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Histoire de Calais

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Vue générale sur Calais reconstruite et l’ensemble des bassins

Vue partielle sur l’ensemble de la ville. Au 2ème plan, à gauche, les ruines de l’église Notre-Dame.

 CALAIS, ville de souvenirs et d’espoirs par André Parmentier Député-Maire

La ville de Calais, qui m'a fait l'honneur de m'appeler pour la conduire vers un avenir toujours meilleur, la clef de la France, comme il est coutume de la dénommer, est la plus peuplée, la plus étendue, la plus industrielle et aussi la plus agréable de toutes celles du département du Pas-de-Calais.

Malgré tous ces avantages, elle n'est pourtant qu'un simple chef-lieu de canton l'un des premiers de France, bien sûr mais jamais, paradoxalement, elle n'a réussi à se faire ériger en sous-préfecture. C'est un handicap certain au point de vue administratif et judiciaire mais cela n'influe en rien sur sa prodigieuse expansion économique, et c'est tant mieux ainsi.

A l'origine, petite bourgade de pêcheurs, puis repaire de corsaires fameux qui firent sa gloire dans un passé lointain, la Cité des Six Bourgeois est devenue progressivement un port très actif de commerce et surtout de voyageurs.

Sa situation privilégiée, en pointe sur le Détroit, à quelque 28 kilomètres à peine de l'Angleterre, en fait une des plaques tournantes de l'Europe et un carrefour international de transit.

En 1885, la vieille ville de Calais-Nord s'intégra à la localité de Saint-Pierre, dont elle n'était séparée que par des fossés de fortifications : c'est depuis cette date qu'elle a pris un essor immense car Saint-Pierre, c'était l'importante industrie de la dentelle et du tulle, c'est-à-dire la richesse.

Actuellement, ville de 70.000 âmes, Calais offre aux touristes sa magnifique plage de sable d'or d'une -immensité sans pareille, agrémentée de chalets, de tentes, de jeux divers ainsi que d'un golf miniature, de terrains de tennis, de camping, d'une base de yachting.

Tout cela et son atmosphère incomparablement pure, aérée et vivifiante lui valurent d'être reconnue officiellement station climatique et balnéaire.

Ses parcs et jardins fleuris, son superbe hôtel de ville, son monument des Six Bourgeois sont mitraillés à longueur de journée par d'innombrables touristes de toute nationalité et promeneurs photographes amateurs. Certes, les guerres lui ont fait, chaque fois, beaucoup de mal, et la dernière en date l'a laissée sinistrée à 73 pour cent ; je ne sais si vous réalisez bien l'importance de ce chiffre officiel ! Pourtant, les Calaisiens, au courage tranquille et inébranlable, ont consenti un tel effort qu'ils vous offrent maintenant une ville presque entièrement neuve aux larges avenues, aux magasins rutilants et qui vit » intensément.

Mais cet effort d'expansion se poursuit magistralement à telle enseigne qu'une zone industrielle est en cours d'aménagement par la municipalité et qui permettra à de nombreuses industries nouvelles de venir s'implanter chez nous, d'accroître encore le rôle économique de Calais au sein de l'économie nationale.

Une visite vous convaincra d'ailleurs mieux que les plus longues dissertations et vous fera découvrir

mille autre charmes qu'il est impossible ici de tous énumérer. A.P.

Le joyau de Calais est, sans conteste, l’hôtel de ville, conçu par l’architecte Debrouwer. Sa façade, de style renaissance, à été heureusement combinée à l’art flamand

Sur cette vue, prise du phare, on distingue : à droite : la plage ; au 1er plan : « La Matelote « ; à l’horizon, le cap Blanc-Nez ; à gauche : la place d’Armes et la tour du Guet.

Vue de Calais en 1597

 Créée par une ordonnance royale du 1er juin 1828, pour continuer et amplifier l'œuvre de l'association libre des délégués du commerce, constituée en 1814, la Chambre de Commerce de Calais étend sa compétence au-delà de Calais, sur les cantons de Guines et Marquise d'une part, sur ceux d'Ardres et d'Audruicq, d'autre part. Décrire en quelques lignes l'économie de cette circonscription n'est pas chose facile. Les activités maritimes, industrielles, commerciales et agricoles qui la constituent sont si diverses, si variées, leurs objets si différents, leurs techniques parfois si complexes, qu'un fort volume, si l'on voulait être complet, n'y suffirait pas. Je ne puis donc donner ici que des indications sommaires qui, je l'espère, permettront aux lecteurs de « La Vie du Rail », d'apercevoir les principaux aspects de l'activité économique de la circonscription.

Si l'on fait abstraction du port, à l'aménagement et au développement duquel, comme on le verra dans ce numéro spécial, la Chambre de Commerce consacre le meilleur de ses efforts, l'industrie principale de Calais est la fabrique des tulles et dentelles mécaniques. L'industrie dentellière de Calais, qui a perdu 25 % de son matériel pendant les dernières hostilités, a acquis une réputation mondiale, unique par l'ampleur, l'originalité et la variété de ses créations sans cesse renouvelées ; merveilles de goût et de richesse. Métier d'art par essence, livré aux bons soins de la mécanique asservie à l'idée créatrice, il impose une recherche constante, dans une inspiration continuelle.

Si l'industrie de la dentelle, qui a pris la première place parmi les industries exportatrices françaises, est la principale industrie de Calais, cette ville possède d'autres activités industrielles. L'importante usine Brampton, créée en 1898, est réputée dans le monde entier pour ses chaînes de transmissions. La société anonyme Les Filés de Calais durement touchée par la guerre, se consacre à la fabrication de textiles artificiels et de fils de rayonne spéciaux. La Société Calaisienne des Pâtes à Papier, la plus importante usine de fabrication de pâtes au bisulfite. Les fabriques de produits de chimie organique De Laine.

La Société Industrielle du Camphre. Les Laboratoires Gruet. La Société Sanka. L'usine des Câbles de Lyon spécialisée dans la fabrication des câbles téléphoniques et télégraphiques sous-marins. Les Etablissements Dion et Lavoine (Société EDAL).

L'Entreprise Vincent et Cie, les Etablissements Vendroux, les Etablissements Tresse, les Etablissements Derume, etc. Aux environs de Calais : à Rinxent, sont installées les usines métallurgiques de Marquise qui, à leur origine exploitaient les minerais de fer de la région. Dotées d'un matériel très moderne, elles consacrent leur fabrication principalement à l'équipement des usines à gaz, des cokeries et des raffineries de pétrole.

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