

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  • La gare provisoire a accueilli les voyageurs durant près de 20 ans

    CALAIS, En mai 1940, stukas et bombardiers ont déversé des chapelets de bombes sur les défenses calaisiennes. Si Calais-Nord a été ravagé, Calais-Sud a été épargné excepté la gare, objectif militaire prioritaire. Il semble cependant que ce soit deux bombes lâchées par des avions anglais volant à basse -altitude qui eurent raison en partie de la gare centrale. Les flammes ont ravagé les toitures de l'entrée nord comme de l'entrée sud de cette majestueuse gare, ainsi que l'intérieur des bâtiments. Une modeste gare a été construite à la Libération avenue du Président-Wilson à l'emplacement de l'ancienne, n'ouvrant cette fois que du côté du parc Saint-Pierre. Elle restera fonctionnelle durant près de vingt ans. La gare actuelle, à cheval sur le pont Jacquard, a été inaugurée en 1964. La passerelle surplombant les voies a été épargnée. Elle sera démontée en 1968. J.-P. P. (CLP)

     

    La gare provisoire a accueilli les voyageurs durant près de 20 ans

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  • Des cafés aux salles spécialisées, le cinéma faisait recette

    CALAIS. Ce camion publicitaire circulait en 1924 pour la sortie de L'Orphelin de Paris, film muet projeté au café-cinéma Le Calaisiana, 8 rue de la Mer. Il avait été un des premiers cafés, sous le nom de Concert des Familles puis de l'Olympia Café, à permettre de consommer tout en regardant des films en alternance avec du music-hall. Les cafés ayant installé un projecteur avaient été nombreux au début du XXC siècle : le Café Louguet, rue des Fontinettes ; la Brasserie de l'Industrie, boulevard La-Fayette ; une salle de la coopérative du pont de Saint-Pierre ; Le Vitagraph, rue De-Guise, dans une salle de l'hôtel Meurice ; le casino dans la salle de music-hall... En 1913, une grande salle ouvrait rue Royale, le Crystal Palace, à la fois cinéma et théâtre, puis en 1920 L'Alhambra , en 1930, Le Familia. Il faudra attendre 1933 pour assister à la projection d'un film parlant au Crystal Palace. • J.-P. P. (CLP)

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  • L’électricité supplante peu à peu l’éclairage au gaz

    CALAIS.  Les becs papillons des réverbères à gaz ont été remplacés par des becs Auer, plus économiques et éclairant mieux. Les premiers lampadaires électriques ont installés en 1896 autour du casino, à l'initiative d'Achille Bresson, le directeur à la pointe de l'innovation, puis boulevard Jacquard. Il faudra attendre les années 1910 pour que l'électricité prenne définitivement le pas sur le gaz. Certains Calaisiens ont protesté d'ailleurs contre le remplacement des élégants réverbères par « d'affreux piquets défigurant la ville ». Le rude métier d'allumeur de réverbères a disparu aussi. Lorsque l'obscurité tombait, les falotiers ont parcouru les rues afin de les allumer un à un. Tôt le matin, ils les éteignaient et, munis de leur échelle, nettoyaient les vitres, les porte-mèches, puis s'en retournaient dans leurs foyers. • J.-P. P. (CLP)

     

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  • La flottille de pêche et le Minck attiraient les promeneurs

    CALAIS. En ce début de XXe siècle, la flottille de pêche était encore importante. Preuve en est cette soixantaine de charrettes à bras stationnée quai de la Colonne. L'effervescence était grande dès le matin. A 7h 15, la cloche de la halle aux poissons sonnait, annonçant le début de la criée. Une centaine d'acheteurs, hommes, femmes, mareyeurs du Courgain, poissonniers de Calais s'y rassemblaient pour négocier les lots de poissons fraîchement débarqués. En fin de matinée, et l'après-midi, les particuliers, Calaisiens et vacanciers, leur succédaient pour faire leur marché. Le soir, au pied des murailles, les vieux marins refaisaient le monde assis sur les « bancs des sénateurs ». Le samedi soir, la halle se transformait en salle de bal. Le dimanche après-midi, les cafés ouvraient leur piste de danse chez Dupuis, rue de l'Ancre, ou chez Ma Bosse, face au Minck. J.-P. P. (CLP)

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  • L’étroite rue de la Mer, à sens unique vers la place d’Armes

    CALAIS Les Anglais l'appelaient Staple Street. A leur départ, elle devint rue de la Mer, au XV Ile siècle, rue de la Flèche, au XVIIIe siècle rue du Vieux-Major. Une porte, donnant sur les bassins, avait été creusée dans les remparts en 1635, et fut détruite en 188 5. Redevenue la rue de la Mer, elle prit un temps le nom de rue de la République sous la Terreur. La voici en 1915, vue du parvis du musée, avec ses trottoirs très étroits bordés de hauts immeubles. Elle était en sens de la plage vers la place d' Armes. La circulation se faisait par la rue du Havre. Lors de la Reconstruction, la rue de Mer gardait son tracé tout en étant élargie et désormais alignée sur la rue Royale, déplacée vers l'ouest. Ci-dessous, la voici à gauche, vue dans l'autre sens, avec à l'angle du boulevard International, le restaurant Lachaud-Colin. J.-P. P. (CLP)

    L’étroite rue de la Mer, à sens unique vers la place d’Armes

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