• CALAIS. Le Compiègne est sans doute le navire qui, par son succès sur la Manche, aura motive l'arrivée d'une série de ferrys sur la liaison Calais—Douvres. Et il est français! Construit à Rouen, il rejoint les sept autres navires de la SNCF, pour la plupart en service non loin de Calais. Les autres navires de la SNCF? Eh oui, il fut un temps où notre Société nationale des chemins de fer commandait des ferrys pour les affréter sur la Manche.

     ON VOYAGE AVEC SA VOITURE

    Cette bizarrerie est issue d'un accord passé avec la société des chemins de fer anglaises pour exploiter certaines lignes transmanche. Le Compiègne arrive donc à Calais en 1958 et, forcément, l’événement attire. Près de 2000 spectateurs assistent à la première entrée du Compiègne dans le port de Calais. Grâce à ce troisième ferry arrivé sur la Manche, les voyageurs pourront désormais emprunter le même bateau que leur voiture pour la traversée. Aménagé afin d'accueillir 1000 passagers et 190 voitures, le Compiègne part donc avec un avantage sur ses concurrents, même si les voyageurs sont tellement nombreux que l’arrivée de ce nouveau bateau ne bouleversera pas le marché de la traversée de la Manche.

    Il aura une carrière particulièrement longue dans le détroit, puisqu'il ne quittera la liaison Calais-Douvres qu’en 1981.

    UNE LONGUE CARRIÈRE SUR LA MANCHE

     Avec vingt—trois ans de service, Le Compiègne aura bien vécu... On se souvient de ses interventions auprès d’un canoë en perdition occupé par un professeur et ses deux élèves et auprès d'un yacht chaviré à quelques kilomètres du Cap Gris-Nez.

    Mais on se souvient aussi avec moins d'engouement de cet incident dans un ballast du navire qui a provoqué un incendie et même coûté la vie à un ouvrier venu faire des réparations. Deux autres ouvriers faillirent y laisser la vie mais survécurent.

    Le ferry sera revendu à une ligne méditerranéenne entre l’Italie et la Grèce. Il change de nom pour l'occasion : désormais, on a affaire au I am… Glory. Toute l'histoire du Compiègne se sera donc jouée sur les eaux de la Manche, entre le port de Calais et celui de Douvres. B. D. (CLP)

    Le « Compiègne», le premier bateau qui emmène notre voiture avec lui

    Le « Compiègne » est l'un des premiers ferrys français à retourner sur la Manche.

     

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  • CALAIS. La majorité des bateaux français ne survivront pas à la Seconde Guerre mondiale, comme en témoigne le Côte—d'Azur, réquisitionné pour la guerre, qui explosera sur l’une de ses propres mines... Le Royaume-Uni s'en sort mieux, ce qui permet aux navires anglais de s‘approprier les liaisons transmanche sans trop de concurrence une fois la guerre terminée. Mais le Côte d’Azur deuxième du nom, en service à partir de 1951, permet à la France de se faire une petite place sur la Manche.

    « LA TRAGEDIE DU "COTE D'AZUR" »

     Le navire français ne sera pas victime de trop d’avaries, et sera même réputé pour sa régularité.

    Le bateau appartenant à la SNCF, il est chargé d’assurer la correspondance entre les trains anglais et français. Il est donc important pour lui de ne pas subir de retards. susceptibles de gêner fortement les usagers.

    Pourtant, en 1954, il accuse un retard de près de… 50 heures. Pendant deux jours, le bateau fera la une de nombreux journaux, on parle partout de la « tragédie du Côte—d’Azur». Un soir de décembre particulièrement agité, le Côte-d'Azur percute la jetée du port de Calais. En plus d’une énorme déchirure sur le flanc du bateau (heureusement au-dessus de la ligne de flottaison), une hélice est arrachée lors du choc et l'autre refuse de tourner. Le navire part à la derive, est rejoint par des remorqueurs qui débutent leur office, avant que les amarres utilisées ne cassent. Une seconde fois,

    le ferry est livré aux courants marins, jusqu'à la décision de jeter l’ancre. Le bateau est alors à un kilomètre de la côte, au beau milieu d'une mer de moins en moins calme. Les voyageurs devront attendre deux jours avant que le bateau ne soit de nouveau remorqué, avec succès cette fois.

    À BORD, ON JOUE AUX CARTES

    Alors que les médias dépeignent une situation désespérée particulièrement angoissante. les touristes débarquent impeccablement habillés, le souriré aux lèvres. étonnés et amusés de l’attention que le monde leur porte.

    Il faut dire que l'attente s'est déroulée au rythme des danses et des jeux de cartes et jamais la peur ne s'est invitée à bord du Côte-d'Azur. Le ferry est racheté en 1972 par une compagnie monégasque dans l'optique d’assurer une liaison entre la Corse, la Sardaigne et l’Italie.

    Le projet sera rapidement abandonné du fait des trop importantes réparations nécessaires avant son exploitation. L‘une des principales fiertés des Calaisiens sera jetée à la casse, après 22 ans de service et 11056 traversées de la Manche.  B. D. (CLP)

    1954, la tragédie du « Côte-d'Azur »

    Le "Côte d'Azur" restera 22 ans en service malgré un terrible accident 

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  • À 11 heures : enfin la fin de la guerre !

     Les Calaisiens ont célébré l’arrêt des combats, en ce onzième jour du onzième mois de l‘année, à onze heures. La fête durera 48 heures...

    11 NOVEMBRE 1918

    L'armistice est signé en forêt de Compiègne le 11 novembre au petit matin l’arrêt des combats est effectif dans la journée à partir de 11 heures.

    Le 11 novembre 1918 marque la fin du cauchemar pour tous les protagonistes de la guerre.

    Dans une atmosphère de liesse générale, les Calaisiens fêtent la victoire des Alliés, mais deuils, maladies et blessures ne s‘effacent pas.

    Après 52 mois de guerre, les Calaisiens, à l‘unisson de tous les alliés, célèbrent l‘arrêt des combats, effectif en ce onzième jour du onzième mois de l‘année, à onze heures.

    Le jeudi 7 novembre dans la soirée, la rumeur avait couru dans Calais :

    « la guerre est nie ». Il faut dire qu'avec la libération des villes du Nord envahies, les échanges avec Lille, Maubeuge ou Valenciennes ont vite repris leur cours normal. Après les armistices bulgare et ottoman, l’Autriche-Hongrie a, à son tour, accepté l'arrêt des combats le 3 novembre. Chacun sent bien que l‘Allemagne, maintenant isolée, est à bout et qu’elle va devoir elle aussi se rendre, en acceptant sa défaite. Mais en réalité les tractations aboutissant à la signature de la convention d‘armistice à Rethondes prennent plusieurs jours.

    Paraissant le matin, Le Petit Calaisien est le premier organe de presse à faire connaître le 11 novembre vers 7 heures du matin la merveilleuse nouvelle : la guerre est enn terminé ! L’armistice a été signé à 5h15 dans la forêt de Compiègne. Dès 8 heures du matin, divers bâtiments

    publics comme la gare centrale arborent des drapeaux français et alliés ; les particuliers font rapidement de même sur leurs balcons avant que la foule en liesse n'envahisse progressivement les rues et les boulevards de la cité des Six Bourgeois. Les ouvriers gagnent toutefois leurs usines et leurs ateliers, et les enfants leurs écoles.

     UNE EXPLOSION DE JOIE A 11 HEURES

     C'est qu'il faut attendre onze heures pour que le cessez-le-feu soit effectif sur les champs de bataille. L‘heure, symboliquement choisie pour faire écho à la date du 11e jour du 11e mois de l‘année, devait symboliquement marquer, dans l’esprit des signataires de la convention d'armistice, la solennité et aussi, quelque part, le côté magique du moment.

    D‘aucuns pensent rêver : la n de la guerre ? Vraiment ? Impossible !

    Une vaste secousse sonore est nécessaire pour que chacun et chacune réalise bien, dans son for intérieur, que la page d'un conflit ressenti comme interminable se tourne bel et bien.

     Onze heures, donc : tout Calais tremble sous les vibrations causées par les salves des canons de la victoire. Les sirènes qui, jusqu‘alors, signalaient aux habitants qu'ils devaient se réfugier dans leurs caves pour se protéger d'un bombardement imminent, mugissent en chœur pour signifier la fin du cauchemar. Les sifflets des bateaux amenés dans le port se font aussi entendre, tandis que les cloches des églises battent à toute volée. Oui, c’est bien vrai : les hostilités sont maintenant terminées, sur tout le front.

     C'est alors un déferlement de civils et militaires mêlés dans la même allégresse. La pluie fine qui transperce les vêtements ne freine nullement ...

    11 NOVEMBRE 1918

    « La satisfaction du triomphe final ne doit pas nous faire oublier de quel prix nous l’avons payé » Général Ditte

    ...l'enthousiasme délirant des Calaisiens qui acclament les nombreux soldats alliés stationnant dans leur ville : ces soldats français, britanniques, belges, américains, fraternisent, lancent des pétards, chantent à tue—tête et sillonnent la ville juchés sur des automobiles où parfois quelques “khaki girls" ont aussi pris place, agitant de petits drapeaux et arborant de magnifiques sourires emblématiques de l‘atmosphère de liesse générale qui va régner pendant environ 48 heures dans Calais.

      JOUR DE CONGÉ POUR TOUS, MUSIQUE DANS LES RUES

      Les travailleurs sont mis en congé par leurs employeurs à partir de 11 heures, tout comme les fonctionnaires... et les écoliers ravis d‘apprendre que le ministre de l‘Instruction Publique a décidé que la journée sera fériée dans tous les établissements scolaires de France. Avant de leur rendre leur liberté, leurs maîtres leur expliquent qu‘ils assistent enfin au triomphe du droit sur la force, de la civilisation sur la barbarie. A l‘école primaire supérieure de garçons, le directeur prononce une allocution patriotique devant les mutilés de la guerre assemblés dans la cour d‘honneur.

     Dans les salles de cinéma les orchestres accompagnant habituellement le déroulement des films muets ne cessent de jouer les hymnes nationaux à la demande de spectateurs qui s'enivrent de leurs propres ovations :

    « Vive la France », « Vivent les Alliés », « Vivent les poilus »

     ! Ces acclamations se répercutent dans les rues où partout la Marseillaise est entonnée. Les passants s‘abordent, échangent leurs impressions, s‘interpellent, se félicitent dans un climat quasi familial où l’on met de côté, pour un moment, les petites frictions qui ont pu parfois opposer les uns aux autres.

     Dans l‘après—midi, des soldats, musique en tête, parcourent les boulevards marchant bras dessus bras dessous. Beaucoup de femmes et d'enfants les escortent gaiement. Les trépidations d'automobiles dont les capots sont entièrement pavoisés contribuent au joyeux charivari qui emporte les cœurs. A 15 heures, un cortège composé de la musique municipale et de la clique du 100° territorial se forme devant le nouvel hôtel de ville puis se dirige vers la place d'Armes. En tête, le maire Charles Morieux, Berquet, l‘un de ses adjoints. Puis, grossissant ses rangs, le cortège s‘achemine vers la place de la Nation. Les airs nationaux sont joués de manière continue.

    RETOUR DES LUMIÈRES

     Les tramways qui, dans tout ce tohu-bohu d'une foule grouillante, ont la plus grande peine à se frayer un chemin, sont contraints d'interrompre leur service à 18 heures. Dans les vitrines de certains commerçants, les étalages sont enrubannés des couleurs tricolores, les objets exposés piqués de petits drapeaux alliés. L’un d‘eux monte dans l'improvisation une composition allégorique représentant la France accueillant ses deux enfants, l‘Alsace et la Lorraine.

     Au fur et à mesure que la nuit s’avance, ces magasins s‘illuminent... et c‘est nouveau.

     En effet, depuis quatre ans un arrêté interdisait d‘allumer les lumières la nuit afin de ne pas fournir un repère aux bombardiers allemands survolant Calais, « En raison de la suspension des hostilités», le général Ditte annule cette mesure de sécurité, qui, en réalité, depuis début novembre, avait largement tendance à être négligée en raison de l’éloignement du front, mais aussi et surtout de la pénurie d'essence pour le moteur des avions. L‘éclairage des rues apparaît en cette soirée du 11 novembre 1918 éblouissante pour les Calaisiens.

     Mais une surprise va encore les éblouir davantage.

    Le faisceau du phare de Calais, éteint depuis 52 mois, a repris sa ronde tournoyante ! Beaucoup voient dans ces puissants rayons dissipant la nuit le symbole même de la victoire. De jeunes Calaisiens organisent de petites retraites aux flambeaux avec quelques lampions, portés au bout d’un bâton ; d‘autres allument des feux de Bengale multicolores. Les cafés, les hôtels et les restaurants sont pris d'assaut. On y sable le champagne de la victoire jusque tard dans la nuit. Mais tous ne partagent pas l‘exaltation générale : malades, blessés, mutilés, endeuillés savent bien que l'avenir ne leur sourire pas forcément.

     MAGALI DOMAIN

    QUELQUES BEMOLS

     Le général Ditte, gouverneur militaire de Calais, souhaite mettre en garde les habitants de la ville « contre un optimisme exagéré. La situation en Europe est fort trouble ; nous devons rester forts. Une intervention armée des Alliés pour contribuer à l’établissement chez nos ennemis de gouvernement responsables avec lesquels il soit possible de traiter, n’est pas chose impossible. Bien d'autres difficultés à prévoir retarderont le retour à la vie normale qui ne pourra être réalisé qu'après de longs mois d’efforts. Les restrictions de toute nature seront encore longtemps indispensables. Enfin, la satisfaction du triomphe final ne doit pas nous faire oublier, de quel prix nous l’avons payé ; nous devons respecter les deuils qui nous entourent et les manifestations de la joie générale doivent être empreintes de la dignité qui convient aux circonstances ».

     Le maire de Calais affirme de son côté que « demain, nous nous remettrons au travail » et que « de graves problèmes seront à résoudre ».

    LE FEU DE JOIE DES ANGLAIS

     Pour manifester leur immense joie, les troupes britanniques du dépôt de remonte de Peuplingues allument dans la soirée du 12 novembre sur la colline de Coquelles un grand feu de joie composé de 60 barils de goudron et de 12 wagons de bois. Ces soldats espèrent que l'immense clarté du brasier sera aperçue depuis les côtes anglaises et témoignera de leur réjouissance.

    11 NOVEMBRE 1918

    Le Petit Calaisien est le premier journal local à annoncer l'armistice

     LE TEMPS N‘EST PAS DE LA PARTIE

     En ce 11 novembre 1918, la météo ne reflète pas l‘état d'esprit des Calaisiens selon Le Phare de Calais : « Au lieu d’avoir un soleil radieux, puisque le baromètre est très haut depuis samedi, le temps suinte et la pluie fine nous pénètre jusqu’aux OS. C’est une véritable journée de brume !

    Néanmoins nos places, nos rues, nos boulevards et les navires amenés dans les bassins sont pavoisés de drapeaux et d'oriflammes jetant la note gaie de leurs vives et riantes couleurs ».

    11 NOVEMBRE 1918

    Sur cette photo prise à Calais en août l9l7, on a une image de l‘ambiance qui a pu régner dans la ville le jour de l‘armistice... qui n‘est immortalisé par aucune photo ! (Archives municipales. Cote 43Fi355)

    11 NOVEMBRE 1918

     

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  • Une église construite en deux parties et rénovée au XVIIe siècle

    L‘église Saint-Omer a été pillée et incendiée au Moyen Âge par des troupes ennemies. Elle fut entièrement rénovée.

    BOUQUEHAULT. Commençons notre promenade au chemin de Montgardin, où on trouve une petite grotte dédiée à Notre—Dame-de-Lourdes. A l'intérieur, un autel gris avec une croix peinte en noir, sur lequel repose un pot de fleur. Au-dessus à droite, dans une niche, une statue de Notre—Dame-de-Lourdes. Cette grotte, placée à un carrefour, est protégée de tous écarts de route par des plots et des pots de fleurs. Quittons les lieux et descendons au Cœur du village, jusqu'à l'église dédiée à Saint-Omer.

     L'ÉGLISE SAINT—OMER PILLÉE ET INCENDIÉE

     L’édifice est construit en deux parties, dont la plus haute et la plus ancienne date du XVI“ siècle. La partie basse fut construite plus tard. Au XVII“ siècle, l'église, qui avait été pillée et incendiée par des troupes ennemies, fut entièrement rénovée.

    On la dota alors d'un clocher qui abrite aujourd'hui une cloche, bénie en 1862. En 1844, on a érigé et béni le chemin de croix dans l'église. A la veille de la Révolution, l'église Saint-Omer avait déjà son aspect d’aujourd’hui. Seule la tribune et une chapelle baptismale furent ajoutées vers 1855.

     UN CALVAIRE ÉRIGÉ EN MÉMOIRE D'ENFANTS

      Autour de l’église, il y a un cimetière où se mêlent tombes récentes et monuments anciens. Pour la petite histoire, c‘est dans ce cimetière qu’au milieu du XIXe siècle, Maxime Renaux et Mathon Adèle, mariés en 1837 à Fiennes, firent ériger un grand calvaire en fer battu, de plusieurs mètres de haut, sur socle, tenant un Christ d'un mètre et demi.

     Ce calvaire n’est plus visible aujourd'hui mais on imagine qu'il devait dominer le reste des tombes et être à la hauteur de la peine de ces parents. En effet, les Renaux le firent ériger car ils avaient perdu quatre enfants en bas âge dont Emma à l'âge de 4 ans, Emile à 9 ans et deux enfants, morts nés entre 1850 et 1852. S. D. (CLP)

    Une église construite en deux parties et rénovée au XVIIe siècle

    Sur le chemin Montgardin se trouve une petite grotte à Notre-Dame—de-Lourdes.

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  • LICQUES. Lorsque vous arrivez à Licques, vous ne pouvez pas manquer l’abbatiale qui domine le bourg en son centre. Arrêtez-vous un instant sur l’abbaye de Licques, maintes fois détruite. La dernière reconstruction débuta en 1707 et dura quarante ans. 

    Au Moyen Age, l'abbaye de Licques était grandiose et s’étendait sur environ un hectare de bâtiments. Il ne reste aujourd'hui que l'église abbatiale, la mairie et le presbytère. Au début du XIX° siècle, l'église abbatiale remplace définitivement l'église paroissiale qui se trouvait au milieu du cimetière. C‘est à cette période que la porte latérale a été percée afin de permettre l’accès à la population.

      LE CLOCHER DÉTRUIT PAR LA POUDRE

      L’édifice a bien évolué car il avait à l’origine la forme d‘une croix latine. Un clocher, dont la flèche atteignait 50 m de hauteur, fut détruit par la foudre en 1795. Il ne fut pas réparé et s’écroule avec une partie du chœur en 1805.

     Tous les ans, lors des Journées du patrimoine, l‘Association pour la mise en valeur du patrimoine de Licques organise des visites autour de l’édifice, afin d'en montrer toutes les richesses.

    Quittez l'abbaye pour découvrir deux chapelles. Descendez la rue de l'Abbé-Pruvost et admirez dans le virage à gauche la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours, édifiée par François Denis, couvrent, qui avait fait une chute alors qu'il réparait le toit de l‘abbatiale et s’en était sorti indemne. Avant, on pouvait lire sur sa façade : « Si l'amour de Marie, en ton cœur est gravé, n’oublie pas en passant de lui dire Ave, » Elle fut incendiée en 1914-1918 puis restaurée en 1919 par Monseigneur Hochart.

     En 1960, la façade fut construite en brique avec une niche pour y abriter Notre-Dame-du—Bon-Secours.

     CHAPELLE SAINTE—APPOLINE

     Continuez votre route jusqu‘au rond-point et prenez à droite rue du Docteur—Carpentier. Là, sur votre droite, une chapelle malheureusement abîmée par le temps, la chapelle Sainte-Appoline dédiée à Notre-Dame—des-Ardents. Elle date de 1917. Vous pouvez ensuite remonter vers l‘abbatiale par la place basse et découvrir ainsi le magnifique centre-bourg qui a su garder tout son cachet. S. D. (CLP)

    Un bourg authentique doté d‘une magnifique abbatiale

    La chapelle, rue de l'Abbé-Pruvost. Aujourd'hui, sa façade est en brique rouge (photo ci-dessous à droite).

    Un bourg authentique doté d‘une magnifique abbatiale

    L'abbatiale de Licques domine le bourg et on l'aperçoit de partout lorsqu'on entre dans le village. Ci-dessus, l’abbatiale et son abside.

     

     

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  • Rues et boulevards

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  • Le théâtre 1

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